‹ Lindenia. Iconographie des OrchidéesChapitre 61 sur 71 · GARDEN · texte numérisé non relu

GARDEN

PISE DECCXI

CYPRIPEDIUM GLAUCOPHYLLUM RoLFE CYPRIPÉDE A FEUILLES GLAUQUES

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, vol. I, p. 17.

Cypripedium glaucophyllum RoLFE Gard. Chron., 1903, II, p. 405, fig. 161 et ic.; Revue de l’Hortic. belge, 1904, p- 193, C. icon.

Paphiopedilum glaucophyllum J. J. Suite in Bull, Inst. Rot. Buitenzorg, vol. VII (1900), p. 1; Icon. Bogorienses, Vol. IT, pl. 1071, fig. A; Orchid Review, 1905, p. 20, 208, fig. 44; Bot. Magaz., pl. 8084.

Herba terrestris, caespitosa. Folia oblonga, glaucescentia 15-23 cm. longa et circ. 5,5 cm. lata. Scapi erecti, 30-45 cm. longi, diu persistentes et florentes, apice recurvi. Bracteae cymbiformes obtusae, dorso pubescentes. Pedicelli circa 5 cm. longi, pubescentes. Flores sériatim evoluti, speciosi. Sepalum posticum suborbiculare, obtusum, subundulatum, viride, pallide luteo-marginatum et rubro-maculatum; sepala lateralia connata, concava, postico, minora. Petala patentia, lineari-oblonga, obtusa, spiraliter torta et undulata, ciliata, alba, purpureo-maculata. Labellum 4-5 centim. longum; saccus inflatus roseo-purpureus, punctulatus, viridi-luteo marginatus; lobi laterales angulati.

Staminodium ovatum, obtusum, convexum purpureum, basi viride, pilosum.

ette jolie espèce est originaire de Java où elle fut découverte dans les environs de Turen, par M. J. J. Smirm, l’un des botanistes

attachés au superbe établissement botanique que dirige avec un talent bien apprécié M. le D' M. TRreus.

Peu de temps après la publication de la description, la plante fut introduite en Europe, par M. Rimesrap, et MM. CHARLESWORTH et C° en exposèrent en septembre 1903, un pied fleuri à un Meeting de la Société royale d'Horticulture de Londres.

Ce Cypripedium, qui pour les auteurs modernes se classe dans le genre Paphiopedilum, tel que le comprend M. le Prof. PriTzEr, est voisin justement d'un des types de l'orchidologue de Heidelberg, le P. Chamberlainanum qui est originaire de Sumatra; il se différencie de cette dernière espèce par ses feuilles plus larges et par la pubescence de ses pétales. La plante a également quelque analogie avec le P. Victoria-Mariae.

Comme le montre la figure d'ensemble que nous avons fait placer à la gauche de notre planche, la hampe florale prend un très grand développement, elle peut atteindre 50 centimètres de long.

Le coloris de la fleur est digne de remarque et on peut certiñier que cette espèce sera une belle acquisition; par hybridation on obtiendra indis- cutablement des choses intéressantes.

Déjà en comparant les planches que nous avons citées plus haut, on peut se rendre compte que l'espèce est nouvelle.

La plante que nous avons fait peindre et qui a fleuri dans les serres de

go

Q F CHaïl = [TD Q

Moortebeek présente un sépale dorsal de coloris verdâtre tacheté de pourpre sur les bords; la figure publiée dans le Botanical Magazine nous fait voir un sépale dorsal vert à bord uniformément coloré en jaune crème.

A PROPOS DU % CATTLEYA x LUCIENIANA »

Nous avons attiré antérieurement l'attention sur cette plante que nous avons toujours supposé être un hybride naturel. Dans un des numéros de sa revue, M. le D' ROLFE, signale la réapparition de cette plante dans une importation de C. Schilleriana, faite par MM. JoHn Cowan et Ci. À une exposition de la « Holland House » MM. CHaAR- LESWORTH et Ci, ont présenté un hybride C. Harrisoniana X Schilleriana, acheté sur le continent, qui a la plus grande analogie avec le supposé hybride naturel.

