PL COCO
TRICHOPILIA SUAVIS zinpL.
TRICHOPILIA PARFUMÉ
TRICHOPILIA. Vide Lindenia, I, p. 1.
Trichopilia suavis. Pseudobulbi oblongi v. rotundato-oblongi, compressi, monophylli. Folia late oblonga, sub-
acuta, coriacea, subsessilia. Scapi breves, horizontales v. penduli, 1-5 flori. Bracteae ovatae, subobtusae, Sepala subpatentia lineari-lanceolata, subacuta, undulata, carinata. Petala sepalis similia, paullo latiora. Labellum obscure trilobum, lobo intermedio transverse oblongo emarginato crenulato-undulato, lateralibus rotundatis crenulato-undulatis, disco laevi.
Columna brevis, clinandrio lobulato tenuissime fimbriato.
Trichopilia suavis, LINDL. in PAXT. F1. Gard., I, pp. 44, 53, t. 11. — Bot. Mag., t. 4654. — FI. des Serres, t. 761. — LEM. Yard. Fleur., III, t. 277. — Revue Hort., 1850, pp. 220-222, fig. 56, 57. — RoHs. Fr. Xen. Orch., IT, p. 103. — WARN. Sel. Orch., III, t. 8. — Belg. Hort., XXIV, p. 80, t. 4 (var. Lamarchae). — PUYDT Orck., p. 327, t. 44 (var. Lamarchae). — VEircH Man. Orch., IX, pp. 184, 185, cum xyl. — Revue Hort., 1887, pp. 453,
434, fig. 91.
Var. alba, I. MooRE in War. & WILL. Orchid Album, I, t. 14. — Lindenia, I, t. 1. — Reichenbachia, ser. 7,
ette magnifique espèce, originaire de l'Amérique centrale, et la troisième connue du genre, fit son apparition en 1850, dans la collection de : | R. S. Horror», Esq., à Westonbirt, et à peu près à la même époque dans les collections de M. Lawrence, à Ealing, et de MM. Lopnices, à Hackney. Suivant la description qui en était donnée, les fleurs exhalent un délicieux parfum d’aubépine. Deux années plus tard, elle fut figurée dans le Bofanical Magazine, d’après une plante qui avait fleuri à l'établissement de MM. Lucomre, Pincret CE
Jusqu'en 1874, l’habitat de cette espèce fut assez vaguement indiqué sous la désignation « Amérique centrale; » en 1874, ÉD. Morren publia dans la Belgique horticole les renseignements suivants :
« Cette fleur charmante et délicieuse fut découverte en 1848, par WarscEwicz, dans la province de Costa Rica, sur les Cordillères, à une altitude de 5 à 9000 pieds. Les plus beaux spécimens qu’il rencontra furent ceux du Volcan Chiriqui, à 8000 pieds au-dessus de la mer, dans une région où le thermomètre marquait 8 à 12° R. Quelques-uns avaient deux pieds de circonférence et portaient de 40 à 80 fleurs à la fois. Warscewicz envoya ses trouvailles à M. SxINNERr, de Londres; il rapporte que le T. suavis croît sur les chênes, les Trichlia et le Cupania glabra, en haut des troncs, à 20 ou 40 pieds au-dessus du sol, jamais plus bas et jamais sur le sol. Si les arbres sur lesquels les Orchidées se plaisent viennent à être abattus par l’âge ou par quelque autre circonstance, leur gracieuse
compagne languit et dépérit à vue d'œil.
« Dans sa patrie, le T. suavis se repose 4 à 3 mois chaque année, et pendant cette période, il est tout à fait sec. Là où il pousse, il ne tombe pas de rosée, et le vent souffle âpre et violent. Le repos commence en novembre; il finit avec avril, et c’est après ce temps qu'il fleurit. Pendant la période de végétation ïil a besoin de rosée et de pluie. »
L'espèce varie un peu au point de vue de l’abondance des macules sur le labelle, et aussi de la vivacité de leur coloris; la forme la plus distincte est la variété alba, qui est très rare, comme beaucoup d’autres albinos.
