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CATASETUM SPECIES et var. NOVAE
CATASETUM. Vide Lindenia, I, p. 59.
Catasetum splendens, C. maculatum, C. macrocarpum, C. Bungerothi et variae plantae his he plus minus
affines, an hybridae inter eas ap. nat. productae. Vide Lindenia, X, pp. 23, 45, 47, 49, 51, 53, 55, 57, 59. — Journ. des Orchidées, V, pp. 203, 250, 251, 252, 267, 268, 302, 303, 315, 305. — IBiD., VI, pp. 12, 73.
a Lindenia a déjà publié l’année dernière, dans neuf planches, un choix des formes les plus remarquables de ce groupe extraordinaire de Cata- ; | setum qui s’est révélé brusquement dans les importations effectuées par fe collecteurs de L’ HoRTICULTURE INTERNATIONALE.
Depuis lors, les floraisons nouvelles ont révélé encore un grand nombre de
variétés ou d’hybrides naturels très distincts, la plupart extrêmement remar-
quables.
L'espace limité dont nous disposons ne nous permettant pas de consacrer
une planche séparée à chacune de ces plantes, malgré le vif intérêt qu’elles présentent, nous avons décidé d'en faire figurer un certain nombre en groupe sur une planche double. Cet arrangement aura, dans notre pensée, l'avantage de faciliter les comparaisons et de donner à nos lecteurs une idée de la vaste compréhension de ce groupe, où les transitions sont si atténuées qu'il est extrêmement difficile de tracer la limite entre les diverses formes. Nous ne reviendrons pas ici sur les considérations que M. A. Cocniaux a exposées en détail, dans le précédent volume, relativement à l’origine de ces diverses formes et aux rapports qui existent entre elles. Nous nous bornerons à signaler brièvement quelques-uns des caractères principaux de celles aire nous figurons aujourd’hui.
En commençant par le bas de la planche et par gauche, nous trouvons d’abord une très curieuse et très belle variété de C. splendens, remarquablement nuancée de rouge pourpre sur fond blanc crème légèrement verdâtre; c’est en quelque sorte l'intermédiaire entre la plante décrite par M. O’BriEN sous le nom de C. macrocarpum var. Linden: et le C. Bungeroth.
La partie d'inflorescence qui vient ensuite est d’une grande élégance et d’un superbe coloris jaune d’or. Cette plante, de même que celle qui occupe l’extrémité droite de la même rangée, sont évidemment des hybrides naturels entre le C. macrocarpum et le C. Bungeroth ou le C. splendens. La première diffère relativement peu du C. #”aculatum, la seconde est plus distinctement intermédiaire.
La plante qui se trouve entre les deux dont nous venons de parler est le C. splendens rubrum, décrit par M. A. Cocniaux dans le Yournal des Orchidées.
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C'est une fleur d’une très grande allure, et dont les pétales sont remarquablement beaux.
Sur la rangée du haut, à gauche, nous trouvons le C. macrocarpum luteoroseum, à labelle d’un beau jaune, passant à l’orangé au centre, pointillé de rose à la base, et terminé par une dent unique, avec les bords un peu irréguliers; les pétales et sépales, larges, concaves, convergents, sont pointillés de rose sur fond vert pâle.
La grappe de fleurs voisine attire l'attention par un cachet tout à fait distinct et fort attrayant. Nous avons nommé cette forme C. albo-purpureum. Peut-être devrait-elle être classée, elle aussi, dans le groupe des hybrides voisins du C. splendens ; cependant la forme du labelle, l'absence de callus sur cet organe, la forme et la disposition des pétales et des sépales, sont des caractères nettement distinctifs, et nous inclinons à considérer cette plante comme une espèce tranchée, voisine sans doute du Catasetum Bungerothi, mais pure de tout alliage du C. macrocarpum.
Enfin le dernier groupe de fleurs qui figure en haut et à droite de la planche rappelle beaucoup le C. splendens, et aussi le C. Lindeni, dont il diffère toutefois par la forme très particulière des pétales et des sépales, et par le bord antérieur du labelle. Nous avons donné à cette plante le nom de C. splendens acutipetalum, pour rappeler une particularité qui semble déceler l'influence, plus prononcée
qu’à l'ordinaire, du C. Bungerothi. ILECIbE