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LAELIA x JUVENILIS 8Lreu
LAELIA GRACIEUX
LAELIA. Vide Lindenia, II, p. 49.
Laelia X juvenilis. Hybrida inter L. Perrini Q et L. pumilam Oo artificiose producta.
Laclia juvenilis BLEU. Yournal des Orchidées, I, p. 230.
#4 e charmant hybride auquel a été donné ce nom frais et délicat de Laelia X juvemilis, le mérite bien par la grâce de son coloris. Il est à LÉ peu près intermédiaire entre les deux parents par ses organes de végétation, mais ses fleurs se rapprochent beaucoup plus de celles du L. Perrimi, et l’on peut dire qu'étant donné le choix des deux parents, il était difficile d'espérer un produit plus remarquable. Les pétales et sépales sont d’un blanc à peine veiné et teinté sur les bords de rose lilacé très pâle; le labelle a le tube à peu près de la même couleur; le lobe antérieur, dont la forme rappelle beaucoup celle du L. Perrim, mais un peu moins abrupte et plus gracieuse, a le disque blanc, et porte en avant une macule assez large, rouge carmin foncé.
Le L. Perrin avait déjà été utilisé dans un autre croisement avec le L. crispa; le produit fut le Z. X Palcheriana, bel hybride remarquable par le contraste entré le coloris de ses pétales et sépales, blancs ou peu nuancés de rose pâle, et celui du lobe antérieur du labelle, d’un rouge pourpré éclatant. C’est le même L. X Palcheriana qui, fécondé à son tour par le L. cinnabarina, a produit le beau L. X flammea, d’un coloris si remarquable par la combinaison du jaune
orangé avec le pourpre.
Quant au L. pumila, il ne paraît pas avoir jusqu'ici donné naissance à des
hybrides artificiels. Cette omission s'explique sans doute par la taille plutôt petite de ses fleurs; néanmoins cette espèce a des qualités qui compensent ce défaut, la largeur et le brillant coloris des segments, et nous serions surpris qu’elle ne produisit pas quelque beau rejeton dans un avenir peu éloigné.
Le L. X qjuvemihs est encore un des semis dus à M. A. Bzeu, de Paris, le semeur qui a le plus produit sur le continent; les lecteurs de la Lindema ont
déjà eu l’occasion d'admirer dans cet ouvrage plusieurs hybrides très remar- Î
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quables, dus à son habile initiative.
(Suite de la page 64.)
années de sa fondation, lorsqu’en septembre 1835, le Gouvernement belge me chargea d’une mission scientifique dans l’Amérique du Sud, encore peu connue à cette époque, en m'adjoignant deux collègues, MM. FUuNCK et GHIESBREGHT.
Nos préparatifs furent bientôt faits, et dès la fin de décembre de la même année, nous débarquâmes au Brésil, après une pénible traversée de trois mois, que l’on exécute actuellement en seize jours. Ce ne fut toutefois que dans la Cordillère des Andes Venezueliennes et Colombiennes que mes découvertes orchidéennes acquirent leur plus grande importance.
Depuis ALEXANDRE DE HUMBOLDT, qui ne signala que peu d’espèces d’Orchidées, jusqu’à mon arrivée dans les Andes, les plus brillants représentants des genres Cattleya et Odontoglossum, ainsi que de bien d’autres espèces de grand mérite, étaient encore à découvrir. J'eus la bonne fortune d’arriver bon premier, mais je fus suivi de près par HARTWEG, voyageant pour compte de la Société Royale d’Horticulture de Londres. Nous nous rencontrâmes à Bogota, et ce fut pendant une excursion que nous fîmes ensemble, que nous découvrîmes, près de Pacho, l’Odontoglossum crispum, qui a fait remuer des millions pendant ces dernières années.
A l’époque de mes voyages, un certain nombre d’Orchidées, plus ou moins intéressantes, étaient déjà cultivées en Europe. Elles provenaient principalement des Grandes Indes, du Brésil et du Mexique, et leur introduction était due au hasard plutôt qu’à des recherches sérieuses.
