ODONTOGLOSSUM CRISPÉ, VARIÉTÉ A RAYONS JAUNES
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.
Odontoglossum crispum. Vide Lindenia, I, p. 99. Var. luteo-radiatum. Sepalis petalisque secundum lineam mediam luteo radiatis.
Var. luteo-radiatum LIND., supra.
A a nouvelle variété que nous figurons aujourd’hui se distingue par un
| coloris très rare et même exceptionnel dans l’espèce si variable dont # nous avons déjà publié tant de formes.
Il est assez fréquent de trouver un coloris plus ou moins mélangé de jaune dans les Odontoglossum crispum; maïs cette nuance est ordinairement combinée avec du rouge-brun ou du rose lilacé. La plupart des variétés connues sont maculées des diverses teintes du rouge et du rose. Celles qui n’ont pas de macules de ce genre sont entièrement blanches, à part le labelle, qui est communément taché de jaune à la base. Dans une seule forme, l'O. crispum xanthotes, qui a été figuré dans cet ouvrage, le jaune apparaît en dehors de la base du labelle, mais c'est sous forme de gros points peu nombreux.
La variété dont nous nous occupons aujourd’hui porte des bandes jaunes très nettes le long de la ligne médiane des pétales et des sépales, ce qui lui donne un caractère tout à fait distinct. Elle a été peinte d’après une plante en fleurs au printemps dernier dans les serres de L’HorTICULTURE INTERNATIONALE. La plante en question était assez faible et d'importation récente, et il y a lieu d’espérer qu'elle donnera dans la suite des fleurs encore plus grandes et mieux étoffées.
L'Odontoglossum crispum, ses variétés et les hybrides naturels qui s'y rattachent, constituent un groupe d’une remarquable richesse en coloris variés. Avec ces seules plantes, on peut former des massifs sur une tablette de serre, ou des bouquets dans un surtout, offrant les plus riches et les plus gracieuses combinaisons de nuances, avec des formes exquises. Lorsque l’hybridation aura fait encore quelques progrès, et qu’on sera parvenu à « améliorer » les Odontoglossum par des croisements spécifiques, ce qu’on paraît un peu trop négliger jusqu’à présent, on pourra espérer de produire des merveilles incomparables, aujourd’hui raretés exceptionnelles, mais bientôt presque aussi répandues que les formes ordinaires d’à présent.
(Suite de la page 26.)
au jaunâtre vers les bords; pour le reste, sa forme rappelle assez celle du type, sauf qu'il est plus arrondi. La colonne, plus charnue et plus courte que dans le type, est d’un jaune pâle.
La première fleur épanouie est petite; les trois dents du sommet du labelle ne sont pas très prononcées ; la colonne, qui n’atteint pas 2 centimètres, est arrondie au sommet et surmontée d’un tout petit bec spatulé, rétréci à la base, long de 5 millimètres; les antennes n’ont que 8 à 9 millimètres de longueur; l’anthère est fort petite et les pollinies sont imparfaitement développées ; la cavité stigmatique se présente sous la forme d’une large fente transversale.
Les deux autres fleurs ne diffèrent pas beaucoup entre elles; elles ont à peu près les dimensions ordinaires de l’espèce, soit un bon tiers en plus que la première fleur; les dents du labelle sont plus accentuées ; le sommet de la colonne un peu atténué est prolongé en bec long de 7 à 8 millimètres; les antennes sont plus longues (11-12 et 14-15 millim.); l’anthère est plus grande et les pollinies mieux développées, quoique encore un peu plus petites que dans le type; enfin la cavité du stigmate est très grande et moitié plus haute que large, avec son bord inférieur saïllant en dehors en forme de languette.
La première fleur tend beaucoup vers la forme femelle, et elle n’en diffèrerait pas beaucoup si elle perdait ses antennes et le petit bec de la colonne, qui semble d’ailleurs tenir à peine; les deux autres se rapprochent assez de la forme mâle, quoiqu’elles présentent encore des différences notables avec la forme ordinaire.
A. COGNIAUX.
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A. Goossens pinx.
RHYNCHOSTYLIS RETUSA BLUME
PL. CDXCII
P. De Pannemaeker chrom.
PL. CDXCII
RÉMNCHOSEVEIS -RETUSA RLUME
RHYNCHOSTYLIS. Vide Lindenia, VII, p. 27.
Rhynchostylis retusa. Foliis longis canaliculatis arcuatis acutis mucronatis, racemis pendulis densifloris obtusis aequalibus, sepalis ovatis, petalis oblongis duplo angustioribus, labelli calcare compresso obtusiusculo intus pubescente, lamina oblonga rotundata ciliata emarginata utrinque costata.
Rhynchostylis retusa BLUME, Bijdr., p. 286. — RCHB. F., in WaALpr. due VI, p. 887. — Hook. Fr. FI. Brit. Ind., VI, p. 32. — L. LiND., Les Orch. exot., p. 940.
