ODONTOGLOSSUM À LABELLE EN FORME DE CŒUR, VARIÈËTÉ DORÉE
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.
Odontoglossum cordatum. Pseudobulbis oblongis compressis diphyllis; foliis late-oblongis planis acutis scapo squamis carinatis vaginato brevioribus ; racemo stricto disticho ; bracteis navicularibus acuminatis membranaceis ; sepalis petalisque lineari-lanceolatis acuminatissimis; labello cordato acuminatissimo, integerrimo, appendice unguis carnosa apice biloba basi utrinque dente unico aucto, columna pubescente clava subaptera.
Odontoglossum cordatum LiNDL. in Bot. Reg., 1838, Misc. 90, et 1845 Misc. 60, n° 33. — KNOWL et WESTC., Flor. Cab., t. 100. — PAXTON Mag. of Bot,, XIII, p. 147. — LINDEN Pescatorea, t. 26. — BATEM. Monogr. Od., t. 25. — Gartenfl., t. 356. — WILLIAMS Orch. Alb., IV, t. 186.
Var. aureum HorT., WiLLiAMS Orch. Alb., XI, t. 480.
’Odontoglossum cordatum est une des espèces les plus anciennes du genre. Il fut introduit pour la première fois par M. GEorGE BARKER, de Bir-
mingham, et fleurit dans sa collection pour la première fois en 1838, mais il ne tarda pas à disparaître des cultures, subissant en cela le même sort que beaucoup d’'Orchidées de serre froide auxquelles on ne savait pas à cette époque donner le traitement qui leur convenait. Ce n’est qu’en 1854 qu'il fut réintroduit définitivement dans les cultures, par M. J. LiNDEN, et qu'il se répandit dans les collections.
Ainsi que le faisait remarquer l’auteur de la Pescatorea en décrivant l'O. cordatum, cette espèce est très voisine de l'O. maculatum, dont l’histoire est à peu près la même, car il fut également introduit pour la première fois par M. GEORGE Barker, de Birmingham, puis perdu pour les cultures et réintroduit par M. LiNDEN.
L'O. cordatum se distingue cependant de l'O. maculatum par son port, la longueur plus grande et la largeur moins grande de ses sépales et de ses pétales, la forme plus acuminée et le coloris différent de son labelle.
L'espèce type a les sépales brun rougeâtre nuancés de jaune vers les pointes, et ornés de deux ou trois lignes transversales jaunes à la base, les pétales jaune pâle relevés de gros points rouge brunâtre, et lavés de brun aux pointes, et le labelle blanc ou jaunâtre maculé de brun à la pointe et le long de la ligne médiane à partir de la base. /
La variété aureum se distingue par un coloris pâle et presque entièrement jaune soufre, sur lequel les macules du type n'apparaissent que très faiblement, avec une teinte olivâtre pâle. C'est donc une sorte d'albinos, analogue à la forme d’Odontoglossum Insleayi qui a été figurée dans le présent ouvrage sous le
nom de variété Jmschootianum, et a la forme d’O. Schlieperianum qui a reçu dans les cultures le nom de xanthinum.
L'O. cordatum est originaire de l'Amérique centrale, entre la partie méridionale du Mexique et le nord du Guatemala. C'est donc une espèce qui demande un peu moins d'air et de fraicheur que les Odontoglossum colombiens.
IBÉAÉS
(Suite de la page 94.)
qui ont succédé au premier parasite, mais ce ne sera plus le parasite lui-même, dont il ne restera que des spores.
Il nous reste à parler du moyen de combattre les champignons.
Ces parasites se développent ordinairement lorsque les serres sont trop chauffées, ou lorsqu'elles sont trop froides, ou surtout quand l’air y est trop renfermé, et chargé d’une humidité stagnante. Pour éviter les champignons, il faut donc aérer le plus possible, maintenir la température dans les limites voulues, et observer en un mot les précautions générales qui rentrent dans ce qu’on appelle une bonne culture.
D'autre part, comme on ne peut pas éviter complètement l'introduction des champignons dans la serre, on doit visiter les feuilles de temps en temps, les laver avec de l’eau ordinaire ou mélangée d’un peu de nicotine; celles qui paraissent attaquées seront lavées avec de l’eau contenant un peu de sulfate de cuivre, sel qui est le meilleur spécifique en pareil cas. Enfin celles qui sont gravement atteintes, et sur lesquelles les taches noires entament et creusent la surface, doivent être coupées et brûlées pour éviter la reproduction des champignons.
On devra avoir soin de ne pas secouer ces feuilles en les coupant, et de les transporter en les enveloppant de papier, pour que les spores ne se détachent pas, car elles se répandraient sur les autres plantes et propageraient le mal.