La variété que nous figurons ici est d’un coloris remarquablement vif; elle a fleuri au début de cette année dans les importations de L'HoRTICULTURE INTER- NATIONALE, à Bruxelles.
Le Trichopilia suavis peut se cultiver en pot ou en paniers suspendus, et ce dernier procédé est préférable parce qu'il réclame beaucoup d’air et de lumière. Il réussit bien dans le mélange ordinaire de sphagnum et de fibre, avec un bon drainage. La serre tempérée et la serre mexicaine lui conviennent parfaitement.
On doit arroser cette plante avec quelques précautions, car la pourriture du compost lui serait fatale. Lorsqu'elle est bien cultivée et bien verte, c’est une plante d’allure très élégante, et le parfum et l’abondance de ses fleurs lui donnent
un très grand attrait.
R. À. Rozre.
AS POCHE QUE Li re TRE AS VENT
ce ñ "3
PL. CCCCXXIV
ODONTOGLOSSUM CIRRHOSUM cwoz. var. SUPERBUM norr. ODONTOGLOSSUM A CIRRHES, VARIÉTÉ SUPERBE
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.
Odontoglossum cirrhosum. Pseudobulbi oblongo-lanceolati, compressi, ancipites, ecostati, Folia lineari-lanceolata, acuta, scapi folia superantes, paniculati, multiflori. Bracteae triangulo-lanceolatae, acutae, Sepala lanceolata, cirrosoacuminata, undulata. Petala sepalis similia, majora. Labellum unguiculatum, trilobum, lobis lateralibus brevibus rotun-
datis denticulatis recurvis, intermedio triangulo-lanceolato acuminato apice recurvo, disco bicornuto cornubus incurvis.
Columna clavata, alis cirrosis.
Odontoglossum cirrhosum LANDL. Gen. and Sp. Orch., p. 211. — LiNpL. Fol. Orch. Odont., p. 3. — RCHB. F.
in WaLe. Ann., VI, p. 827. — Roc. F. in Gard. Chron., 1876, i, pp. 501, 503, fig. O1, 92; 1878, i, p. 181, fig. 33.
— Id., 1886, i, p. 12, fig. 3. — Bot. Mag, t. 6317. — Ill. Hort., XXV, p. 9,t. 301. — F1. Mag., n.s., 1876, t. 222.
— WARN. & WiLL. Orchid Album, IV, t. 151. — VEITCH Man. Orch., I, p. 17, cum xyl. — Orchidophile, 1883, pp. 736, 737, cum xyl. — Gartenflora, XLI, p. 594, t. 1383. — Bull. Soc. Tosc. Ort., 1890, p. 216, t. 0.
ette élégante espèce fut décrite par le D' Linprey dès 1833, alors que quatre autres espèces seulement étaient connues; elle ne fut introduite dans les cultures que quarante ans plus tard. L’échantillon type avait été collecté par le Colonel HALL dans la vallée de Mindo, à Guayaquil, à une altitude d'environ 1800 mètres, et envoyé à Sir Wizcram Hooker. Ce ne fut qu’en 1876 que la plante fleurit dans les cultures pour la première fois, et son introduction était due aux frères KLaBocH, neveux du fameux collecteur Rozz, qui avaient envoyé des plantes à M. W. Buzz, de Chelsea. Elle fut exposée pour la première fois à un meeting de la Société Royale d'Horticulture de Londres, le 5 avril 1876, par SPENCER BRUNTON, Esq., de Beckenham, et obtint à l'unanimité un Certificat de 1"° classe.
Vers la même époque, l'O. cirrhosum fleurit également dans la collection de Sir TREVOR LAWRENCE, Baronnet; peu de temps après, il devint relativement abondant dans les collections, et depuis lors il a toujours été hautement apprécié en raison de sa forme gracieuse, de son charmant coloris et de la facilité de sa
culture.
C'est peut-être le plus proche voisin de l'O. naevium LainpL.,
espèce du district de Santa Martha; mais il est nettement distinct par la forme de son labelle et la longueur des sépales et des pétales.
