ODONTOGLOSSUM CRISPUM NOUVEAUX DE SEMIS
Les « Serres de Moortebeek » ont eu en fleurs, dans le courant de cette année, les trois plus beaux semis d'Odontoglossum crispum qui ont été obtenus jusqu'ici en Europe; ils ont été nommés Odontoglossum crispum var. Lucien Linden, Odontoglossum crispum
var. tillustratum et Odontoglossum crispum var. illustratum II. Ces deux derniers ont
passé dans la riche collection de M. LAMBEAU, à Bruxelles.
Nous avons tout lieu de croire qu’avant la fin de cette année un ou deux beaux semis d’Odontoglossum crispum fleuriront encore dans les « Serres de Moortebeek. » Celles-ci s'étaient fait connaître jusqu'ici pour avoir introduit les plus belles variétés d’'Odonto-
glossum crispum, celles qui sont la gloire des grandes collections anglaises et continentales.
Depuis quatre à cinq ans, on s’y est livré à des croisements très judicieux et il est
à présent certain qu’elles présenteront des semis et des hybrides qui ne le cèderont en
rien aux espèces nouvelles qu’elles ont fait successivement connaître.
LINDENIA PL. DCCCXII
ODONTOGLOSSUM CRISPUM LINDL.
var. GRAIREANUM L. LIND.
PE"DECCXIIN
ODONTOGLOSSUM CRISPUM wo. var. GRAIREANUM :. sm.
ODONTOGLOSSUM CRISPÉ, var. DE M. GRAIRE
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, 1, p. 11.
Odontoglossum crisbum Linpr. Vide Lindenia, I, p. 101; cf. etiam Lindenia, pl. DCCLXXX, DCLXXXV, DCLXXXVII, DCLXXXIX, DCCXCIII, etc.
Odontoglossum crisbum var. Graireanum L. LiNp. Vide infra.
| ette variété est une des plus belles formes de cette très polymorphe ù | espèce, provenant des importations des serres de Moortebeek; depuis aù qu'elle a fleuri la première fois chez M. GRraïREe, elle paraît avoir changé de coloris, la planche ci-contre la représente bien telle qu'elle était alors.
C'est une variété très remarquable que nous avions, sur son désir, dédiée à M. GRAIRE, d'Amiens. Les fleurs sont de forme très régulière et forment un racème multiflore. Les trois sépales sont de grandeur à peu près égale, tout le fond est assez uniformément coloré en violacé à reflets métalliques plus ou moins prononcés, le bord ondulé reste blanc, vers les extrémités la teinte uniforme est parfois interrompue et l’on trouve quelques petites macules arrondies. Les pétales sont un peu plus larges que les sépales, mais de même coloris; à leur base on trouve une zone plus claire de contour irrégulier. Le labelle assez fortement ondulé sur les bords est aigu, à pointe recourbée, c'est la seule partie de la fleur dans laquelle on perçoive du jaune, la partie médiane d'un jaune assez vif porte des stries rouge pourpre foncées, partant de la crête également colorée. Dans le labelle comme dans les pétales et les sépales, le bord se conserve d’un blanc assez pur. Quant à la colonne frangée latéralement, elle est à son extrémité surtout fortement colorée en pourpre.
Chaque fois que cette plante a été exposée, elle a mérité des suffrages, elle obtint un franc succès au Temple Show, en 1903, où un exemplaire, faible encore, fut présenté en fleurs par N. C. Cookson, Esq., grand amateur anglais, et obtint un Certificat de première classe.
La coloration des fleurs telle qu’elle se présente actuellement, paraît différer légèrement de celle qu’elle présentait quand nous avons vu fleurir cette variété pour la première fois et telle qu’elle est reproduite sur la planche ci-contre. Le fond du coloris paraît actuellement plus brunâtre.
Lors de sa première floraison, M. GraRe nous écrivit : « Parmi les « importations d'Odontoglossum que vous m'avez envoyés il y a déjà quelques années, « plusieurs petites plantes n'avaient pas encore fleuri. L'une d'elles vient de me donner
« des fleurs qui sont absolument extraordinaires, je ne sais s'il existe plus beau; « Je crois vous faire plaisir en vous envoyant une des fleurs. %e vous serai très « reconnaissant de bien vouloir me donner votre opinion sur cette fleur, qu est « une perle à ajouter à toutes les nouveautés que vous avez introduites. »
Nous aurons à revenir sur l’histoire de cette plante.