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longs de 5 centimètres, larges de 2 ‘/, centimètres. Le labelle est dressé, très concave, assez charnu et rigide, long de 4 centimètres, d’un pourpre très foncé, avec de petites macules jaunes en séries dans la partie supérieure, et le lobe terminal d’un jaune citron; celui-ci est un peu réfléchi, ovale, à sommet arrondi de même que les lobes latéraux, à bords un peu ondulés-crépus; extérieurement, le disque présente à sa base une large et profonde dépression. La colonne, longue de 2 centimètres, est presque droite, d’un jaune citron dans sa partie supérieure, passant au pourpre inférieurement, presque noire en avant à la base; toute la face antérieure est très velue, surtout un peu au-dessus du pied, qui est assez court. L’opercule de l’anthère est très convexe, très finement papilleux, uniloculaire, d’un blanc un peu jaunâtre. Les pollinies, assez grosses, ont un pédicelle grêle et allongé, ainsi que tous les autres caractères ordinaires des Lycaste.
L'indication des parents de cet hybride a été accueillie par des témoignages d'incrédulité de la part de certaines personnes, qui se refusent à y voir l'intervention du WMaxillaria nigrescens. On a même indiqué comme parents probables les Lycaste Shinneri et L. cruenta. I] est certain que, tant par ses organes de végétation que par son organisation florale, cette plante a conservé absolument tous les caractères du genre Lycaste, et qu’elle a plus d’un trait de ressemblance avec le L. cruenta. Mais peut-on se flatter de connaître aujourd’hui tous les mystères de l’hybridation, et qui pourrait dire quelles sont les surprises qu’elle nous réserve pour l'avenir?
Pour être mieux édifié sur l’origine du L. Imschootiana, nous avons demandé des renseignements à M. Van ImscHoor lui-même, et voici ceux qu'il a bien voulu nous transmettre : « Quant au Lycaste Imschootiana, j'ai fait, au commencement « de l’année 1889, une seule hybridation de Lycaste, et c’est celle du L. Skinneri, « fécondé par les pollinies du Maxillaria mgrescens. Je puis donc affirmer que le « M. nigrescens en est bien le père, malgré que l’hybride n'ait guère conservé de « caractère bien tranché de cette espèce, sauf peut-être dans le labelle.
« Ce semis m'a donné cinq ou six plantes; la première fleurie et la plus « vigoureuse est celle que vous avez reçue; des autres, deux ou trois fleuriront « probablement l’année prochaine vers la même époque, en décembre-janvier; « la nouvelle pousse commence à se montrer. »
Jusqu'à preuve du contraire, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’une plante identique ait été obtenue par le croisement d’autres espèces, il ne nous est pas permis de mettre en doute cette affirmation catégorique.
En tous cas, une chose sur laquelle tout le monde est d'accord, c’est que le L. X Imschootiana est une plante d’un mérite supérieur. Aussi toute la presse hor-
ticole en a signalé l'apparition, et plusieurs revues se sont empressées d’en donner la figure. Si au mois de décembre dernier, la Société Royale d'Horticulture de Londres ne lui a décerné qu'un simple Certificat de Mérite, elle a obtenu de L'OrcHIDÉENNE, de Bruxelles, un Diplôme d'Honneur de première classe, par acclamation. A. CoGniaux.
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[PRIPEDIUM X DALLEMAGNEI Horr.
A. Goossens pinx.
PL. CCCCXI
CYPRIPEDIUM x DALLEMAGNEIT HorT.
CYPRIPEDIUM DE M. DALLEMAGNE
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 17.
Cypripedium X Dallemagnei HoRr., infra.
ma e nouvel hybride figuré dans la planche ci-contre a été obtenu au ! moyen de la fécondation du C. Spicerianum par le C. Lowianum.
ë On voit que le semis est à peu près intermédiaire entre les parents;
il a pris au C. Spicerianum beaucoup de sa grâce, tant dans la forme que dans
le coloris, et au C. Lowianum un peu de sa grandeur.
Ce qui donne au C. X Dallemagnei un charme particulier, c’est le contraste heureux qui se produit entre le centre de la fleur, vert clair pointillé de pourpre noirâtre, et les parties extrêmes des pétales et du sépale dorsal où le rose violacé domine. La base des pétales et du pavillon sont couverts d’un abondant pointillé très curieux. Le dernier tiers des pétales porte les mêmes macules rouge violacé que l’on observe dans le C. Lowianum, et est un peu enroulé, comme dans cette espèce. La moitié supérieure du pavillon est blanche, relevée de plusieurs larges veines rose pourpré. Cet organe a sensiblement la forme du pavillon du GC Spicerianum, mais en plus grande dimension Enfin, le labelle, de taille moyenne, à peu près cylindrique, est vert, faiblement nuancé de rouge brunâtre
pâle en avant.
Ce Cypripedium a obtenu sous le nom provisoire de C. X Spicero-Lowianum un Diplôme d'Honneur de 1° classe à l’unanimité au meeting de L'ORCHIDÉENNE
du mois de novembre 1893.
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en
(Suite de la page 54.)
présents sont montés dans les voitures qui les attendaient pour se rendre au Grand Hôtel, où devait avoir lieu un grand déjeuner.
Le repas, fort bien organisé, a été d’une gaieté et d’une cordialité parfaites. Au dessert, M. le Comte DE Bousies a porté le premier toast dans les termes suivants :