Il croît sur la Cordillère occidentale des Andes de l’Équateur entre 2° ï 5 N. et 4° S. de latitude. Dans certaines localités, il se rencontre en compagnie de l'O. Halh, et c’est de ces localités qu'a été introduit le bel Odontoglossum X elegans, hybride naturel qui provient évidemment du croisement de ces deux espèces par
une superbe
l’action des insectes.
On a observé un peu de variation tant dans la grandeur de ses fleurs et leur nombre que dans la grandeur et le coloris des macules, et deux variétés ont reçu des noms distincts.
La variété Klabochorum est une forme grande et à macules brunes plus fortes que dans le type; la variété Hrubyanum est presque blanc pur, et ne porte sur les segments que quelques traces de macules.
Le nom spécifique cirrhosum a été donné par allusion aux ailes grêles et en forme de cirrhes que porte la colonne, et la question de son épellation exacte a donné lieu à quelque discussion. Linprev, à l'origine, avait écrit ciyrhosum, et l’on a objecté que le mot grec de l’étymologie ne porte pas d’h; mais d’autres allèguent que dans la forme latinisée l'addition de l’X est nécessaire. Peut-être le procédé le meilleur est-il, dans ces conditions, de suivre l'orthographe de l’auteur, et de laisser les controversistes régler la question entre eux.
En ce qui concerne la culture, il n'y a rien à en dire, sinon qu’il réussit admirablement avec le même traitement froid qui convient à la grande majorité de ses congénères.
La variété superbum, reproduite ici, est une forme très supérieure qui fleurit chaque printemps, depuis trois ans, dans les serres de L'HORTICULTURE INTER- NATIONALE.
R. A. ROLFE
PL. CCCCXXV
CYPRIPEDIUM x GIBEZIANUM £. LiIND.
CYPRIPEDIUM DE M. E. GIBEZ
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 12.
Cypripedium X Gibesianum. Novum hybridum e Cypripedio villoso et C. venusto artificiose productum.
Cypripedium X Gibezianum LIND., supra.
4 e nom que porte cet hybride a déjà été donné à plusieurs plantes de haute valeur, et est bien connu de tous les orchidophiles; c’est # celui d'une noble femme, décédée il y a quelques mois à peine, et dont les hautes qualités, la charité inépuisable ont laissé de profonds regrets chez tous ceux qui avaient eu l’honneur de la connaître, chez les pauvres en particulier; c'est aussi le nom d’un amateur distingué, qui continue dignement la grande tradition laissée par M" G18Ez, et dont la collection peut figurer parmi les plus
charmantes et les plus choisies de France.
Le Cypripedium x Gibezianum a été produit dans les serres de M°° G18Ez,
à Sens, par la fécondation croisée du C. venustum avec le C. villosum. Il est bien intermédiaire entre les deux parents, et l’on peut même remarquer à ce propos que tous deux ont un caractère tranché qui s’imprime toujours d’une façon très apparente dans leur descendance. La plupart des hybrides issus du C. vilosum portent si bien sa marque que l’on peut l'y reconnaître à première vue; il en est de même du C. Spicerianum, du C. superbiens et aussi du C. venustum; et dans l’hybride dont nous nous occupons, l'influence de ce dernier a peut-être plutôt dominé celle du C. villosum.
La fleur a les pétales assez analogues à ceux du C. villosum, mais un peu plus courts, moins étalés à l'extrémité et d’un coloris plus foncé ; la moitié longitudinale supérieure est d'un brun acajou brillant, et la base jaune clair porte quelques points brun pourpré vif; le pavillon, qui rappelle bien plutôt le C. venustum, est d’un jaune pâle couvert de stries vertes, qui sont rougeâtres au tiers inférieur, et brun pourpré près de la nervure médiane. Le sabot, large et long, très massif, est d’un rouge brunâtre clair, avec la partie inférieure jaune verdâtre, et les lobes latéraux d’un jaune de cire brillant.
Au total, cet hybride est d'un caractère distinct et très attrayant, et/nous
paraît digne d’être compris dans les grandes collections. LEE
REMPOTAGE ET MULTIPLICATION DES ANGRAECUM, AERIDES ET VANDA
Les plantes de cette catégorie peuvent être cultivées en pots ou en paniers; et il y a lieu de bien distinguer entre ces deux procédés au point de vue de la fréquence des rempotages.