Après le Brésil, j'explorai successivement l'île de Cuba, le Mexique, le Nord du Guatemala, la Jamaïque, le Venezuela et la Colombie. Les plus belles années de ma jeunesse se passèrent dans les solitudes et les forêts vierges, où, soit dit en passant, les vierges devaient être bien rares, car je n’en ai pas rencontré. En revanche, sans avoir été un don Juan, dont pourtant je portais le nom en espagnol, j’ai la conscience chargée d’un grand nombre d’enlèvements de ces gracieuses filles de l'air, que je rencontrai à toutes les altitudes, jusqu'aux régions glacées, voisines des neiges éternelles. Elles n'étaient point
farouches et se laissèrent enlever sans résistance; mais une fois en ma possession, les
difficultés commencèrent. Il fallut les faire descendre des hautes régions jusqu’au port
d'embarquement par des chemins dont on ne peut se faire une idée sans y avoir passé; puis, comme à cette époque aucun navire à vapeur n'avait encore traversé l’Océan, les pauvrettes durent effectuer le voyage de mer à fond de cale de mauvais voiliers, après avoir attendu, parfois pendant plus d’un mois, une occasion pour un port rapproché de leur destination. Entassées comme des harengs dans une tonne, la chaleur et la fermentation y firent des ravages terribles et peu d’entre elles arrivèrent vivantes.
Aujourd’hui les communications rapides et fréquentes, ainsi que les départs à jour fixe des steamers, ont provoqué l’importation des Orchidées dans des proportions prodigieuses. Le nombre des amateurs suivit cette progression, et notre Meeting cinquantenaire, que nous célébrons en ce jour, en fournit la meïlleure preuve. Plusieurs petites-filles de mes anciennes victimes figurent à ce Meeting et vous venez de leur tresser des couronnes pour la cinquantième fois, ce qui me fait espérer que vous aurez l’indulgence de me pardonner mes péchés de jeunesse.
Je ne puis terminer sans vous parler de mon fils LUCIEN qui m'a puissamment secondé
et que vous avez vu à l’œuvre, car il y a longtemps que je lui ai abandonné les rênes du (Pour la Suite, voir p. 67.)
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ALTONENSE xorr.
ODONTOGLOSSUM CRISPUM zLINDL. var. W
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ODONTOGLOSSUM CRISPUM zinc. var. WALTONENSE worr. ODONTOGLOSSUM CRISPUM, VARIÉTÉ DE WALTON GRANGE
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 12.
Odontoglossum crispum. Vide Lindenia, I, p. 93. Var. Waltonense HORT., infra.
ÿ a magnifique variété que nous figurons ci-contre n’a pas seulement un 4 coloris remarquable, elle est tout à fait distincte par sa grandeur et sa d' structure. Ses fleurs, d’un très beau modèle, à pétales finement frangés sur r les bords recouvrant le bord des sépales, sont d’une très grande dimension, telle que l’on en voit très rarement, et d’une substance épaisse, presque coriace, que nous n'avions jamais observée jusqu'ici dans les Odontoglossum crispum. Leur coloris est superbe; c’est un mauve lilacé à reflets blancs portant de
larges macules brun vif sur les sépales et le labelle.
La présente variété porte le nom de Walton Grange, propriété où M. Wicciam THompsox a établi sa riche collection d'Orchidées, à Stone, Staffordshire.
La collection de M. W. THompson est spécialement réputée pour ses magnifiques Odontoglossum, en variétés très étendues et très choisies. Aussi sommesnous particulièrement heureux de lui dédier une de ces formes, qui nous paraît
bien digne, par son caractère distinct et splendide, de porter et de glorifier son BE SIÈe
nom.
(Suite de la page 66.)
Gouvernement, ne me réservant que la direction des voyages d’exploration, pour lesquels je conserve toujours mon ancienne ardeur, qui vivra, j'espère, aussi longtemps que moi.
