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NÉCROLOGIE. — Nous avons le regret d'annoncer la mort de M. AUGUSTE LAINDEN, décédé à Luxembourg, à l’âge de 44 ans.
M. AUGUSTE LINDEN, l'aîné des fils de M. J. LINDEN, avait d’abord servi pendant dix ans comme officier dans l’armée belge; mais il donna sa démission en 1885 pour entrer à son tour dans la carrière où le nom qu'il portait était si glorieusement connu, et entreprit
- dans l’Océan Indien, puis au Congo, une série d’explorations qui furent malheureusement
arrêtées par un terrible accident à la suite duquel il dut subir l’amputation d’une jambe et resta paralysé de l’autre.
= Depuis lors, sa vie avait été un véritable martyre, et n'avait pu se prolonger pendant six années que grâce à son énergie exceptionnelle et aux soins affectueux dont il était entouré. Ses voyages, quoiqu'interrompus prématurément d’une façon si cruelle, ont produit d'importantes découvertes, parmi lesquelles nous citerons principalement des Orchidées remarquables : Dendrobium stratiotes, strebloceras et inauditum, Spathoglottis Augustorum, Vanda Lindeni, V. Massaiana, le bel Aerides Augustianum, le célèbre Laissochilus giganteus, l’Ansellia congoensis, etc., et des plantes ornementales de valeur : Colocasia Villeneuve, Alocasia Augusti et Lindeni, Phrynum variegatum, et en dernier lieu le superbe Haemanthus
Lindeni.
M. AUGUSTE LINDEN avait également contribué à la littérature horticole par la publication d’intéressantes relations de ses découvertes, notamment dans le Yournal des Orchidées.
(Suite de la page 76.)
Au point de vue de la nomenclature, l’ouvrage est très au courant, tous les genres et espèces sont classés d’après les théories des meilleures autorités botaniques de notre époque, mais nous regrettons que les noms des auteurs des espèces soient omis, ce qui a de l'importance dans un ouvrage de référence.
Sur certaines des questions controversées, l’auteur a l’occasion, comme nous tous, de gémir quelquefois. A propos des Cattleya, il dit : « Mais il existe encore une autre grave difficulté. Doit-on considérer comme des espèces distinctes, ou seulement comme des variétés du C. labiata, ces formes splendides, si populaires et si répandues, et dont le nombre s’accroît tous les ans d’une moisson nouvelle, les C. Trianae, Mendeli, Mossiae, gigas, Gaskelliana, Eldorado, Percivaliana, etc.? » — En ce qui concerne certaines d’entre elles, nous dirons certainement non. Dans l’énumération, l’auteur abandonne le nom de labiata, et emploie les noms populaires comme s’ils étaient des noms spécifiques, — façon de procéder à laquelle le botaniste ne fera pas d’objection une fois que l’attention y a été appelée, et qui est plus commode pour l’amateur et le jardinier.
Il est surprenant combien les lapsus d'impression sont rares, dans un ouvrage aussi grand et aussi complexe. Le Cattleya Trianae devrait être Trianaei; Linnée devrait être Linné, du moins il est écrit de cette façon dans les ouvrages botaniques français; cérrhosum devrait être cirrosum.
Nous avons dit assez pour montrer combien cet ouvrage est considérable. Rien ou à peu près rien ne semble avoir été omis de ce qui concerne les Orchidées, quoique naturellement certaines parties soient mieux et plus complètement traitées que d’autres; le chapitre sur les insectes et les champignons qui attaquent les Orchidées est, par exemple, un peu maigre.
L'ouvrage est certain de remplir le but principal de son auteur, à savoir de répandre la connaissance des Orchidées et leur culture en Europe; et comme ouvrage de référence pour le connaisseur, il sera d’une valeur inappréciable. »
Mon excellent confrère me permettra de lui exprimer ici ma sincère gratitude pour ses appréciations si favorables, auxquelles je suis d'autant plus sensible que le journal qu’il dirige a pris sous sa savante direction une situation éminente et une autorité unique dans la technique et la science horticoles.
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LINDENIA PL. CCCCXXII
CYMBIDIUM EBURNEUM zip.