Les Aerides et Saccolabium en général réussissent bien en paniers, surtout les plantes de petite taille, et les petites espèces, comme les S. Henderson, S. miniatum, S. curvifolium, Aerides japonicum, A. multiflorum, etc. Toutefois, on ne peut pas suspendre au vitrage les plantes de grande taille, et l’on ne peut même pas toujours suspendre toutes les plantes de petite taille, car l’espace fait parfois défaut au sommet de la serre. Or, du moment que les plantes doivent reposer sur les tablettes, certains amateurs préfèrent les pots aux paniers, qui n’ont généralement pas une assiette aussi stable et aussi commode.
Quant aux plantes de grande taille (et ceci s'applique d’une façon générale aux Vanda), il y a intérêt à les mettre en paniers, parce que le compost se conserve mieux, étant plus aéré, et que le rempotage est plus facile à effectuer.
Le rempotage d’une plante d’un ou de deux mètres de hauteur, taille que les Vanda atteignent assez fréquemment, serait un peu délicat si la plante était cultivée en pot, et demanderait beaucoup de soins ; il faudrait au moins deux hommes pour maintenir la plante, la retirer de son récipient, et l’établir dans le nouveau.
En panier, au contraire, les manipulations sont faciles. Sans déplacer même la plante, on coupe les fils de laiton du panier; on ajoute au-dessus un ou plusieurs rangs de baguettes, que l’on fixe avec un nouveau fil de laiton galvanisé, et on remplit de sphagnum la partie supérieure ainsi surélevée. Cette opération suffit pour masquer la base dénudée de la tige, ce qui est ordinairement le but du rempotage.
S'agit-il de renouveler le compost du fond et le drainage, on déroule ou on coupe le fil métallique à la base, et en soulevant le panier on détache un ou deux rangs de baguettes; on enlève par en-dessous les tessons et la partie inférieure du compost; puis on remet de nouveau sphagnum, un nouveau drainage, et on rattache le panier, tel qu'il était, ou en supprimant un ou deux rangs de baguettes si l’on veut diminuer la profondeur.
L'inconvénient que présentent les paniers d’avoir un équilibre moins stable a peu d'importance quand il s’agit de ces grandes plantes que l’on ne déplace pour ainsi dire jamais, une fois qu’elles ont été installées sur les tablettes; et le cultivateur pourra faire arranger ces paniers avec plus de soin de façon à leur donner la fixité nécessaire.
Quant aux Angraecum, qui proviennent de régions différentes et réclament (Pour la Suite, voir p. 88.)
ce ñ "3
PL. CCCCXXVI
CATTLEVYA TRIANAE LIND. et RCHB. F. Var. CAPARTIANA L. LIND. CATTLEYA DE TRIANA, VARIÉTÉ DU D: CAPART
CATTLEYA. Vide Lindenia, I, p. 15.
Cattleya Trianae. Vide Lindenia, I, p. 63.
Var. Capartiana Lip. Vide supra.
4 ette belle variété, remarquable par l'ampleur de ses fleurs et leur coloris 4 foncé, notamment à la pointe des pétales, peut être considérée comme SA) un des meilleurs modèles du Cattleya Trianae (certains linguistes pensent qu'il conviendrait de dire Trsanaei), cette espèce si riche en formes splendides. Elle a fleuri cette année dans la charmante collection de M. le D' Caparr, à
qui elle est dédiée.
Je ne saurais mieux donner une idée de l'attrait de cette collection qu’en
citant la description qu’en faisait le Gardeners’ Chromicle le 21 avril dernier :
« C’est rue d'Egmont, dans un quartier actif, mais fashionable, de Bruxelles, près du Parc Léopold, que se trouve ce véritable bijou de collection d'Orchidées, contenue dans une installation élégante à l'extrémité d’un jardin de ville ordinaire. C'est à que le propriétaire, le célèbre D' CaparT, à qui son talent dans l’art de guérir a valu une si nombreuse clientèle, trouve son plus grand délassement, car aucun plaisir ne saurait égaler, dit-il, celui que l’on éprouve au milieu de plantes que l’on aime. Les premières heures du jour trouvent le savant docteur parmi ses Orchidées, et généralement sa journée se termine par une visite rendue à ses chères plantes. C'est cette attention constante et passionnée d'un homme qui a consacré sa vie à l'étude de la nature et des œuvres de la nature, tant dans le monde végétal que dans la race humaine, qui a produit l'excellent état et la vigoureuse santé de toutes les plantes qui figurent dans cette petite, mais riche collection d'Orchidées.
