‹ Lindenia (volume 2)Chapitre 19 sur 55 · PETITES NOTES SUR LES ORCHIDÉES D'AMATEUR · texte numérisé non relu

PETITES NOTES SUR LES ORCHIDÉES D'AMATEUR

ODONTOGLOSSUM PRAESTANS. — On sait que rien n’est moins certain que l'identité de cette plante, mentionnée par REICHENBACH en 187 5 dans le Gardeners’ Chronicle, et dont il n'existe pas d’échantillon à consulter pour dissiper les doutes. Dans le Manual de VEITCH, elle est simplement nommée dans une note, avec l'hypothèse que ce pourrait être une forme de l’Odontoglossum odoratum. En dépit de certaines analogies frappantes, il me paraît impossible d'admettre cette assimilation : non seulement les fleurs de l'O. praestans sont beaucoup plus grandes — alors que toutes les variétés d’O. odoratum ont des dimensions identiques — mais le port de la plante est très différent.

M. ROLFE a pensé reconnaître l'O. praestans de REICHENBACH dans une plante importée en 1892 par L’'HORTICULTURE INTERNATIONALE, tout en constatant que les organes végétatifs de celle-ci étaient très différents. Il est évidemment très difficile de se prononcer, l’herbier de REICHENBACH étant soustrait aux investigations pour de longues années encore; mais on peut dire que cette assimilation reste aussi très douteuse.

Une plante qui vient de fleurir à l’établissement de la rue Wiertz a de nouveau soulevé ce problème, et peut-être pourra-t-elle contribuer à l’élucider. Cette plante a été importée récemment, en même temps qu'un certain nombre d’autres de port identique à celui de la plante figurée dans la Lindenia. Elle a produit au mois de décembre une petite tige florale munie d’un seul bouton ; la fleur s’est épanouie ; elle est tout à fait distincte de ses voisines. Les segments ont une largeur double, et sont légèrement concaves, ovales-oblongs, obtus; le labelle a la forme normale, mais avec une largeur bien supérieure. On aurait été porté d’abord à penser qu’il s'agissait d’une fleur double; mais l'ovaire et la colonne sont absolument normaux. D'autre part, la forme concave des pétales et des sépales, qui rappellent un peu l'O. Harryanum, se différencie complètement du type, qui peut être assez bien représenté comme un ©. odoratum considérablement agrandi. La plante nommée par M. RoLFE O. praestans serait-elle un hybride naturel entre l'O. odoratum et quelque autre espèce à fleurs notablement plus grandes, et à segments plus larges? Il sera curieux d’observer la floraison des autres plantes importées et celle de l’année prochaine pour

résoudre cette question.

ODONTOGLOSSUM EDWARDI. — Les amateurs qui utilisent les fleurs coupées de leurs Orchidées ne peuvent manquer d’apprécier l’exquise élégance de cette magnifique

espèce, d’un cachet si distinct qu’elle semblerait être un Oncidium plutôt qu’un Odonto-

glossum. Les grappes, qui mesurent un mètre et plus de hauteur, sont très ramifiées et

(Pour la Suite, voir p. 50.)

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