ORCHIDÉES NOUVELLES
CATASETUM HYMENOPHORUM CoGx. — Espèce originaire de l'Amérique du Sud, qui a fleuri dans les serres de L’HORTICULTURE INTERNATIONALE vers la fin du mois de juillet dernier. Elle se rapproche assez du C. chloranthum CoGn. (Fournal des Orchidées, V, p. 251), tant par les dimensions, la forme générale et la couleur de ses fleurs, que par les antennes de la colonne, égales et toutes deux projetées en avant. Elle en diffère par ses pétales, non un peu acuminés, mais brusquement aigus; par ses sépales un peu plus charnus ; par son labelle formant un sac relativement plus large et un peu’ moins profond, à bords très entiers; par sa colonne dont le sommet est plus obliquement tronqué, à bords latéraux du clinandre plus charnus et formant seulement deux dents obscures, à bec plus épais, plus obtus, plus droit et un peu plus court (6 à 7 mm.); par ses antennes, non parallèles mais divergentes, leurs sommets distants de 1 ‘/, cm. buttant contre les parois latérales du labelle, réunies presque sur leur tiers inférieur par une membrane mince qui semble la continuation du bord inférieur du stigmate.
Les pseudobulbes, atteignant une hauteur de 25 cm., sont un peu moins renflés que dans les espèces voisines et ont les nœuds très peu prononcés ; ils restent très longtemps revêtus des pellicules provenant des feuilles desséchées. Feuilles atteignant 32 cm. de longueur, sur près de 8 cm. de largeur, d’un vert bleuâtre plus clair que celles du C. Bungerothi. Grappe de 5 à 6 fleurs, dont le labelle est très nettement tourné vers le haut, toutes les autres parties étant rejetées vers le bas. Fleur entièrement d’un vert jaunâtre, sauf les nervures qui sont plus vertes, les lobes latéraux et l’intérieur du labelle qui sont plus jaunes, et les antennes qui sont d’un blanc jaunûtre.
RE
BULBOPHYLLUM CARINATUM Con. — Cette espèce a les plus grands rapports avec le B. reticulatum BATEM. (voir Bot. Mag., tab. 5605 et BATEM. Second Cent. Orchid., tab. 190). Comme celui-ci, elle est munie de longs rhizomes rampants, couverts d’écailles imbriquées. Les pseudobulbes, au lieu d’être ovoïdes et atténués au sommet, sont arrondis et un peu échancrés au sommet; de plus, au lieu d’être entièrement cachés par de grandes écailles, celles-ci ne couvrent guère plus que leur moitié inférieure; ils sont d’un vert très intense, fortement comprimés, l’une des faces étant plane et l’autre bombée; leur diamètre est de 21 à 22 mm., sur 7 mm. d'épaisseur. Les feuilles sont ovales-cordées et à réticulations d’un vert très foncé, comme dans le B. reticulatum; mais elles sont très brièvement acuminées, à pointe fortement repliée en dessous, et portées sur un pétiole très court (6 mm. dans les grandes feuilles); leur face supérieure est très luisante et le fond vert est plus intense. Le pédoncule court porte aussi deux fleurs; mais celles-ci sont munies d’un pédicelle réfracté sur le pédoncule. Sépales longuement et finement acuminés, à dos muni, dans les deux tiers supérieurs, d’une carène mince et arlée, qui ne paraît pas exister dans le B. reticulatum, d’après les descriptions et les figures de cette espèce; de plus, ils sont sensiblement égaux, au lieu que les latéraux soient notablement plus longs que le dorsal; leur fond est d’un pourpre foncé un peu violacé, légèrement bariolé de blanc jaunâtre; en outre, le dorsal a trois lignes d’un blanc jaunâtre, tandis que dans les latéraux, l’aile de la carène seule est blanche. Les pétales, longuement et finement acuminés, presque aristés, ne dépassent guère la moitié du sépale dorsal, au lieu d’être presque aussi longs que lui; ils sont d’un pourpre violacé très foncé, avec sept ou huit (Pour la Suite, voir p. 26.)
PL. CDXCI
VANDA SPATHULATA SPRENG.
P. De Pannemaeker chrom.
PL: <CDXCT
VANDA SPATHULATA SPRENG.
VANDA SPATULÉ
VANDA. Vide Lindenia, I, p. 47.
Vanda spathulata. Foliis ovato-oblongis oblique emarginatis, racemis erectis multifloris foliis et caule multo longioribus, sepalis petalisque oblongis obtusis planis, labelli hypochilio antice bicalloso, epichilio rhomboideo apice incurvo medio cristato, ovario hexagonoptero.
Species pulcherrima. Folia et racemi guttulis sanguineis notati. Flores aurei, immaculati, hypochilio intus albo.
Vanda spathulata SPRENG. Syst., 3, 719. — LiNpL. Orchid. PI,, Vand.
Ponnampon Maravara SCHEEDE, 12, t. 3.
Epidendrum spathulatum LiNN., Syst. PL, 1348.
Limodorum spathulatum WiLLD., Sp., 4, 125.
Aerides maculatum SMITH! in Rees. Suppl.