« La première serre dans laquelle on pénètre est une serre froide, et nous y trouvons de magnifiques exemplaires d'Odontoglossum crispum, dont trois sont superbes, et de types différents, portant des fleurs de grande dimension et de substance très ample, sur des tiges de 90 centimètres environ de longueur. L’un avait des fleurs blanc pur d'aspect cireux, de forme très plate; un autre avait les fleurs également belles, mais à pétales ondulés et toute la fleur nuancée de pourpre; le troisième avait des macules d’un riche coloris brun rougeûtre. D'autres belles variétés se trouvaient dans la même serre, et en fleurs un bel
Odontoglossum Edwardi violet; l’'Oncidium serratum, l'Ada aurantiaca et diverses espèces; un beau Masdevallia Veitchi et d’autres Masdevallia en boutons.
« Dans le compartiment central, qui est muni d’un dôme, on remarque des plantes de Laelia purpurata superbement cultivées, divers Cattleya d’une vigueur remarquable et tous bien garnis de spathes. En fleurs, d'excellents spécimens de Coelogyne cristata et C. cristata Lemoimana; une superbe plante du beau CAysis
bractescens, de belles formes de Lycaste Shinneri, Cattleya citrina, Odontoglossum
citrosmum, portant de nombreuses grappes, et beaucoup d’autres.
« Dans le troisième compartiment, la collection de Cypripedium, Phalaenopsis, Angraecum, Vanda, Dendrobium, etc., est en belle condition; un certain nombre sont en fleurs, entre autres le Phalaenopsis Stuartiana, le P. Schlleriana, des variétés de Dendrobium nobile et une plante d'Aganisia cyanea, à grandes fleurs bleu d’azur, qui prouve l’habileté du Docteur dans la culture des Orchidées, car il
soigne les plantes lui-même, et l’on sait que cette espèce est très difficile à faire
prospérer. » ES
(Suite de la page 86.)
un compost un peu plus substantiel, mélangé de terre fibreuse, nous préférons les cultiver en pots. D'ailleurs ces plantes n’atteignent pas en général une taille aussi élevée que les Vanda, et leur rempotage ne présente aucune difficulté.
La multiplication des Orchidées caulescentes dont nous venons de parler s'effectue très aisément par sectionnement des tiges. Il convient, pour plus de commodité, de choisir un morceau muni de racines. On fait la section à une certaine distance au-dessous d’une racine, et on recouvre la partie coupée de poussière de charbon de bois pour bien la cicatriser. On rempote ensuite le fragment de la façon ordinaire, et on le tient pendant quelque temps dans une obscurité relative. La plante privée de son sommet se prolonge par des pousses latérales.
On peut aussi sectionner une des pousses latérales qui se forment soit à la base, soit à une hauteur variable de la tige, en opérant dans les mêmes conditions que ci-dessus.
On peut enfin bouturer assez facilement des fragments de tige non pourvus de racines, en les rempotant et en les plaçant dans une serre assez obscure, avec une atmosphère étouffée très humide. Il suffirait même de placer la bouture sous châssis dans une couche assez épaisse de sphagnum. Les racines ne tardent pas à apparaître, et la plante rempotée peut être replacée dans les conditions
ordinaires.
G. Rivors.
(Journal des Orchidées).
ce ñ "3
PL. CCCCXXVII
MASDEVALLIA DAVISI RCHB. p
P. De Pannemaeker chrom.
A. Goossens pinx.
PL. CCCCXXVII
MASDEVALLIA DAVISI rCH8. Fr.
MASDEVALLIA DE W. DAVIS
MASDEVALLIA. Vide Lindenia, I, p. o.
