‹ Lindenia (volume 3)Chapitre 2 sur 38 · PL. CCCLXXXVI · texte numérisé non relu

PL. CCCLXXXVI

LAELIO-CATTLEYA x EXIMIA #orr.

LAELIO-CATTLEYA SUPERBE

LAELIO-CATTLEYA. Vide Lindenia, vol. VII, p. 25. Laelio-cattleya X eximia. Hybrida inter Cattleya Warneri et Laelia purpurata artificiose producta. Laelio-cattleya X eximia HoRT., Gard. Chron., 1890, i. p. 800. .— ROLFE in Yourn. des Orch., I, p. 165.

e superbe hybride fut obtenu par M. SEDEN, dans l’établissement de MM. Verrcu et fils, entre le Cattleya Warner: et le Laeha purpurata, ce dernier étant le porte-pollen. Il fleurit pour la première fois en 1890, et fut exposé au meeting du 24 juin de la Société Royale d’horticulture de Londres, où il obtint un certificat de 1'° classe. Il est particulièrement intéressant, comme étant le premier hybride issu du Cattleya Warneri. La plante passa ensuite dans la collection de M. le Baron ScHRÔDER, et c'est d’après une inflorescence que cet amateur eut l’obligeance de nous adresser qu'a été préparée la planche ci-contre.

Les fleurs de cette belle plante sont grandes, bien faites, et de bonne

consistance. Les sépales et les larges pétales sont d’un ravissant rose lilacé; le labelle, très ample, présente une grande ressemblance comme forme avec celui du C. Warneri, et est à peu près intermédiaire entre ceux des deux parents au point de vue du coloris. Il est d’un rose pourpré vif, avec le lobe antérieur d’une nuance plus foncée, comme dans plusieurs variétés de Laeha purpurata, et la gorge jaune orangé.

C’est une des formes magnifiques d’une série dérivée tout entière du Laelia purpurata, soit comme porte-graines, soit comme porte-pollen. Le Laelia purpuyata à produit : avec le Cattleya labiata, le Laelio-cattleya X bella ; avec le Cattleya Mossiae, le Laelio-cattleya X Canhamiana; avec le Cattleya gigas, le Laelio-cattleya calhstoglossa. =

Nous avons ainsi quatre des plus splendides hybrides existants, qui proviennent du Laelia purpurata et de Cattleya du groupe /abiata ; ce fait est de nature à donner à penser aux personnes qui s'occupent de la besogne passionnante de produire de nouvelles formes par croisement artificiel.

R. A. ROLFE

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(Suite de la page 6.)

Il va sans dire qu’on doit avoir soin, en divisant les plantes, de laisser un ou plusieurs yeux à chaque morceau, et de couper le rhizôme à une certaine distance des bourgeons, avec un canif très bien aiguisé plutôt qu'avec un sécateur, de façon à ne pas endommager ceux-ci.

Il n’est peut-être pas inutile de signaler aux amateurs qui envoient des plantes fleuries, à des expositions par exemple, les précautions qui sont néceSsaires en pareil cas.

C'est surtout l’inflorescence qu’il faut protéger, comme la partie la plus délicate. Le mieux est d’enfoncer des tuteurs dans le compost, d’entourer ceux-ci de papier de soie pour éviter le contact de leur surface rugueuse, et de fixer les tiges florales le long de ces tuteurs au moyen de ligatures de raphia.

Pour les tiges infléchies qui sont trop robustes pour être redressées, comme celles des Cymbidium par exemple, on se contentera d’en fixer deux ou trois points après deux ou trois tuteurs placés de loin en loin.

Les fleurs elles-mêmes sont encore enveloppées de papier de soie attaché par les deux bouts à chaque tuteur. On peut aussi envelopper chaque fleur d’ouate, si elle est très délicate.

Quand il y a plusieurs plantes, on entoure chacune de papier, et on les dispose ensemble dans un large panier, en plaçant, dans les intervalles des pots, des copeaux ou d’autres matières destinés à les maintenir en place. Puis on enfonce dans les bords du panier, de distance en distance, quatre ou cinq lattes de bois un peu flexibles que l’on attache ensemble à leur sommet. On forme ainsi autour des plantes une sorte de cage protectrice.

(Fournal des Orchidées, IV, p. 126.)

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PL. CCCLXXXVII

MASDEVALLIA x POURBAIXI #orr.

MASDEVALLIA DE M. EUG. POURBAIX

MASDEVALLIA. Vide Lindenia, I, p. 35.

Masdevallia X Pourbaixi. Hybrida inter M. Shuttleworthi g et M. Veitchi $ producta.

es Masdevallia hybrides sont encore peu nombreux, quoique leur obtention ne soit en rien plus difficile que celle des hybrides des autres genres. Ils ont même la qualité d’être de culture facile et de croissance très rapide, et l’on peut s'étonner, par conséquent, qu’il n’en existe pas actuellement un plus grand nombre. Il est vrai que le genre Masdevallia n’est pas un de ceux qui jouissent de la plus grande faveur auprès des amateurs d'Orchidées. Les croisements artificiels contribueront probablement à leur rendre, sinon le haut rang qu'ils occupaient dans la mode il y a quelques années, du moins une certaine popularité, en faisant naître des formes nouvelles et des coloris plus variés. Le seul défaut des Masdevallia, c’est peut-être de ne pas se rénover, car depuis assez longtemps les explorations des introducteurs n’ont apporté à ce genre à peu près aucune acquisition nouvelle.

Le M. X-Pourbaixi a été obtenu par M. EuGÈène Pourgaix, de Mons, et provient du M. Veichiana fécondé par le M. Shuttlewortm. La fécondation fut effectuée pendant l'été de 1888. Les graines mûrirent en huit mois environ, et furent semées au mois de mars 1889. La floraison se produisit pour la première fois juste quatre années après, en mars 1893.

Le nouvel hybride est sensiblement intermédiaire entre ses deux parents. Par son port, il ressemble surtout au porte-pollen; la fleur au contraire présente un mélange parfait des caractères des deux espèces intéressées. Comme grandeur, elle est entre les deux; comme forme, elle rappelle assez bien le M. Shuttleworti, mais elle est un peu plus étalée et plus allongée; comme coloris, elle présente le superbe vermillon écarlate du M. Veichiana, qui fera toujours rechercher cette belle espèce dans les croisements artificiels; toutefois, comme on pouvait aisément le prévoir, nous nous trouvons en présence d’une nuance un peu plus sombre, jaune orangé assez foncé, et recouvert d’une foule de petits points rouge brunâtre. On aperçoit aussi çà et là quelques lignes d’un ton plus foncé.

Cet hybride est dédié à M. Euc. PourBaix, son obtenteur, et cette dédicace est d'autant plus justifiée que M. Pourgaix a eu le mérite de produire le premier Masdevallia hybride qui ait paru en Belgique, et probablement, sur le continent, autant que nous puissions le savoir.

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Le M. X Pourbaixi n’a produit, à sa première année de floraison, qu’une seule fleur, ce qui n’a rien de surprenant; la plante était d’ailleurs de taille encore assez petite. Il y a lieu d’espérer qu’il sera au moins aussi florifère que l'espèce qui a servi de porte-pollen; c’est un fait connu que les hybrides fleurissent en général plus facilement et plus abondamment que les espèces dont ils sont issus. À ce titre, et grâce à la beauté de son coloris, il est probable qu'il rendra de grands services.

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PL. CCCLXXXVIIT

ODONTOGLOSSUM THOMPSONIANUM GaARNIER

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