ODONTOGLOSSUM DE M. W. THOMPSON
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I. p. 13.
Odontoglossum Thompsonianum GARNIER in Ÿournal des Oichdies IV, p. 108.
a superbe forme que nous figurons ici a fleuri à la fin du mois de mai dernier dans les serres de L’HOoRTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles. Elle est entrée depuis lors dans la belle collection de W. TuHompson EsQ., à qui elle est dédiée. On sait que M. THompsoN est spécialement grand amateur d'Odontoglossum, et que le lot de plantes de ce genre qu'il a exposé à la dernière grande exposition de Manchester, au mois de juin de cette année, a obtenu le premier prix, une coupe d'argent.
Aïnsi que le disait M. Max GarNiEr en décrivant récemment cette fleur dans le Yournal des Orchidées, elle rentre dans le groupe hystrix.
Ce qu'on appelle communément dans les cultures Odontoglossum hystrix (auctore BATEMAN) n'est d’ailleurs que l'O. luteo-purpureum. Mais cette espèce est une des plus variables qui existent dans le genre Odontoglossum, l’un des plus polymorphes parmi les Orchidées. Il suffirait, pour s'en convaincre, de passer la revue des nombreux synonymes ou des variétés innombrables nommés dans l’horticulture ou figurés dans les différents journaux ou livres
qui traitent des Orchidées. La forme et le coloris des segments varient à
l'infini, pour s'y retrouver dans l’horticulture, il est un peu nécessaire d'adopter des noms différents représentant les principaux types, et c’est ainsi qu'on désigne généralement sous le nom d’O. hystrix (hystrix signifiant hérissé de piquants comme un porc-épic) les formes d’O. luteo-burpureum qui ont les segments et
‘surtout les pétales denticulés et formant des pointes sur leurs bords.
L'O. Thompsonianum présente bien ce caractère, d’un aspect très gracieux; il a en outre les segments très larges et bien étalés, et peut être considéré comme une des plus belles formes de ce groupe. Les sépales sont d’un brun vif, avec une bordure jaune pâle à la base et au sommet. Les pétales, très larges au milieu et présentant à peu près la forme d’un losange, ont le fond jaune pâle avec trois ou quatre macules brunes dans leur première moitié vers la base, et une autre macule beaucoup plus large près de la pointe. Le labelle jaune clair porte au milieu une large macule brune, et sur les côtés à la base quelques autres macules plus petites de la même nuance.
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En présence des formes si variées qui se groupent autour de l'O. luteopurbureum, comme autour de l'O. crisbum et de quelques autres, la question se pose toujours de savoir si ces formes doivent être considérées comme constituant des variétés ou des hybrides naturels de l'espèce type avec quelque autre voisine. L'O. Thompsonianum par exemple, pourrait être le résultat d’un croisement entre l'O. luteo-purpureum et l'O. Coradine: ou quelque espèce voisine. Nous n’assumons pas la tâche de trancher une question de ce genre, et nous croyons que le mieux est de donner à cette plante, d’ailleurs unique, un nom particulier, qui peut être classé comme un nom d’hybride ou de variété.
L'Odontoglossum luteo-purpureum, dont il est le plus voisin, fut, comme on le sait, découvert par M. LiNDEN, en 1842, dans les forêts de Quindiu, sur la Cordillère de la Nouvelle-Grenade, et décrit par LinpLey d’après les échantillons de M. LinDeN dans les Orchdaceae Lindemianae. I] fut également découvert plus tard par Wei dans les districts de l’Odontoglossum crispum. Il est donc évident qu'il doit avoir produit de nombreuses formes intermédiaires par croisement avec cette espèce, ainsi qu'avec l'O. Lindleyanum, VO. odoratum et l'O. Coradineï.
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PL: CCCLXXXIX
CYMBIDIUM GRANDIFLORUM cure. ver. PUNCTATUM cocw. CYMBIDIER A GRANDES FLEURS, VAR. PONCTUÉE
ÉTYMOLOGIE : Tiré du mot grec xÿuBos, creux, cavité, allusion à la forme du labelle.
