‹ Lindenia. Iconographie des OrchidéesChapitre 45 sur 71 · VARIÉTÉ DE M. JORIS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉ DE M. JORIS

CATTLEVYA. Vide Lindenia, 1, p. 15.

Catitleya Loddigesi. Vide Lindenia, n. s., IV, 80. Var. Harrisoniae. Vide Lindenia, 1. c.

Sub-var. orisiana L. LiND., infra.

HN e n'est pas sans hésitation que nous avons assigné à cette remart | > quable plante le nom qu’on vient de lire. En effet, bien qu’elle ait été rs introduite directement du Brésil à l'établissement du Parc Léopold, en même temps que des Catileya Loddigesi et Harrisoniae, elle présente des caractères distincts qui donneraient à penser que c’est plutôt un hybride naturel de C. Harrisoniae et de C. guttata. La forme un peu allongée des pétales, et surtout les points pourprés qui les recouvrent ainsi que les sépales, enfin l'aspect du lobe antérieur du labelle, plus allongé, plus détaché, et d’un coloris plus

vif que dans le C. Harrisoniae, paraissent bien de nature À justifier cette hypothèse.

Nous avons d’ailleurs des on précises pour apprécier ce que produirait

le croisement auquel nous venons de faire allusion, puisqu'il a déjà donné dans les cultures le Catileya X Gaudu, obtenu par M. Maron. Cet hybride a les fleurs colorées dans l’ensemble comme celles du C. Loddigesi, mais pointillées de rouge pourpré, à peu près comme dans le C. amethystoglossa; les pétales sont quelque peu ondulés.

Ici, le coloris des pétales et des sépales est d’une intensité remarquable et ne rappelle guère le C. guttala que par les macules; mais, d'après l'exemple précédent, il n'est pas impossible que le croisement guitata X Harrisomae ait donné ce résultat. Ce croisement à l’état naturel n'aurait d’ailleurs rien d’extraordinaire, car les deux espèces sont largement dispersées et ont été récoltées fréquemment dans différentes localités à des distances relativement peu considérables l’un de l’autre; enfin nous avons déjà l'exemple du Cattleya Patrocini; qui a été introduit du Brésil, lui aussi, et qui est considéré par les meilleurs connaisseurs comme un hybride naturel du C. Leopoldi et du C. Loddgesi.

C'est sous le bénéfice de ces remarques et en signalant nos raisons de

douter, que nous rangeons notre plante parmi les variétés du C. Loddigesi Harvrisoniae, la forme générale de la fleur différant fort peu, en somme, de celle de cette espèce.

Nous avons dédié cette remarquable variété à notre ami M. G. Joris, avocat à Bruxelles.

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