Masdevallia Davisi. Aff. M. Harryanae. Dense caespitosa; foliis cuneato-ligulatis obtuse acutis valde carnosis angustis; pedunculo longe exserto, cupula perigonii recta; sepalo superiori a triangulo basi in caudam longiorem extenso; sepalis lateralibus oblongis ultra medium connatis, lobis oblongis subito ac abrupte breve aristatis ; tepalis ligulatis obtuse acutis, antice emarginatis ante unguem semi-sagittatis, bicarinatis; labello pandurato acuto, antice latiori, tricarinato, androclinii membrana serrata.
Masdevallia Davisi RcHB. F. in Gard. Chron., Il, p. 710. — Inp., V, p. 366; Xen. Orch,, III, t. 203; Bot. Mag., t. 6190.
le seul jaune pur qui existe dans les Masdevallia, et cette nuance est d'ailleurs assez rare également dans les autres genres; c’est elle qui a fait la célébrité du Caïtleya citrina.
Le M. Davisi fut découvert en 1873 par le collecteur Davis, de la maison Verrcx et fils, dans la Cordillère orientale du Pérou, à peu de distance de Cuzco.
Il se rencontre sur le flanc des montagnes à une altitude très considérable, vers 3000 à 3500 mètres, croissant dans les conditions que BUNGEROTH a si bien décrites dans le Yournal des Orchidées :
« Sur les montagnes aux flancs couverts de Sobralia de diverses nuances, dans de frais endroits ombragés, souvent arrosés par le cristal d’un petit cours d’eau, on trouve, au milieu des Fougères, des Adiantum, etc., de larges touffes de Masdevallia. Les indigènes les appellent banderitas (petites bannières), parce qu'ils apparaissent à distance comme autant de petits pavillons se dressant au milieu des frais et beaux feuillages qui les entourent.
« Les nombreuses espèces qui composent ce genre ne se plaisent pas en plein soleil ni en pleine lumière. La plus grande partie d’entre elles sont terrestres, et vivent parmi les mousses fraîches et les petites Fougères, généralement sur les bords de petits ruisseaux rapides et froids, dans des bois ombreux.
« Un petit nombre d’espèces, à belles fleurs de moyenne taille, se rencontrent dans des endroits plus élevés, dans un sol argileux et mélangé de petites pierres, exposées à une lumière plus abondante; enfin un faible nombre croissent sur les branches des chênes à feuillage persistant, Quercus Humboldt.
« Les Masdevallia sont, comme on sait, des Orchidées des régions élevées ; ils ne descendent jamais à une altitude très basse; par suite ils réclament une
température identique à celle de la plupart des Odontoglossum, dont ils se rapprochent d’ailleurs étroitement au point de vue des districts dans lesquels on les collecte. Leurs nuances extrêmement foncées et éclatantes, que le pin-
ceau des artistes n'est guère parvenu à rendre fidèlement, donnent à la plupart d’entre eux un intérêt particulier, et il est rare de rencontrer, dans les parties élevées de la Cordillère Sud-Américaine, une fleur dont le coloris pénétrant arrête l'attention et excite l’admiration autant que les Masdevallia.…
« Les Masdevallia, en somme, méritent certainement de figurer dans toutes les collections choisies d’Orchidées, et contribuent à en augmenter notablement la beauté et l'importance par les variations infinies qu'ils présentent au point de vue de la forme et du coloris. »
ce ñ "3
RAS ANS en MAS RS D dé M D per eee
PL. CCCCXXVIII
LAELIO-CATTLEYA x CAUWENBERGHE! L. LIND,
LAELIO-CATTLEYA DE M. VAN CAUWENBERGHE
LAELIO-CATTLEYA. Vide Lindenia, VII, p. 25.
Laelio-Cattleya X Cauwenberghei L. Lin. infra.
= es importations récentes, et spécialement celles des deux ou trois VA dernières années, ont révélé dans certaines espèces déjà très célèbres du ! Brésil des variations très étendues et d’une beauté exceptionnelle.
Il en est ainsi notamment du Laelia purpurata et du Laelia ou, pour suivre les auteurs récents, Laelio-Cattleya X elegans, qui ont révélé des variétés si riches et si nombreuses que l’amateur est embarrassé de savoir laquelle il doit le plus admirer.
