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HYBRIDATION

Depuis quelques années l’hybridation est à l’ordre du jour dans tous les domaines

horticoles et agricoles. C’est là d’ailleurs une pratique qui a donné d’excellents résultats

et qui certes est appelée à en donner de bien meilleurs encore. Mais si l’hybridation est pratiquée depuis de nombreuses années, c’est depuis peu de temps qu’elle a été appliquée systématiquement et cela dans un bien petit nombre de cas.

Certes faire de l’hybridation systématique n’est pas toujours aisé : il est en effet.

rare d’avoir en même temps en fleurs des plantes dignes d’être hybridées et surtout susceptibles de donner des produits de valeur commerciale, ou capables de faire avancer lAÆScience.e

L’hybridation n’est pas difficile parmi les Orchidées, et il est bien regrettable que dans ce groupe de plantes où il serait aisé de suivre dans les descendants la dissociation ou l’accumulation des caractères, on ait si peu fait.

Il y a, il est vrai, certaines pierres d’achoppement que l’hybridateur désirant tirer parti de ses études cherchera à éviter, mais ne pourrait-il se trouver un amateur ou même un professionnel qui voudrait installer une culture suivie dans le but de rechercher si toutes les plantes issues d’un semis hybride sont équivalentes et si toutes conservent pendant un laps de temps assez considérable, sans la moindre variation, leurs caractères floraux, en un mot si chacune des plantes issues des graines hybrides est fixe.

Il y a encore un autre genre de recherches qui ne donnerait peut-être pas grand résultat au point de vue horticole, mais aurait de la valeur au point de vue scientifique, c’est d’opérer la fécondation de l’hybride par lui-même, c’est-à-dire qu’on porterait

la pollinie d’une fleur sur le stigmate de la même fleur. Il serait intéressant de voir.

ce que deviendraient les plantules provenant des graines de cette fécondation.

Mais pour être utiles ces expériences devraient pouvoir être conservées pendant quelque temps et 1l ne faudrait supprimer aucune des plantes issues du semis.

Il y a, à notre avis, de nombreuses séries de recherches intéressantes à effectuer dans ce domaine neuf, les débats du dernier « Congrès des Hybrides » qui s’est tenu en juin dernier à Londres et qui a réuni un grand nombre de savants s'étant occupés d’hybrides sont des plus instructifs à ce sujet. Il est indiscutable, comme la soutenu M. le Prof. PrITZER, l’orchidologue bien connu de Heïdelberg, que les résultats de lhybridation amèneront la découverte de faits qui modifieront plus ou moins profondément notre connaissance actuelle de la systématique de la vaste famille

des Orchidées.

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