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PL. CCCC

AGANISIA LEPIDA zLiIND. et RCHB. F.

AGANISIA ÉLÉGANT

AGANISIA. Vide Lindenia, vol. I, p. 95.

Aganisia lepida. Terrestris. Pseudobulbi approximati, semiovoidei, apice cicatricibus foliorum dejectorum. Folia a vaginis paucis stipata, duo cuneato-ligulata, acuminata, plicata, nervosa, pollices paucos (tres usque quatuor) longa, vix unum medio lata. Pedunculus versus basin paucivaginatus, apice biflorus (certe etiam pluriflorus), racemosus. Bracteae triangulae, squamiformes, valde abbreviatae. Sepalum posticum cuneato-obovatum, acutum ; lateralia oblonga, apiculata, recta. Labellum ungue lato foveato; lamina hastato-sagittata, oblonga, acuta ; callus transversus, semilunatus gibberosus ante basin, apice excurrens in lineas tres carinatas, quarum externae divaricatae. Columna postica circa androclinium angulata ; alis ascendentibus rhombeis ; rostello brevissime tridentato basi sulcis quaternis longitudinalibus in juga quina diversa, quorum externa brevissima; internum longissimum. Anthera depressa oblonga acuta postice gibberosa, valvulis in pagina inferiori geminis ; glandula triangula, ascendens; ovarium pedicellatum, violaceum. Flos albus. Carinae labelli flavae. Columnae pars inferior pulchre violacea.

Hab. Ex ditione Rio Negri, Brasiliae, misit WALLIS.

Aganisia lepida Lip. et RcHB. F. in Nov. Act. Nat. Cur., XXXV, ii (1876), p. 15, t. 5.

e genre Âganisia forme un groupe peu nombreux, mais très intéressant, quoique les espèces dont il se compose ne semblent pas, pour divers

7 motifs, prendre pied définitivement dans les cultures. L'A. cyanea fait cependant exception, car ses grandes et superbes fleurs bleues se rencontrent dans certaines collections à l'époque favorable; mais c'est encore une plante rare. D'autre part, on la considère souvent comme appartenant à un genre distinct, et c’est l’Acacallis cyanea de LiNDLey.

L’Aganisia ionoptera a fait sa réapparition dans les cultures il y a quelques années. C'est une gracieuse petite espèce, qui a été figurée dans cet ouvrage, pl. 287. Deux ou trois autres espèces se rencontrent à l’occasion, surtout dans les collections botaniques.

L'espèce figurée ci-contre est une plante extrêmement attrayante, qui fut introduite dans les cultures dès l’année 1865, mais fut bientôt après perdue de vue, et n’a reparu que tout récemment. Elle est originaire du district du Rio Negro au Brésil, où elle fut trouvée par Wazzis qui en expédia des plantes vivantes à M. LinpeN; ces plantes fleurirent en 1865, et une figure en fut publiée par REICHENBACH dans sa Xema Orchdacea.

C'est à L’HORTICULTURE INTERNATIONALE que nous devons la réintroduction de cette espèce. Elle fleurit dans cet établissement au mois d'août dernier, et fut exposée à un meeting de L’ORCHIDÉENNE, où elle obtint un diplôme d'honneur de 1"° classe.

Comme on le verra sur la planche ci-contre, c'est une espèce ravissante, et

ses grandes fleurs blanc de lait font un grand effet. Les carènes du disque sont jaunes et la base de la colonne est violette, tout le reste de la fleur est blanc.

Il est à souhaiter que sa culture donne de meilleurs résultats aujourd’hui qu’à l’époque de sa première introduction, il y a près de trente ans, car elle semble avoir montré alors quelque difficulté. Aucune plante de ce groupe n’a à ce point de vue une très bonne réputation, ce qui est regrettable quand il s’agit d’une plante aussi belle que celle-ci.

Cette espèce est terrestre et de faible altitude; aussi doit-elle être cultivée en serre chaude, et arrosée abondamment pendant la saison de végétation.

D'une façon générale, si l’on connaissait mieux les conditions précises dans lesquelles certaines de ces Orchidées se rencontrent dans leur patrie, on aurait beaucoup plus de chances de succès, car beaucoup d'échecs sont dûs bien moins à l’impossibilité d’imiter les circonstances essentielles dans lesquelles elles végètent qu'au manque de renseignements relativement à ces exigences. Beaucoup d’espèces que l’on cultive facilement à notre époque ont été d'abord considérées comme rebelles à la culture, par cette seule raison que l’on ne comprenait pas leurs besoins. Quelques essais effectués attentivement sur certaines plantes difficiles donneront probablement des résultats pratiques excellents.

R. A. Rozre.

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