Le Laeho-Cattleya X elegans, dont la Lindemia a déjà reproduit plusieurs variétés remarquables, a sans doute contribué à engager les semeurs à pousser leurs tentatives dans la voie du Laelin purpurata, l’une des espèces les plus splendides parmi les Orchidées à grandes fleurs, et aussi l’une de celles qui impriment le mieux leur cachet particulier dans leur descendance. On peut dire qu’en même temps il a contribué à faire apprécier davantage une autre section moins brillante, celle du Catlleya guttata, dont le caractère apparaît bien dans certaines formes de l’hybride naturel dont nous parlons.
Le Laelio-Cattleya X Cauwenberghei appartient assurément au même groupe, mais il se distingue tout particulièrement par la grandeur et le coloris clair, nuancé de jaunâtre, de ses segments floraux; quoique sa parenté n'ait pas été exactement notée, nous n’éprouvons guère d’hésitation à lui assigner comme origine le croisement Caëtleya granulosa X Laelia purpurata? I] se rapproche de la première espèce par la forme et la forte substance de ses sépales et de ses pétales, leur coloris de fond jaune légèrement olivâtre, relevé de points pourpres, la largeur de l'extrémité des pétales et leur légère ondulation sur les bords, enfin la forme du lobe antérieur du labelle, dont le coloris toutefois est beaucoup plus chaud et plus riche, et l'ampleur supérieure.
Ainsi que nous le disions plus haut, on pourrait trouver des formes approchant de celle que nous figurons dans le groupe des Laeho-Catileya X elegans, dont les limites d’ailleurs sont si incertaines; le L. X elegans Nyleptha, notamment, qui a fleuri en Angleterre il y a quelques années, doit présenter un peu les mêmes tendances, si nous en jugeons par les descriptions qui en sont données; mais aucune, à notre connaissance, n’a cette ampleur de formes,
cette allure imposante et ce gracieux coloris.
Le L. x Cauwenberghei a fleuri pour la première fois dans les serres de L'HoRTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles, en 1803. Il est dédié à l’un des jardiniers-chefs les plus anciens de cet établissement, qui compte actuellement vingt années de loyaux services sous nos ordres.
| LÉ Er
COCHLIODA NOTZLIANA
Le Gardeners Chronicle, dans son numéro du 26 mai dernier, publiait la note suivante à propos de cette Orchidée :
« Maintenant que cette superbe nouveauté devient mieux connue dans les cultures, ses mérites réels sont de mieux en mieux constatés. Comme dans la plupart des espèces d'Orchidées, certaines variétés sont considérées comme plus belles que les autres, mais on ne peut pas dire qu’il y en ait une mauvaise dans le nombre. La plante est de petite taille et d’un port délicat, et paraîtrait encore bien fournie alors même qu’elle produirait des fleurs beaucoup moins remarquables que celles des variétés les moins bonnes. La meilleure variété que nous ayons vue est celle que M. W. C. CLarx, de Sefton Park, Liverpool, a eu l’obligeance de nous adresser. C’est une ravissante inflorescence de six fleurs, ayant chacune 4 ‘/, centimètres de largeur, d’un coloris vermillon brillant nuancé d’orangé..….. »
Nous pouvons ajouter que quand cette plante est bien cultivée, elle produit des inflorescences longues et portant un grand nombre de fleurs, d’un effet décoratif très remarquable. Un connaisseur qui a visité récemment la collection de M. DALLEMAGNE, à Rambouillet, nous cite parmi les plantes qu'il a le plus admirées dans cette belle collection un superbe spécimen de Cochlioda Nôtzliana, tout couvert de grappes de fleurs très grandes. Le vif coloris de cette espèce est particulièrement splendide à la lumière; il offre alors des reflets soyeux et un ton chaud incomparable. Aussi le C. Nôützliana rend-il de très grands services
pour la fleur coupée.
ce ñ "3
pis
PL. CCCCXXIX
ODONTOGLOSSUM CRISPUM mor. var. OCELLATUM norr.