Saccolabium Blumei LiNDL. in Bot. Reg., 1841, misc. n0 115. —.Ip. Sert. Orch., pl. 47. — LiND. Pescat., pl. 21. — Il. Hort., 1868, pl. 545. — DE PuyDT, Les Orch., pl. 27. — WiLL. Orch. Alb., IV, pl. 169.
a plante que nous figurons sous ce titre, le plus correct indiscutablement, est beaucoup plus connue sous le nom de Saccolabium Blumer,
#5 et dans l’horticulture elle n’est guère désignée autrement. Cependant, le rentre, au point de vue botanique, dans le genre Rhynchostylis, dont le présent ouvrage a déjà indiqué les caractères distinctifs; bien plus, c’est elle qui a suggéré la nécessité de créer ce genre, mentionné pour la première fois dans les Bijdragen de BLUME, adopté par REICHENBACH et consacré par BENTHAM et Hooker dans leur Genera.
Je me rappelle avoir entendu des amateurs exprimer quelque effarouchement devant ce nom dénué d'harmonie, et le traiter comme un intrus; à les entendre, il semblait que la nomenclature orchidéenne dût devenir impraticable, si les auteurs se mettaient à bouleverser les habitudes traditionnelles et à remplacer des noms sympathiques à tous par des appellations nouvelles plus ou moins
barbares.
Ces réflexions étaient assez piquantes, étant donné que les deux genres Rhynchostylis et Saccolabium sont de la même ancienneté, et ont été fondés simultanément par le même auteur, BLume. Ce n’est que seize ans plus tard, en 1841, que Lainpcey donna au À. retusa le nom de Saccolabium Blumei, de sorte que le premier nom a une priorité incontestable.
Le R. retusa fut découvert par BLUME pendant son exploration de l’île de Java en 1823-24, et décrit par lui l’année suivante. Il fut introduit de la même localité en Europe par MM. Loppices en 1839, et fleurit pour la première fois en Angleterre en 1841. Depuis lors, il a été trouvé dans d’autres régions de l'Asie tropicale et méridionale, car sa dispersion géographique est très vaste.
REICHENBACH a rattaché comme variété à cette espèce, sous le nom de R. retusa guttata, la plante connue sous le nom de Saccolabium guttatum. Celle-ci est beaucoup plus ancienne que le type, car elle était déjà connue de LiNNÉ, qui l'avait décrite en 1753 sous le nom d'Epidendrum retusum ; elle fleurit en Angle-
terre en 1820, d’après LinpLey, et fut décrite par ce célèbre orchidographe dans le Botamcal Register, en 1831, sous le nom de Sarcanthus guttatus.
Le R. retusa a la tige grêle, généralement peu élevée, les feuilles ligulées, recourbées d’une façon gracieuse, longues de 22 à 30 centimètres, d’un vert vif, plus pâle en dessous. Ses tiges florales ne sont pas dressées, comme celles du R. coeleslis, mais pendantes; elles sont d’une grande longueur et portent un racème très dense de fleurs blanches et pourpres, avec le labelle pourpre. Ces fleurs sont très agréablement parfumées, et mesurent près de 2 centimètres de diamètre. IDR BE
ANGRAECUM EBURNEUM. — C'est l’espèce du genre qui a la croissance la plus vigoureuse; de même que son riche congénère l’A. sesquipedale, qui fleurit en même temps que lui, il n’est pas très exigeant au point de vue du traitement et de l’emplacement, tandis que quelques autres espèces, l'A. modestum, par exemple, montrent plus de délicatesse.
Ses fleurs sont d’une belle grandeur et d’un coloris entièrement blanc d'ivoire. Elles sont portées sur une grappe dressée mesurant souvent 60 centimètres de longueur. Les pétales et les sépales ne sont pas très amples, et c’est le labelle, largement cordé, qui attire surtout l’attention. Ces fleurs ont une très longue durée, à la condition qu’elles ne soient pas humectées par des gouttes d’eau, et elles exhalent un parfum agréable.
De même que l’A. sesquipedale, l'A. eburneum est surtout importé de Madagascar. Il se rencontre cependant aussi dans les îles Seychelles.
PHALAENOPSIS CORNU-CERVI. — Cette curieuse espèce, qui appartient au même groupe que le P. speciosa, le P. Liüddemanniana, etc., est peut-être un peu moins brillante qu'eux; mais elle a un avantage notable, à savoir son extrême floribondité. Au sommet de sa tige, formant plusieurs ramifications courtes qui rappellent, avec un peu d’imagination, un bois de cerf (d’où le nom spécifique), les fleurs se succèdent en grand nombre; chacune d’elles a une longue durée, et l’ensemble de la floraison se prolonge fort longtemps. À ce point de vue, elle est fort précieuse.
Elle réussit très bien en panier suspendu près du vitrage de la serre chaude. C’est d’ailleurs une plante très peu volumineuse. Elle réclame le même traitement général que le P. Schilleriana et le P. Aphrodite, et n’est pas plus difficile à cultiver.
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thé 1° Sir.
A. Goossens pinx.
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mn
CATTLEYA
ALICIAE L. LIND.
PL. CDXCIV