‹ Lindenia. Iconographie des OrchidéesChapitre 49 sur 71 · CE D · texte numérisé non relu

CE D

PL. DCCCII

CATTLEYA x PANNEMAEKERIANA L. LIND; CATTLEYA DE FEU PIERRE DE PANNEMAEKER

CATTLEYA. Vide Lindenia, vol. I, P. 15. Cattleya Pannemaekeriana HoRT. Hybr. inter C. Hardyana et C. Rex. Vide infra.

He 2 jolie plante dont nous obtenons ici une figure est un hybride obtenu

VA VAN à Moortebeek en fécondant le Caftleya Hardyana Wirziams par le

A Cattleya Kex O’BRIEN. La Lindenia a, à diverses reprises, signalé le C. Hardyana en figurant de nombreuses et belles formes de cette espèce ou des hybrides qui ont été obtenus avec lui; le C. Rex a été figuré dans la même collection, pl. CCLXX. : | ,

La nouveauté que nous présentons au lecteur a été dédiée à PIERRE DE PANNEMAEKER, qui pendant longtemps fut le dessinateur attitré de la Lindenia, et reporta la plupart des dessins sur pierre. |

Pétales et sépales possèdent à peu près le même coloris, le fond est d’un blanc crémeux, lavé de jaune plus foncé et de violet, parfois irrégulièrement strié dans le sens de la longueur. Les pétales sont plus larges que les sépales et environ de même longueur, tandis que les sépales sont rigides, les pétales sont ondulés sur les bords, caractère que l’on retrouve plus marqué dans les deux parents que dans l’hybride.

Par la coloration des pétales et des sépales, le C. Pannemaekeriana se rapproche du C. Rex, la coloration violacée qui se marque sur ses éléments floraux lui vient du C. Hardyana dont les formes types sont à sépales et pétales violacés. |

Le labelle de notre C. Pannemackeriana est à sa base et extérieurement d'un coloris assez semblable à celui des sépales et des pétales, dans sa partie élargie et étalée il est d’un beau rouge sur lequel tranche fortement la colonne épaissie et blanche, le bord du labelle est liseré de blanc; par ce dernier caractère l’hybride rappelle le C. Kex.

Le C. Pannemackeriana est, comme le montre notre planche, une fort belle acquisition, qui aura certainement du succès, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avions tenu à le dédier à la mémoire d’un de nos anciens bons collaborateurs, le talentueux et regretté peintre de la Lindenia, M. Pierre DE PANNEMAEKER, que nous avons perdu il y a environ trois ans, et qui était un grand artiste et un brave et honnête homme. Nous nous plaisons tout

particulièrement à lui faire cet éloge mérité en un temps ouMamächete set la défection semblent être la caractéristique des gens qui vous doivent leur situation et à qui vous avez appris un métier et donné un gagne-pain.

Monsieur P. DE PANNEMAEKER a été le peintre de L’Illustration Horticole et de la Lindenia pendant trente-quatre ans, et avant cette époque, il avait prêté son talent à La Flore des Serres et des Yardins de l’Europe.

ORCHIDÉES CONGOLAISES

Il y a quelques années la Lindemia a publié une figure de lAnsellia Congoensis RopiGas; c'était à cette époque la seule Orchidée intéressante que l’on avait rapportée du continent noir, et encore certains amateurs n’ont-ils pas voulu accorder droit de cité dans leur collection à cette plante qui est cependant loin d’être sans valeur. Cultivée dans de bonnes conditions, elle donne de vigoureuses hampes florales qui se chargent de fleurs jaunes maculées de brun. Depuis cette introduction en Europe, les botanistes voyageurs ont rapporté du centre de l'Afrique de très nombreuses Orchidées, peu il est vrai de valeur horticole, maïs la plupart très intéressantes au point de vue scientifique. Deux ou trois types font cependant exception et parmi eux ce sont surtout des représentants des genres Angraecum et Listrostachys qui ont attiré déjà en Afrique l'attention des collecteurs et devraient intéresser les amateurs. L’une de ces plantes dont on nous a récemment signalé la présence au Congo et qui, rare dans les cultures, mériterait d’être introduite chez nous, c’est le Listrostachys longicaudata, dont les fleurs blanchâtres, teintées de vert ou de brunâtre sont très nombreuses sur un long rachis pendant et agrémenté d’un éperon atteignant au moins 25 centimètres de long. Une seconde espèce est l’Angraecum Aynoldianum, sur lequel la Tribune Horticole a publié récemment une notice en donnant des figures de fleurs d’un pied de cette plante ayant fleuri, pensons-nous, dans les serres du Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. C’est également une fleur blanche, légèrement teintée de vert, à floraison facile, qu’il serait peut être aisé de mettre à profit dans certaines hybridations. La plante se multiplie bien et donne assez rapidement des fleurs géminées à l’aisselle des feuilles, où elles naissent au-dessus des racines aériennes, par lesquelles cette plante épiphyte s'accroche à son support.

D'après les Notes parues dans le périodique bruxellois, l’A. Aynoldianum serait voisin de l’A. Eichlerianum figuré jadis par le Prof. KRAENZLIN, l’orchidologue berlinois.

Il serait à souhaiter que quelques recherches soient faites dans cette direction, nous sommes persuadés que dans le domaine des Orchidées, comme d’ailleurs dans le domaine horticole en général, le Congo pourra nous fournir quelques plantes intéressantes.