Hab. in Mysore. Buchanan, Wight (3 sp. comm. cel. Wight).
uoique connu des botanistes depuis plus de cinquante ans, ce beau Vanda jaune d’or, qui paraît d’ailleurs avoir une aire de dispersion Ù étendue, allant jusqu'à Ceylan et aux collines de Mysore, n’a jamais été, à proprement parler, introduit dans les cultures. Il n'y a fait son apparition qu’accidentellement, et l’on peut dire que les cultivateurs d'Orchidées n’ont jamais
eu l’occasion de l’obtenir dans l’état de splendeur où il se révèlerait, chargé de cette profusion de fleurs qui produit toujours tant d'impression et d’admiration sur les personnes qui le voient à l’état de nature dans sa patrie.
D'après les renseignements communiqués par les voyageurs qui ont vu la plante dans son pays d’origine, elle doit recevoir dans les cultures une lumière abondante, car elle pousse naturellement sur des arbres, au-dessus desquels se dresse le sommet des plantes, chargé de fleurs éclatantes que l’on prend souvent pour les fleurs de l’arbre sur lequel elles croissent. L'arbre s'accroît en même temps et avec la même vitesse que le Vanda, de sorte que celui-ci reste toujours dans la même situation. -
Tout en étant connu de ceux qui étudient la littérature des Orchidées, le Vanda spathulata est encore à peu près nouveau dans les cultures, et n’a pas jusqu'ici pris la place éminente qu'il mérite d'occuper.
J. O’BRiEN. /
(Suite de la page 24.)
lignes blanchâtres. Labelle presque de la forme générale de celui du B. reticulatum, mais à oveillettes basilaires non ou à peine recourbées en dessous, et à lobe terminal plus étroit et plus profondément canaliculé à la face supérieure ; il est d’un pourpre très foncé, un peu et finement bariolé de blanc jaunâtre, surtout vers le sommet. Colonne d’un pourpre foncé, à ailes munies de deux dents et d’une pointe épineuse jaunâtre et courte, un peu en avant de la dent postérieure. Anthère d’un jaune verdâtre.
Cette curieuse espèce a fleuri au mois de juillet dernier dans les serres de L’Horri-
CULTURE INTERNATIONALE, qui l’avait introduite de Bornéo. k
SCELOCHILUS VARIEGATUS Con 2 Jolie petite miniature introduite de la Colombie par L'HORTICULTURE INTERNATIONALE, dans les serres de laquelle elle a fleuri au commencement de janvier dernier. — Pseudobulbes plats et très minces, hauts de 2.à 3 centimètres. Feuilles dressées-étalées, droites, étroitement lancéolées, très aiguës, condupliquées inférieurement, longues de 11 à 12 centimètres, larges de 22 à 39 millimètres. Grappes fortement inclinées à partie supérieure pendante, simples, un peu plus longues que les feuilles, portant 8 fleurs étalées-dressées; pédoncule commun filiforme, un peu comprimé, glabre. Sépales d’un vert un peu blanchâtre, à nervure médiane plus verte, très glabres ; le supérieur oblong, obtus, naviculaire-condupliqué à carène dorsale aiguë, long de 10 millimètres et large de 3; les latéraux soudés jusqu'aux trois quarts, oblongslinéaires, aigus, très concaves, carénés, longs de 11 millimètres; sac basilaire très obtus, long de 3 millimètres sur 2 de largeur. Pétales dressés, oblongs, obtus, blancs inférieurement, pourprés supérieurement, avec cinq lignes longitudinales d’un pourpre vif, longs de 9 millimètres sur 3 de largeur. Labelle long de 12 à 13 millimètres et large de 4, très concave vers le milieu, d’un blanc jaunâtre de la base jusqu'aux trois quarts de sa hauteur, où il est fortement rétréci et présente deux petites crêtes longitudinales ; lobe terminal largement obovale, presque tronqué au sommet, jaunâtre inférieurement, rose-pourpré dans le milieu, blanchâtre au sommet sur les bords, qui sont ondulés-crispés; cornes basilaires longues de 1 ‘/, millimètres. Colonne claviforme, longue de 7 millimètres, d’un beau vert, un peu teintée de pourpre inférieurement.
Le genre Scelochilus, très voisin des Comparettia, comprend 4 ou 5 espèces propres aux Andes de l'Amérique méridionale; le S. variegatus est voisin du S. Stenochilus RcHB. F.,
espèce qui fut découverte dans les forêts de Jaji, au Vénézuela, par M. J. LINDEN, au mois
de juillet 1842.
CATASETUM MACROCARPUM VAR. CARNOSISSIMUM CoGn. — Nous donnons provisoirement ce nom à une forme du C. m#acrocarpum qui a fleuri dernièrement dans les serres de L’HORTICULTURE INTERNATIONALE, forme bien étrange si elle est normale, mais qui pourrait très bien aussi être une monstruosité intermédiaire entre le mâle et la femelle de cette espèce. L'inflorescence, courte et trapue, portait trois fleurs, que M. L. LINDEN nous a envoyées successivement le 29 janvier, le 1° et le 7 février.
Dans ces trois fleurs, les sépales sont assez charnus et rigides, apprimés, assez concaves, aigus et d’un vert clair. Les pétales sont un peu plus charnus que les sépales et
d’un vert un peu plus pâle, largement obovales, assez concaves et un peu obtus. Le
labelle très rigide, est extrêmement épais : sur une coupe d'avant en arrière, l'épaisseur
est partout au moins de 4 à 5 millimètres ; sa couleur à l’intérieur est d’un jaune citron en
avant et un peu plus pâle en arrière, à l’intérieur d'un beau vert clair au fond du sac, passant (Pour la Suite, voir p. 28.)
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LINDENIA PL. CDXCII
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