L. Lucianiana HoRT. The Orchid Review, Il, p
ette remarquable espèce nouvelle est dédiée à M. Lucren LiNDEN, directeur de L'HoRTICULTURE INTERNATIONALE. Ses pseudo-bulbes sont ovoiïdes, ‘ distinctement sillonnés de plusieurs plis longitudinaux, larges de 7 centim., surmontés chacun, dans la plante que nous avons étudiée, de quatre feuilles. Celles-ci sont d’un vert clair, molles, longues d'au moins 70 centim., sur une largeur de 13 à 14 centim. Le scape, long d’environ 2 décim., est d’un beau vert, assez grêle, à peine comprimé, un peu flexueux; il porte trois ou quatre gaînes lâches, d’un vert un peu jaunâtre, longues de 3 à 4 centim., à bords soudés inférieurement à peu près jusqu’au milieu de leur hauteur; la supérieure, formant bractée, est plus ventrue et dépasse sensiblement l'ovaire. Les sépales sont oblongs, brusquement apiculés au sommet, presque plans, seulement un peu concaves dans leur partie inférieure, d’un blanc légèrement verdâtre, fortement lavés et ponctués de pourpre à la face interne; le supérieur est dressé, à sommet un peu réfléchi, long de 7 centim., large de 24 millim., un peu velu en dedans à la base, les latéraux sont bien étalés, longs de 75 millim. sur une largeur de 24 millim., couverts intérieurement à la base d’un épais duvet blanc. Les pétales sont dressés, à sommet un peu roulé en dehors, assez concaves, obovalesoblongs, un peu aigus au sommet, longs de 5 centim., larges de 25 millim., d’un beau blanc, mais lavés et maculés de pourpre inférieurement. Le labelle est dressé, d’un blanc jaunâtre avec de nombreuses petites macules pourpres, obovale dans son ensemble, long de 4 ‘/, centim., et large de près de 3 centim. à la hauteur
des lobes latéraux; ceux-ci sont arrondis et un peu ondulés au bord supérieur; le lobe terminal est réfléchi, d'un pourpre foncé, étroitement ovale, rétréci inférieurement, presque arrondi au sommet, entièrement couvert sur sa face supérieure d’un feutre épais de longs poils crépus; l'onglet est assez court et large; le disque est muni d’une fine crête longitudinale, qui va de la base jusque un peu au-dessus du milieu, où elle se perd dans le gros callus transversal, dont le bord supérieur est arrondi. La colonne est droite, seulement un peu incurvée au sommet, demicylindrique, d’un blanc jaunâtre fortement lavé de pourpre inférieurement, longue
de 2 ‘/, centim., longuement et densément velue supérieurement sur la face
antérieure; le pied atteint à peine un centimètre de longueur. L’opercule de l’'anthère est très convexe, finement papilleux, jaune avec deux grosses macules latérales d’un brun pourpré.
Pour la curieuse villosité qui couvre le lobe terminal de son labelle, le Lycaste Lucian: n'a de rapports assez intimes qu'avec le L. lasioglossa Rcous. F., dont la Lindenia a donné la figure il y a deux ans (vol. VII, pl. 316); mais la simple comparaison des deux planches montrera que les deux espèces sont bien distinctes. Sans parler de la différence complète que l’on peut constater dans la couleur des fleurs, notons seulement que dans le L. lasioglossa, la bractée est plus courte que l'ovaire; les sépales sont notablement plus larges, d’égale longueur, les latéraux ayant le sommet régulièrement atténué et aigu, le supérieur seul étant obtus et apiculé; les pétales sont un peu plus courts et plus larges, à sommet obtus; le labelle est aussi long que les pétales, à onglet plus long et plus étroit, à lobes latéraux plus saillants et le lobe terminal plus large, à callus du disque bidenté au sommet; la colonne est environ un demi-centimètre plus courte, tandis que le pied a une longueur double de celui de la nouvelle espèce; enfin les pollinies sont notablement plus petites, relativement plus étroites, à pédicelle plus court et plus grêle.
La patrie du L. Luciani n’est pas connue avec une entière certitude; toutefois, il est extrêmement probable qu'il est originaire du Guatemala, car il se trouvait compris dans une importation du L. Skinneri reçue il y a trois ans par
. M. Azrrep VAN Imscuoor, l’orchidophile gantois bien connu. Cette origine est
de nature à corroborer l'opinion de M. Van ImscHoor, qui pense que cette plante pourrait bien être un hybride naturel entre le L. lasioglossa et le L. Skinneri, qui tous deux croissent au Guatemala.
. La plante de M. Van Imscxoor a fleuri pour la première fois il y a deux ans; l'année dernière, elle fut divisée en deux et ne fleurit pas; cet hiver, l’un des pieds résultant de la division fleurit au mois de novembre, et l’autre dans le courant de janvier. Le premier fut présenté le 10 décembre dernier au Meeting de L'ORCHIDÉENNE, de Bruxelles, et il y obtint un Diplôme d'Honneur de première classe.
A. CoGNIAUx.
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LINDENIA ï PL. CCCCXTI
LAELIO-CATTLEYA X ELEGANS RoOLFE var. LEUCOTATA Horr.
A. Goossens pinx. 7 Goffart chrome
PL. "CCECXHI
LAELIO-CATTLEVA x ELEGANS rozre var. LEUCOTATA xorr. LAELIO-CATTLEYA ÉLÉGANT, VARIÉTÉ BLANCHE
LAELIO-CATTLEYA, Vide Lindenia, VII, p. 25.
Laelio-Cattleya X elegans. Vide Lindenia, VIII, p. 25. Var. leucotata. Varietas floribus candidis.
i e Laelio-Caitleya X elegans, ou Lacha elegans, comme on a coutume de i le nommer dans les cultures, est une Orchidée très variable au point de vue du coloris. On pourrait aisément citer une vingtaine de variétés de qui présentent entre elles des différences très appréciables. Il est d'autant plus curieux de constater que, jusqu'ici, aucune variété blanche n'avait fait son
apparition.
Il existe cependant une variété nommée a/ba; mais celle-ci, si elle a les sépales et pétales blancs, a le labelle fortement coloré d’améthyste pourpré.
Chose curieuse, quoique la forme la plus répandue dans les cultures ait les segments blancs, ou à peine rosés, le plus grand nombre des variétés distinctes qui se révèlent sont caractérisées par un coloris plus ou moins foncé, et pas une, jusqu’à maintenant, n'avait présenté une déviation vers le blanc.
Cette lacune est actuellement comblée, et il y a lieu de s’en féliciter, car la forme que nous figurons est très belle, et les variétés blanches sont toujours particulièrement recherchées.
La plante qui a servi de modèle à notre planche a fleuri en 1893 parmi des importations de L’HorTICULTURE INTERNATIONALE; elle fait actuellement partie de la riche collection de M. R. H. Measures, un des plus éminents orchidophiles anglais. Elle a les pétales et sépales entièrement blancs, ainsi que le labelle; le lobe antérieur de cet organe porte seul une faible trace de rose pâle, à peine visible.
La Lindenia a déjà publié des variétés remarquables de ce bel hybride naturel, notamment le riche L.-C. X elegans var. Broomeana, à fleurs entièrement cramoisi pourpré; la nouvelle forme que nous publions aujourd’hui complète admirablement cette superbe série, et est digne d’être comparée à ses devancières.
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(Suite de la page 58.)
vivre et populariser les plantes dont il nous dotait. C’est alors qu'il s’adjoignit son fils,