Il est plus doux, et il convient mieux à mes goûts, de ne pas connaître les désagréments, inévitables aujourd’hui, de la concurrence commerciale pour ne considérer que les conquêtes faites par la science sur le monde de l'inconnu, pour ne voir dans l’amour des plantes qu’une passion élevée et civilisatrice, ne mettant en œuvre que des sentiments nobles chez les hommes qui s’y livrent, et contribuant à les rapprocher. Quelle plus belle occasion pourrais-je trouver, que notre fête d’aujourd’hui, pour vanter l’aimable confraternité que le goût de l’horticulture fait naître entre ses adeptes?
Je finis en élevant mon verre et en le vidant à la santé de L'ORCHIDÉENNE, de son Président, de la Commission organisatrice, ainsi que des exposants et de tous les adhérents,
présents et absents, à cette charmante fête orchidéenne. (Pour la Suite, voir p. 68.)
(Suite de la page 67.)
Des toasts très cordiaux ont été portés ensuite par MM. LuctIEN LINDEN, CAPART, CanuzAc, MADOUX, DE LA DEVANSAYE, O’BRIEN, DE BoSSCHERE et THOMPSON aux héros de la fête, à leurs dames, aux organisateurs de la manifestation et à L’ORCHIDÉENNE.
Enfin M. G. WaARocQUÉ, Président de L'ORCHIDÉENNE, dans un toast rempli de bonne grâce, a rappelé la part qui revient, dans les progrès de la culture belge, à des collaborateurs modestes, mais dévoués et actifs, aux chefs de culture. L'assemblée s’est associée à ce toast en félicitant M. J. VAN Moz, premier chef commercial de L’HORTICULTURE INTERNATIONALE, présent au banquet.
Les convives se sont séparés en emportant de cette charmante fête la plus agréable impression, et en exprimant le vœu, proposé par M. le D' Caparr, de la voir se renouveler désormais tous les ans au mois d’avril.
Le soir du même jour, un dîner réunissait tous les employés de L’HORTICULTURE INTERNATIONALE, qui ont fêté joyeusement le 5o° Meeting de L’ORCHIDÉENNE et bu aux progrès de la culture des Orchidées et à la santé de MM. J. LINDEN et LUCIEN LINDEN.
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MAXILLARIA MIRABILIS cocx.
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PL. CCCCXVII
MAXILLARIA MIRABILIS cocx.
MAXILLARIA ADMIRABLE
MAXILLARIA. Vide Lindenia, vol. VI, p. 19.
Maxillaria mirabilis. Pseudobulbis parvis, compressis, biconvexis; foliis recurvis, lineari-oblongis, acutis, inferne
longe attenuatis ; scapo erecto, gracili, vaginis majusculis subimbricatis acutissimis leviter inflatis, dorso valde carinatis, basi leviter gibbosis vestito, foliis subdimidio breviore; bractea acuta, ovario aequilonga; sepalis carnosulis, acutis, dorsali erecto, apice leviter recurvo, ovato-oblongo, dorso carinato, lateralibus paullo brevioribus inferne erectis, superne reflexis, triangularibus, basi dilatatis; mento obtuse conico; petalis ovato-oblongis, acutissimis, sepalo dorsali satis brevioribus; labello carnoso et rigido, sepalis lateralibus satis breviore, ambitu ovato, valde concavo, fere conduplicato, apice satis attenuato reflexo fere circinato, margine superiore satis crispato; disco superne brevissime denseque tomentoso; callo carnoso oblongo-ligulato, superne incrassato, apice truncato, longiuscule denseque tomentoso ; columna
brevi, crassa, dorso obscure angulata, basi in pedem longissimum producta. Maxillaria mirabilis CoGn. in L. LiND. Yourn. des Orchid., IV, p. 363 (1894) ; The Orchid Review, Il, p. 75 et 92; Rev. de l'Hortic. Belg., XX, p. 70; L. Linp. Les Orchid. exot., p. 834.
Æ| celle-ci compte certainement au nombre des plus brillantes. Aussi, présentée au meeting de L'ORCHIDÉENNE du 11 février dernier, y a-t-elle obtenu, à l'unanimité et par acclamation, un Diplôme d’honneur de 1" classe. Nous ne pouvons encore divulguer sa patrie; mais on peut affirmer à priori que, comme toutes ses congénères, elle provient de quelque région de l’Amérique tropicale.
