VARIATIONS CHEZ LES HYBRIDES
Cette question est des plus intéressantes. Un hybride est-il variable?
M. J. Epwarps-Moss, de Thamesfeld, à Henley s/Tamise (Angleterre), a publié dans l’Orchid Review deux articles sur ce sujet, dont nous tenons à relever ici les principales données.
La première note parut dans l’Orchid Review de mai 1906 et avait trait au Brasso- Cattleya x Orpheus, issu d’un Trianae et du Brassavola glauca. M. ]. Epwarps-Moss fit l'acquisition de cette espèce en fleurs; durant l’année la plante forma deux pseudobulbes et fleurit sur chacun d’eux, pendant les douze mois suivants, elle ne produisit qu’un bulbe plus fort et la fleur qui s’y forma était d’un coloris différent de celles obtenues précédemment; les sépales et les pétales étaient d’un rouge violacé très pâle, le labelle d’un jaune pâle; la fleur rappelait par ces caractères le C. Harrisontae.
Quand la plante reprit sa végétation, l’auteur sectionna lé rhizome en arrière du troisième bulbe; le premier de ces derniers fut plus réduit et les fleurs reprirent leur coloris original, elles devinrent même presque opalescentes. Dans la portion sectionnée, il y avait trois petits bulbes, dont l’un forma une gaine que l’on enleva pour ne pas épuiser la plante.
M. J. Epwarps-Moss conclut que le changement dans le coloris est dû à l’état de développement du bulbe. Dans le cas présent, la coloration originale étant de beaucoup supérieure à celle obtenue après culture intensive, il y a lieu de faire remarquer qu’il y a lieu pour l’amateur de maintenir la plante dans l’état où elle se trouvait et de ne pas lui donner trop de vigueur. |
M. J. Epwarps-Moss termine ce premier article par cette phrase que nous nous permettons de traduire in extenso : « Ÿe me permets de faire remarquer que si j'avais vendu la plante avec les fleurs encore dans leur gaïne, développées sur de forts bulbes, sur le vu d'une peinture ou d’une description, le vendeur aurait eu quelque vaison, lorsque la plante aurait fleuri chez lui, de me faire des observations relativement à ma bonne foi et cependant j'aurais été totalement innocent QG). »
Dans la seconde note à laquelle nous faisons allusion plus haut, il est question de Laelio-Cattleya X Aphrodite, acquis en 1894; lors de l’achat les bulbes étaient tous semblables, courts, épais, ovoïdes, en 1895 la plante n’a pas fleuri, mais cette année il s’est formé un nouveau bulbe qui rappelle ceux du Laelia purpurata. La plante n’a pas encore fleuri; si M. J. Epwarps-Moss décrit la floraison, nous aurons soin de tenir nos lecteurs au courant. (
Les anciens bulbes mesuraient 3 pouces de long et les feuilles 8 pouces, soit au total 11 pouces, le nouveau bulbe en mesure 8 et les feuilles 11 1/2, soit ensemble 19 1/2 pouces et le bulbe commence à peine à gonfler dans sa gaine.
Nous aurons probablement l’occasion de revenir plus tard encore sur cette question.
(1) Renvoyé aux experts dans le procès dont il est parlé à la fin de ce numéro. RÉD
PL. DCCCVIII
CAMES que