Jusqu’à ce jour on n’a pas encore trouvé dans la même région les deux parents de cette plante qui cependant doivent voisiner, d’où nous pouvons, pensons-nous, conclure avec la plus grande certitude, comme le fait M. RoLre, qu’il reste beaucoup à découvrir encore au sujet de la distribution géographique des Orchidées brésiliennes. Ce sont les mêmes régions qui sont constamment visitées par les collecteurs; il est probable qu’en dehors de ces zones constamment battues on pourra trouver des nouveautés curieuses ou intéressantes. | | |

"sl n D (eue ar] © E:

PL. DCCCXII

er | a+ | F] Ê

CYPRIPEDIUM x CHANTINO-LAWRENCEANUM worr.

PLxDECEXTI

CYPRIPEDIUM x CHANTINO-LAWRENCEANUM #orr.

CYPRIPÉDE HYBRIDE entre CHANTINI et LAWRENCEANUM

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, vol. I, p. 17.

Cypripedium Chantino-Lawrenceanum HorT. Vide infra.

act e Cypripedium est une des belles espèces du groupe; elle a été obtenue À NV | à Moortebeek en fécondant, comme le nom l'indique, le C. insigne AS var. Chantinii par le C. Lawrenceanum. Si nous consultons la liste publiée par MM. SANDER, nous trouvons qu'un hybride issu des mêmes parents aurait été désigné sous le nom de C. Eucharis. Mais sous le nom de C. Eucharis, M. DesBois a décrit un hybride obtenu par M. C. Vuvzsrere, de Loochristy,

en fécondant C. insigne punctatum violaceum par C. Lawrenceanum. La plante est vigoureuse, à feuilles vertes sur la face inférieure, striées

de lignes ponctuées rougeâtres vers la base, plus foncées au-dessus, irrégulièrement zébrées en vert noirâtre. La hampe florale est d’un brun rougeûtre, forte et porte au sommet une bractée .verte, aiguë, un peu plus courte que l'ovaire, le sépale dorsal étalé, légèrement recourbé vers le sommet, possède au sommet une sorte d’apicule constitué par le repli du bord du sépale, celui-ci d’un beau blanc dans sa partie supérieure, de teinte verdâtre dans la partie inférieure, cette dernière striée de lignes violacées constituées par des ponctuations petites, irrégulières et plus ou moins confluentes. Pétales étroits étalés, plus ou moins falciformes et légèrement recourbés vers l'extrémité, légèrement ondulés sur les bords, d’un brun violacé sur un fond verdâtre. Sépale inférieur presque aussi long que l'ovaire, d’un jaune verdâtre, à stries verdâtres plus foncées. Labelle d’un brun violacé, sauf à l'extrémité souvent plus pâle, verdâtre comme à l'intérieur. Staminode d’un beau jaune, très légèrement tacheté de violet, sub-

cordé à la base.

OI

Ex RUT

G. W. LAW-SCHOFIELD

Nous avons dans’ les pages précédentes annoncé la mort de REGINALD YOUNG, il convient également d’annoncer ici celle de G. W. Law-SCHoOFIELD, dont le nom était bien connu des orchidophiles ; c’est en effet à lui que fut dédié par REICHENBACH le Cattleya Schofieldiana dont il fut question dans le temps dans la Lindenia.

Né en 1830, il est décédé en septembre dernier dans la propriété de New Hall Rey, Rawtensall, près de Manchester.

Fréquemment ses envois avaient été remarqués aux meetings de la Société Royale d’Horticulture de Londres, où il obtint à diverses reprises par des Odontoglossum et

des Cypripedium à la culture desquels il s’était adonné dans ces dernières années, des

certificats de mérite.

Parmi les nouveautés qui portent son nom on peut citer encore le Cypripedium Schofieldianum, un hybride des C. bellatulum et hirsutissimum. Ce fut un des fondateurs de la Manchester and North of England Orchid Society, dont les expositions mensuelles attirent actuellement de nombreux amateurs et sont renommées dans tout le Royaume-Uni. |

Page 1