Elle est munie de pseudobulbes petits, largement ovales-triangulaires, comprimés à faces un peu convexes, hauts de 1 ‘/, à 2 centimètres, portant chacun deux feuilles. Celles-ci sont étalées-recourbées, linéaires-oblongues, aiguës, longuement atténuées inférieurement, longues d'environ 30 centimètres non compris la partie engaïînante, larges de 4 ‘/, à 5 centimètres. Scape ascendant, grêle, à peine comprimé, haut de 15 à 20 centimètres, d’un vert pâle passant au pourprenoir vers les nœuds; il porte trois ou quatre écailles engaïînantes, d’un beau vert, très aiguës, un peu renflées, fortement carénées sur le dos, à base un peu proéminente, à bords soudés inférieurement à quelques millimètres de hauteur, longues de 3 à 4 centimètres. La bractée, un peu moins aiguë que les autres écailles, est aussi longue que l’ovaire. Sépales assez charnus, aigus, d’un pourpre foncé au milieu et à la partie inférieure, mais plus pâle à la base, d’un beau jdune au sommet, avec de nombreuses lignes d’un pourpre brun qui vont de la base jusque près du sommet, et de gros points brun foncé sur toute la moitié supérieure; le supérieur est ovale-oblong, à dos légèrement caréné surtout vers le sommet, long de 3 ‘/, centimètres et large de 16 millimètres, dressé sauf la
pointe qui est un peu recourbée; les latéraux, d’abord un peu dressés puis régulièrement arqués en dehors, sont triangulaires, longs de 3 centimètres sur 2 centimètres de largeur à la base. Les pétales, dressés sauf le sommet qui est étalé ou réfléchi, sont un peu charnus, ovales-oblongs, très aigus, longs de 27 millimètres, larges de 10-11 millimètres, d’un beau jaune orangé dans la moitié supérieure, passant au jaune très pâle inférieurement, avec les mêmes stries que les sépales dans les deux tiers inférieurs, et les mêmes macules, surtout sur le bord du limbe, dans la moitié supérieure. Le labelle, très charnu et rigide, est ovale dans son ensemble, très concave presque condupliqué, à sommet fortement atténué, réfléchi et assez contourné, à bords supérieurs fortement crépus, à disque densément couvert de poils très courts dans sa partie supérieure, long de 2 ‘/, centimètres ; le callus médian, qui s'étend depuis la base jusque un peu au-dessus du milieu, est large, très tomenteux et se termine supérieurement par un renflement tronqué ; il est entièrement d’un beau jaune orangé, avec des points d’un pourpre vif, très fins sur la partie inférieure des lobes latéraux, plus gros à leur sommet et sur les bords du lobe terminal. La colonne, d’un blanc de crème, est très charnue, un peu arquée en avant, à dos obscurément anguleux, à bords du clinandre très finement papilleux; elle n’a guère qu’un centimètre de longueur, mais son pied est long d’environ 2 centimètres.
L'espèce la plus voisine de celle-ci nous semble être le M. fucata Rous. r., probablement originaire de la Bolivie, qui est d’un coloris tout différent et beaucoup moins riche. En outre, ce dernier a les pseudobulbes ovales-oblongs, plusieurs fois plus longs ; ses feuilles sont lancéolées ; le sépale dorsal est fortement caréné, les sépales latéraux sont deux fois plus larges, largement ovales et obtus; les pétales sont beaucoup plus petits, oblongs et bien moins aigus; le labelle présente aussi plusieurs différences.
Signalons en passant l'extrême confusion qui règne aujourd'hui dans le genre Maxillaria : ses espèces, dont le nombre dépasse notablement la centaine, ont presque toutes été décrites isolément et sans aucune coordination systématique ; il en résulte qu'il est presque impossible de se servir de ces descriptions pour la détermination scientifique des plantes qui s'y rapportent. Une bonne
revision du genre serait donc une œuvre extrêmement utile. A. CoGnIAUx.
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PL. CCCCXVIII
var. PERUVIANUM ROLFE
DIUM Lopp.
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