‹ Lindenia (volume 2)Chapitre 32 sur 55 · DENDROBIUM A LABELLE VIOLET FONCÉ · texte numérisé non relu

DENDROBIUM A LABELLE VIOLET FONCÉ

DENDROBIUM. Vide Lindenia, 1, p. 13.

Dendrobium atroviolaceum. Glaberrimum ; pseudobulbis fusiformi-clavatis, superne sulcatis, inferne longe attenuatis et teretiusculis, apice diphyllis rarius triphyllis ; foliis robustis, patulis, crasse coriaceis, ovato-oblongis, acutiusculis, persistentibus ; racemo solitario, terminali, erecto, plurifloro, foliis circiter aequilongo ; bracteis ovatis, acutis, adpressis, ovario multo brevioribus; floribus majusculis, patulis ; sepalis submembranaceis, patulis, dorsali anguste ovato acuto, lateralibus anguste triangularibus breviter acuminatis, mento satis prominente obtuso; petalis erectopatulis, obovatis, acutis, sepalo dorsali aequilongis et paulo latioribus ; labello petalis aequilongo, carnoso, trilobato, lobis margine integerrimis, lateralibus majusculis erectis incurvis apice rotundatis, terminali convoluto subreniformi apice abrupte apiculato, disco inferne usque ad medium late calloso; columna brevi, apice antice utrinque unidentato.

Dendrobium atroviolaceum ROLFE in Gard. Chron., ser. 3, VII, p. 463 et 512 (1890); XV, p. 113, fig. 12 (1894). — Journ. des Orch., I, p. 71 (1890); IV, p. 361 (1894). — L’Orchidoph., 1890, p. 130; 1892, p. 323 et 324. — WiLLiAMS, Orch. Alb., X, tab. 444 (1802); Orch. Grow. Man., edit. 7, p. 325 (1894). — HooKk. Fr. in Bot. Mag., tab. 7371 (1894). — L. LiNp., Les Orch. exot., p. 725 (1894).— Yourn. of Hortic., XXVIIL, p. 65, fig. 10 (1894). — Orchid Rev., Il, p. 72 (1894) ; III, p. 305, fig. 12 (1895).

Dendrobium Forbesii RiDLEy (ex WiLLiAMs, Orch. Grow. Man., loc. cit.).

Crescit in Novo-Guinea orientali.

e D. atropurpureum a des pseudobulbes robustes, allongés, renflés et sillonnés supérieurement, un peu amincis au sommet, longuement atténués et arrondis inférieurement, surmontés de deux ou parfois de trois feuilles. Celles-ci sont assez grandes, Étalées épaisses et coriaces, persistantes, ovales-oblongues, un peu aiguës, d’un vert foncé.

Grappe solitaire, terminale, dressée, composée de 5 à 8 fleurs assez grandes, entièrement glabres

et très étalées. Chaque pédicelle est muni d’une bractée membraneuse, ovale, aiguë, apprimée, blanchâtre, longue d'environ 8 mm. Sépales presque membraneux, étalés, d’un jaune blanchâtre, ornés de gros points d’un pourpre violacé, abondants surtout dans leur partie inférieure; le dorsal étroitement ovale, aigu, long d’environ 2 1/2 cm.; les latéraux un peu plus petits, triangulaires, brièvement acuminés, formant en avant un menton assez proéminent et obtus. Pétales dressés-étalés, de même longueur et couleur que le sépale dorsal, mais un peu moins maculés et obovales. Labelle charnu, de la longueur des pétales, distinctement trilobé; lobes latéraux grands, arrondis au sommet, embrassant lâchement la colonne, d'un pourpre violacé très foncé à l'intérieur, fortement nuancé de vert à l'extérieur ; lobe terminal beaucoup plus large que long mais plus ou moins roulé en cornet, brusquement apiculé au sommet, d’un vert intense, à face interne ornée de bandes d’un pourpre violacé irrégulièrement rameuses; disque muni d’une large bande longitudinale épaissie, s'étendant depuis la base jusqu’à la hauteur

des sinus latéraux, d’un blanc verdâtre varié de pourpre, concave avec les bords aigus dans la moitié inférieure, avec trois côtes dans la moitié supérieure. Colonne longue de 4 à 5 mm., d’un blanc verdâtre, avec la face antérieure d’un pourpre violacé, munie antérieurement au sommet de deux dents aiguës recourbées en arrière.

Si cette espèce n’a pas les couleurs brillantes de certaines de ses congénères, elle peut cependant être rangée au nombre des plus remarquables du genre, tant par l'élégance de son port, que par la beauté de ses fleurs et leur coloration toute spéciale. Elle est originaire de la partie orientale de la Nouvelle-Guinée, où elle croit naturellement dans les endroits les plus chauds et les plus humides, et d’où elle fut introduite en 1890 par MM. Verrceu et fils.

Le D. atropurpureum doit être rangé dans le voisinage du D. macrophyllum À. Ricu. (qu’il ne faut pas confondre avec le D. macrophyllum Lor., lequel est un synonyme du D. superbum Rcous. r.), également originaire de la Nouvelle-Guinée. Les deux espèces se distinguent sans difficulté en ce que le D. macrophyllum a les pseudobulbes plus robustes et plus courts; les bractées plus longues et linéairesoblongues, et non ovales; les fleurs d’un vert jaunâtre, avec le labelle seul maculé et strié de pourpre foncé; l’ovaire et les sépales velus, et non très glabres; les pétales plus courts que les sépales, et non aussi longs qu'eux; le labelle beaucoup plus long que les pétales, et non de même longueur que ceux-ci.

Les auteurs rapportent généralement ces deux espèces à la section Eudendrobium de BENTHAM, caractérisée par : « Tiges indivises, feuillées au sommet ou « dans toute leur longueur, souvent dénudées au moment de la floraison, plus ou « moins renflées et charnues; grappes axillaires ou naissant latéralement aux « nœuds, multiflores ou réduites à des fascicules pauciflores ou même uniflores. » On peut remarquer toutefois qu’elles s’écartent de ces caractères en ce qu’elles ont les grappes éerminales, et non axillaires ou latérales.

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