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CYPRIPEDIUM x MISS LOUISA FOWLER u&orr.
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 17.
Cypripedium X Miss Louisa Fowler. Hybridum inter C. Chamberlainianum et C. insigne artificiosa fecundatione creatum.
Cypripedium X Miss Louisa Fowler, HoRT. Gard. Chron., 1809, I, p. 77. — Orch. Rev., 1899, p. 92. — Gard. Mag., 1890, I, p. 88, cum ic. — Sem. Hort., 1800, p. 76.
S) j eaucoup d’ Dore hybrides, à notre époque, laissent peu de traces | de leur passage; elles sont oubliées peu de temps après leur apparition.
) À Il n’en sera pas ainsi de celle dont nous publions le portrait ci-contre, et en considérant ce portrait, beaucoup d'orchidophiles retrouveront sans doute d'agréables souvenirs, car le Cypripedium x Miss Louisa Fowler excita, lors de sa première floraison, un intérêt particulier : c'était, en effet, l’un des premiers hybrides du C. Chamberlaimanum. Le premier de tous avait fleuri quatorze mois plus tôt, en octobre 1897. Ces dates méritent d’être notées.
On se rappelle quel bruit avait été fait autour de l'introduction du Cypri-
pedium Chamberlainianum. Ce devait être une merveille, la plus belle espèce du genre. Nous n'avons pas partagé sans réserves cet enthousiasme, et il nous semble bien que l'événement nous a donné raison, et que notre opinion d'alors est devenue celle de la grande majorité des amateurs. Mais si l'espèce manquait d'éclat, si elle avait des défauts importants, on pouvait espérer du moins qu'elle apporterait aux semeurs des éléments nouveaux et produirait des descendants bien supérieurs à elle. Aussi attendait-on avec une vive curiosité les premiers produits des croisements auxquels elle aurait participé. Ces produits commencèrent à paraître en 1897, comme nous venons de le dire, et ils se sont succédés assez nombreux pendant deux ou trois ans; mais ils n'ont pas réalisé les espérances qu’on fondait sur eux. Certains sont fort intéressants, même fort jolis; mais ils n’ont pas donné ce qu’on aurait souhaité surtout, des hampes multiflores produisant un assez grand nombre de fleurs en succession, et, si possible, plusieurs ensemble. Ce caractère, le seul qui donnât une valeur réelle de nouveauté au C. Chamberlainianum, ne s’est pas sensiblement transmis. Espérons qu'il reparaîtra plus tard, à d’autres générations, et qu'il se perfectionnera. |
D'autre part, le C. Chamberlainianum avait des défauts. Ces défauts se
sont transmis fréquemment dans sa descendance. Ce sont l’allure et l'aspect
du feuillage, la tenue disgracieuse de la hampe, surtout la petitesse des fleurs
et leurs proportions peu élégantes. Dans plusieurs cas, des Cypripedium à
belles et grandes fleurs, croisés avec le C. Chamberlaimanum, ont donné des produits à fleurs petites et peu remarquables.
Il n’en est pas ainsi du C. X Louisa Fowler. Celui-ci, issu d’un croisement avec le C. insigne, a pris à peu près les meilleures qualités des deux espèces parents. Ses fleurs ne sont pas tout à fait aussi grandes que celles du C. snsigne, mais elles sont encore de bonne dimension; elles ont le pavillon très ample et bien étalé, un peu ondulé sur les bords, d’un coloris vert jaunâtre mat, très particulier, qui est le signe caractéristique reconnaissable dans presque tous les descendants du C. Chamberlainanum, avec des lignes verticales formées de gros points pourpres plus ou moins confluents; le centre est d’un vert plus vif, et les bords sont blancs comme dans le C. smsigne. Les pétales un peu incurvés sont ondulés et ciliés comme dans le C. Chamberlainianum; ïls sont lavés et veinés de brun pourpré, ou de pourpre brunâtre. Le labelle rappelle celui de cette dernière espèce, mais il a une forme plus harmonieuse et plus régulière; son coloris rose violacé vif est fort joli. Le staminode rappelle de très près celui du C. Chamberlainianum. La hampe porte trois fleurs généralement. Le feuillage, nettement différent de celui du C. insigne, a une allure dressée, raide et, en quelque sorte, étirée. |
Cet intéressant hybride fut obtenu en Angleterre par M. J. Gurney Fowzer, l'amateur et semeur réputé. Il fut présenté à Londres pour la première fois le 31 janvier 1899, et obtint un Certificat de mérite.
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PL. DCCXCVII CATTLEVA TRIANAE 20 4 TRIUMPHANSO as VARIÉTÉ TRIOMPHANTE
CATTLEYA. Vide Lindenia, 1, p. 15.
Cattleya Trianae. Vide Lindenia, I, p. 63.
Var. triumphans L. LIND., infra.
+ notre époque où les orchidophiles se désolent, un peu partout, de > voir les belles variétés de Caftleya Trianae devenir rares, celle dont
| 2 El nous publions ici le portrait ne pourra manquer d'être fort appréciée. Elle possède au plus haut point les qualités qui font admirer cette espèce : l'ampleur et le port majestueux des fleurs, le coloris très intense, la magnifique coloration pourprée du labelle; elle est, en un mot, digne de figurer auprès des superbes formes que l'établissement de Moortebeek a déjà introduites, et qui portent des noms célèbres : smperator, eminens, exornata, Diamond Jubilee, dehciosa, Samyana, etc.
Le Cattleya Trianae a toujours conservé son rang dans l’horticulture et la haute estime dont il jouit en raison, non-seulement de sa beauté, mais encore de la date de sa floraison. Sa valeur pour l’hybridation est doublement grande pour les mêmes raisons, et il est à remarquer qu'il offre au point de vue du coloris des ressources illimitées : à côté de formes d’un rouge pourpre intense, comme celle que nous figurons, et qui promet des obtentions d'une grande richesse, il possède des variétés pâles, et peut même ne pas transmettre de rouge dans sa descendance, comme cela s’est produit dans le Laeliocattleya Étoile
d'or en particulier.
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sa UE.