Le st he

PLMDECCUM

ONCIDIUM INCURVUM 8a4rkEr var. ALBUM LIND.

a ?- ua es

PL. DCCCIII

ONCIDIUM INCURVUM 8a4rkER var. ALBUM L1IND.

ONCIDIUM RECOURBÉ, var. BLANCHE

ONCIDIUM. Vide Lindenia, vol. I, p. 37.

Oncidium incurvum BARKER in LiINDL. Bot. Reg. Misc., 174 (1840) et Bot. Reg., t. 64.

Oncidium incurvum var. album Reicus. F. in LINDEN L'’Illustration Horticole, 3° sér. XXIX (1882) tab. 444...

= ette intéressante petite variété a fleuri pour la première fois dans Mt les serres de J. LINDEN, à Bruxelles, en 1833; ce fut sur un échantillon

envoyé à cette époque à l’orchidologue H. G. ReicHENBacH qu’elle fut décrite dans L’Illusitration Horticole. |

Cette plante se fait remarquer par ses hampes florales très développées, amplement garnies de jolies fleurs blanches, parfois légèrement teintées de pourpre ou un peu pointillées, à crêtes au labelle coloré en jaune.

Ce fut le botaniste BARKER qui décrivit le type et lui donna le nom incurvum, ou recourbé, par suite de la disposition des sépales et des pétales qui sont réfléchis vers le pédicelle. Le coloris est le seul caractère qui différencie la variété du type, dont les pétales et les sépales sont marqués de bandes transversales d’un rouge pourpre.

La floraison de cette variété a lieu en septembre ou octobre et dure assez longtemps.

L'O. incurvum var. album fut introduit du Mexique par GHIESBRECHT, un des collecteurs des établissements LiNDEN, à qui l’on est redevable de nombreuses découvertes botaniques et horticoles intéressantes.

Au moment où l’on parle tant de la variation et de la non variation d'un type défini, il est intéressant de citer cette phrase de H. G. REICHENBACH, dont la compétence ne peut être niée. Il dit en effet à propos de la plante qui nous occupe : « L'espèce est assez polymorphe, et quant aux callus du labelle et aux ailes de la colonne, après l'avoir observée pendant quarante années, j'ai vu des variations assez prononcées. »

Si des variations s'observent dans des caractères essentiels, tels que « crêtes du labelle, ailes de la colonne, » combien doivent varier les caractères secondaires, la grandeur des éléments de la fleur et Île coloris.

Il y a là une indication qu’il ne faut pas perdre de vue.

ŒT LI U ©

LE % SOBRALIA MACRANTHA » CULTIVÉ EN CHAMBRE

M. O. Scxuzz de Friedenau, fait ressortir dans Orchis, la facilité avec laquelle cette plante se cultive dans l’intérieur des chambres. Un des plus grands inconvé-

nients de la plante en question c’est le peu de durée des fleurs qui restent tout au

plus ouvertes pendant trois à quatre jours. On pourrait cependant augmenter la durée de la floraison en abaissant la température, moins de 8° C ne font même aucun tort à la

plante et M. SCHULZ a pu conserver, cet été, des fleurs en plein état de fraîcheur

pendant huit jours en plaçant les Sobralia dans un balcon de son appartement.

Cette plante pourrait même être cultivée en plein air, à la condition qu’elle soit .

ombragée et conservée dans un état permanent d’humidité. Une immersion totale du pot dans l’eau donne les meilleurs résultats. Si on laisse pendant toute la durée de l’année les plantes devant la fenêtre de l'appartement, il est à désirer de choisir une croisée située à l’est ou à l’ouest, si on les place au sud, il faut les mettre à l'abri des rayons solaires par une étoffe assez compacte.

La culture des Orchidées en chambre n’a pas encore beaucoup d’adeptes, mais d’après ce que l’on a déjà obtenu dans ce domaine en Allemagne, il est permis d'encourager beaucoup de nos amateurs de tenter ce genre de culture qui pourrait donner des satisfactions que la culture en serre ne fournira jamais.

BRASSO-LAELIA ÉDOUARD VII

L'Orchis, le périodique nouveau, organe de la Société des Orchidophiles d’Alle-

magne, a figuré dans son numéro 5, le fort joli Brasso-Laelia Edouard VII, obtenu

par le croisement Laelia purpurata par Brassavola Digbyana. Comme le fait ressortir l’auteur de la notice qui accompagne cette planche, cet hybride bi-générique fort

remarquable, et qui a obtenu un franc succès, devrait porter le nom de Brasso-Laelia

Digbyano-purpuraio Edouard VIT ou en raccourci Brasso-Laelia Edouard VII, et dans le cas où l’on voudrait faire de cet hybride une plante autonome, il faudrait créer.un nom latin tel Brusso-Laelia Edwardi. Dans le port de la fleur on retrouve nettement le Laelia Digbyana. Les sépales et les pétales sont d’un blanc légèrement teinté de

violacé, le labelle frangé sur les bords est violet dans toute sa partie marginale,

le centre est blanc teinté de vert jaunâtre.

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PISADEE | | LINDENIA CCCIV

CATTLEVYA TRIANAE LINDEN et rCHB. Fr. var. BRANDNERIANA

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CATTLEVA TRIANAE ven et roue. r. var. BRANDNERIANA CATTLEYA TRIANAE, var. DE G. DE BRANDNER

CATTLEYA. Vide Lindenia, I, p. 13.

Cattleya Trianae. Vide Lindenia, I, p. 63.

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