AERIDES DE LADY LAWRENCE
AERIDES. Vide Lindenia, I, p. 5.
Aerides Lawrenceae. Folia lineari-oblonga, inaequaliter biloba, recurva, 20-30 cm. longa, 3,5-5 cm. lata.
Racemi elongati, penduli, densiflori. Flores speciosi. Sepala orbiculari-oblonga, obtusa, lateralia multo latiora. Petala sepalis similia. Labellum profunde trilobum, lobis lateralibus dolabriformibus denticulatis erectis apice incurvis, intermedio ligulato emarginato v. obtuso latere recurvo crispulo-denticulato, calcari conico subobtuso incurvo, carinula trilobula antice inclusa callis geminis crassis postice. Columna brevissima.
Asrides Lawrenceae RcH8B. F. in Gard. Chron., 1883, ïi, p. 460, — WARN. & WiLL. Orchid Album, VI, t. 270.— The Garden, XXXV, p. 484, t. 702. — VEITCH Man, Orch. PI., VII, p. 71, cum xyl.
Var. Sanderianum. — Aerides Sanderianum RcHB. Fr. in Gard. Chron., 1884, ii, p. 134. — À. Lawrenceae Sander’s subvariety, VEITCH Man. Orch., VII, p: 72, cum xyl.
Var. Amesianum SANDER ex KRANZL. in Gard. Chron., 1891, II, p. 303. — Xenia Orchid., III, p. 94, t. 252.
e superbe Aerides Lawrenceae, une des plus belles espèces du genre, | est originaire des îles Philippines, d’où il fut introduit en 1883 par le collecteur RôBELIN. Son habitat serait la partie austro-orientale de Mindanao, où il est abondant, surtout autour.de Duvao; il y croît sur les arbres dans une situation légèrement abritée, ou parfois tout à fait exposée. Il paraît qu'il est souvent associé avec le Vanda Sanderiana et le Phalaenopsis Sanderiana, et pousse même-quelquefois sur le même arbre. L’Aerides Roebehni croît aussi dans le même district, sinon mélangé absolument avec lui.
L’A. Lawrenceae est allié à l’A. odoratum Lour., mais il est beaucoup plus beau à tous les points de vue, a les fleurs plus grandes, les lobes latéraux du labelle d’une forme différente, et l’éperon plus long. Il a été décrit par REICHEN- BACH, qui le dédia à Lady Lawrence, femme de Sir Trevor Lawrence, Bart., Président de la Société Royale d'Horticulture de Londres. La description originale mentionne que Sir Trevor LAWRENCE en acheta une plante à la salle de vente STEVENS, après une lutte d'enchères animée, pour la somme de 2169 francs, l'un des prix les plus élevés qui aient jamais été payés pour une Orchidée.
Une plante, décrite ultérieurement sous le nom d’A. Sanderianum Rous. r., fut importée en même temps de la même localité, mais il est certain que ce n’est qu’une variété de l'A. Lawrenceae ayant un peu plus de jaune dans le fond des fleurs. Les feuilles seraient aussi un peu plus étroites, mais il est douteux que l’on puisse considérer ce caractère comme certain.
La variété Amesianum, introduite ultérieurement, est décrite comme ayant les feuilles un peu plus courtes et plus rigides. Il est donc évident que l'espèce est assez variable, ainsi que l’on pouvait s'y attendre.
L’Aerides Lawrenceae est une plante robuste, à feuilles gracieusement recourbées, ayant de 22 à 30 centimètres de longueur sur 4 à 5 de largeur. Les racèmes sont ordinairement plus longs que les feuilles, et portent un grand nombre de fleurs grandes et très parfumées, d’un aspect cireux. Les sépales et pétales sont blancs, avec une macule d’un riche améthyste pourpré au sommet. Le labelle est blanc également, à part le lobe antérieur qui est d’un améthyste pourpré vif, et l'éperon qui est vert. C'est une espèce d’une beauté remarquable.
R. À. RoLFE.