Cymbidiun SWARTZ. Sepala subaequalia, libera, patentia, lateralia interdum basi sub labello brevissime connata, Petala sepalis similia vel paullo minora. Labellum ad basin columnae sessile, erectum, basi concavum, trilobum ; lobi laterales latiusculi, erecti, columnam laxe amplectentes, medius patens vel recurvus, indivisus, disco varie bilamellato. Columna longiuscula, semiteres, curvula, exalata vel anguste bialata, apoda; clinandrium parum prominulum, truncatum vel obliquum. Anthera terminalis, opercularis, incumbens, valde convexa vel late semiglobosa, unilocularis vel imperfecte bilocularis; pollinia 2, late subglobosa, cerea, profunde sulcata vel e duobus sibimet arcte applicatis uno minore conflata, in anthera collateraliter contigua, appendicula parva transversa vel divaricato-bilamellata connexa, anthera dehiscente mediante appendicula glandulae squamiformi transversae affixa, Capsula oblonga, saepe majuscula, interdum breviter rostrata.
Herbae epiphyticae, caulibus foliatis abbreviatis cum foliorum basibus plus minusve in pseudobulbum incrassatis. Folia saepe longissima, coriacea, venis elevatis percursa, vel breviora magis carnosa laevioraque; vaginae basi dilatatae in caule imbricatae, vetustiores saepe ad fibras diu persistentes reductae. Pedunculi vel scapi inter folia vel ad basin caulis oriundi, longi, simplices vel rarissime ramosi, basi vaginis laxis interdum fere in folia brevia productis stipati. Flores majusculi, laxe racemosi, breviter pedicellati, racemis haud raro elongatis pendulisque. Bracteae breves.
Cymbidium SWARTZ Nov. Act. Soc. Sc. Upsal., VI, p. 70 (1799) et in K. Vetenst. Acad. Nya. Handl. Stockh., XXI, p. 236 (1800), pro parte. — LiNpL. Gen. and Spec. Orch., 161 (part.). — RcHB. Fr. in WaLp. Ann. Bot., VI, 622. — BENTH. et Hook. Gen. Plant., III, p. 536. — Hook. F. FI. Brit, Ind., VI, p. 8. — VEITCH, Man. Orch. PL, part. IX, p. 10.
Iridorchis BLUME Orchid. Arch. Ind., 90 (1858).
Cymbidium grandiflorum. Foliis elongatis, lineari-lanceolatis, acutis, vaginis valde striatis; pedunculo robustissimo, decurvo, racemoso, 7-12-floro ; bracteis minutis ; floribus amplis; sepalis petalisque stellato-patulis, oblongolanceolatis, acutis, viridibus, petalis paullo angustioribus; labello flavescente intus purpureo-maculato, utrinque velutino, margine breviter ciliato, lobis lateralibus basi subsemicordatis seu aequalibus antice angulatis, lobo antico late ovato subcordato margine crispo sublobulato, disco a basi usque paullo ultra medium lamellis geminis velutinis instructo.
Cymbidium grandiflorum Grirr. Notul. III, p. 342 (1851) et Ic. Plant. Asiat., t, 321. — Hook. r. F1. Brit. Ind., VI, p. 12. — Gard. Chron., ser. 3, XI (1892), p. 267. — VEITcH Man. Orchid. PL, part. IX, p. 18. — Journ. of Hortic., 1893, p. 153, fig. 27.
C. Hookerianum RcHs. F. in Gard. Chron., 1866, p. 7. — BATEM. in Bot. Mag., t. 3574 et Sec. Century Orch. PL, t. 187. — Du Buyss. L’Orchidoph., p. 267. — WiLLiAMS Orch. Grow. Man., edit. 6, p. 233. — WATSON, Orchids, p. 149.
C. giganteum (part.) LiNDL. in Yourn. Lin. Soc., III, p. 29 (non WALLICH).