A. Goossens pinx. P. De Pannemaeker chrolt:
PL. CCCCXXII
CYMBIDIUM EBURNEUM zizi.
CYMBIDIUM BLANC D'IVOIRE
CYMBIDIUM. Vide Lindenia, IX, p. 13.
Cymbidium eburneum. Folia disticha, anguste elongato-linearia, rigida, apice bifida, lobis acutis. Scapus foliis brevior, 1-2 florus, squamis elongatis acuminatis imbricatis tectis. Bracteae ovato-lanceolatae, acutae, parvae. Flores speciosi. Sepala oblonga v. lanceolato-oblonga, apiculata, carinata. Petala lineari-oblonga, acuta. Labellum recurvum, trilobum ; lobo medio late ovato-rotundato subobtuso undulato ; lateralibus rotundatis basi attenuatis; disco velutino; lamellae in unam mediam incrassatam carnosam pubescentem apice tumidam confluentes.
Cymbidium eburneum LiNDL. Bot. Reg., XXXIII. t. 67. — Id. in Yourn. Linn. Soc., III, p. 28. — PAXT. Mag. Bot., XV, pp. 145, 146, cumic et xyl. — Bot. Mag., t. 5126. — WARN. Sel. Orch., I, t. 27. — JENN. Orch., t, 16. — Gartenflora, XXIX, p. 155, cum xyl. — Gard. Chron., 1882, i, p. 496, 497, fig. 78. — Id., 1884, ii, p. 77, fig. 17. — HooK. Fr. F1. Brit. Ind., VI, p. 11. — VEeircH Man. Orch., IX pp. 14, 15, cum xyl. — Wien. II. Gart. Zeit., 1887, pp. 7; 8, fig. 3-4. — Orchidophile, 1882, p. 296, 297, cum xyl. — Bull. Soc. Tosc. Ort., 1800, p. 264, t. 11. — WARN. & WiLL. Orchid Album, X, t. 467.
Cymbidiuin syringodorum GRIFF. Notulae, III, p. 338.
ette superbe Orchidée, si populaire à juste titre, fut figurée et décrite pour la première fois par LiNpLey dans le Bofanical Register, d'après un exemplaire qui fleurit chez MM. Loppices, de Hackney, en 1847, et qui leur avait été envoyé des Indes orientales, probablement du Jardin botanique de Calcutta. Quatre ans plus tard furent publiés les Papiers posthumes de Wriccram GriFFITH, Où nous trouvons cette espèce sous le nom de C. syringodorum, indiquée comme ayant été découverte en novembre 1835 à Myrung, dans les bois du Khasia, où elle croît à une altitude d'environ 1500 à 1800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Pendant de longues années, elle resta rare dans les cultures, mais enfin l’on en fit des importations considérables, et aujourd’hui cette espèce est bien répandue et justement appréciée; ses superbes fleurs, délicieusement parfumées, se produisent au début de l’année et conservent longtemps leur fraicheur.
C'est une plante de culture très facile. Elle réussit bien dans une partie fraîche et ombragée de la serre tempérée, avec un compost formé de terre fibreuse et d’un peu de terre de bruyère, avec un peu de gros sable pour le diviser. Les pots doivent être assez grands, car les grosses racines charnues de cette espèce ont besoin d’espace pour se développer et s'étendre. Les pots doivent être bien draïînés et les plantes placées au-dessous des bords du récipient, pour que l’eau ne s'écoule pas au-dessus de la surface. Au point de vue des arrosages, cette espèce doit être traitée comme une plante ordinaire de serre.
Le Cymbidium eburneum a été utilisé par les hybrideurs en plusieurs occa-
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sions, et deux hybrides issus de lui ont déjà fleuri; d’autres existent également dans les collections. Ceux qui ont fleuri jusqu'ici sont le C. X eburneo-Lowianum
(C. Lowianumg X C.eburneum «), et le C. X Wynnianum (C. giganteumse X C. eburneum ), tous deux beaux et de croissance robuste, combinant les caractères de
leurs parents respectifs.
R. A. Rozre.
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