Enfin, l’on doit éviter de laisser sur les tablettes ou sous les tablettes des feuilles mortes ou d’autres débris végétaux en décomposition, qui constituent une source d'infection
très dangereuse. À ce point de vue, la propreté a une importance capitale.
Comte DE MoRaAN.
ce ñ "3
LINDENIA PL. CCCCXXXI
CYPRIPEDIUM GODEFROYAE Goperr. var. LEUCOCHILUM xorr.
A. Goossens pinx. P. De Pannemaeker chrom.
PL. CCCCXXXI
CYPRIPEDIUM GODEFROYAE copzrre. var. LEUCOCHILUM worr. CYPRIPEDIUM DE M GODEFROY, VARIÉTÉ A LABELLE BLANC
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, 1, p. 17.
Cypripedium Godefroyae GoDEr., in Orchidoph., t. 830. — Flor. and Pom., 1884, p. 37. — The Garden, XXVII, t. 492. — WILLIAMS Orch. Alb., IV, t. 177. — Bot. Mag., t. 6876. — Gard. Chron., XXIII, p. 49, cum ic. xyl. — VEITcH, Man. of Orchid. PL, IV, p. 27.
Var. leucochilum HorTt., Gard. Chron., XV (1894), p. 717; Id., p. 815, cumic. xyl.
#4 e Cypripedium Godefroyae est une espèce très intéressante et très belle, appartenant à une petite section très distincte d’allure et de coloris, qui # comprend les C. bellatulum, C. concolor et C. miveum.
Il fut découvert vers 1876 par un anglais nommé Murrow, qui vendit à M. Goperroy, horticulteur à Argenteuil, les plantes qu'il avait collectées ; mais M. Murton étant mort avant de les avoir expédiées, les plantes furent laissées aux soins d'un autre anglais nommé ALABASTER, qui envoya les premières introductions de cette espèce à M. Goperroy et aux Jardins Royaux de Kew. La première floraison se produisit à la fin de l’année 1884 dans les collections de M. le baron DE RorTHscxiLp, à Ferrières, et de M. Lez, à Leatherhead.
” Le C. Godefroyae est originaire d’une petite île rocheuse, située près de l’île Champon, à la partie septentrionale du golfe de la Malaisie. Il paraît, d’après le journal The Garden, qu’il croît uniquement sur la partie occidentale de l’île, c’està-dire qui fait face à la péninsule malaise, et jamais vers l'Est. Certains pieds ont été collectés à une altitude de 5 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, d’autres à 24 mèêtres au-dessus, ainsi qu’à des altitudes intermédiaires. Dans cette situation, les plantes sont dans l’ombre jusque vers 10 heures du matin, et ensuite exposées aux rayons directs du soleil tropical pendant tout le reste du jour.
Le C. Godefroyae est assez variable, et à ce point de vue il établit une transition assez curieuse entre les autres espèces du groupe auquel il appartient. Certaines de ses variétés ressemblent de très près au C. bellatulum, quoique d'ordinaire il ait les segments floraux assez différents, surtout les pétales, qui ont les bords ondulés et le sommet émarginé. Par le feuillage, d’ailleurs, il se différencie très nettement de cette espèce. Son port est à peu près identique à celui du C. niveum, à ce point qu'il est difficile de distinguer les deux plantes entre elles ; mais les deux fleurs sont très différentes.
Le C. Godefroyae a un coloris très analogue à celui du C. bellatulum ; il a les pétales et les sépales d’un blanc crême, chargés de gros points pourpre brunûtre,
plus volumineux à la base, et disposés plus ou moins en lignes parallèles à la nervure médiane.
La variété leucochilum, que nous figurons dans la planche ci-contre, a fait son apparition au mois de juin dans la collection de M. KR. I. Mrasures, de Camberwell (Angleterre); elle est distincte et très remarquable. La fleur de M. Measuress, dont le Gardeners’ Chronicle a publié dans son numéro du 30 juin une belle photogravure, avait une grande ressemblance avec le C. bellatulum, et démontrait bien, comme le faisait remarquer le Gardeners Chronicle, que la ligne de démarcation qui sépare certaines formes extrêmes de ces deux espèces est excessivement fine ; toutefois elle présente cette particularité, qui a fait donner le nom de la variété, que la face antérieure du labelle est entièrement blanc crème, sans macules, tandis que l’intérieur du sabot et le staminode portent un grand nombre de petits points pourpres.
La fleur de M. MEAsuRESs présentait encore une autre particularité curieuse, mais qui n’existe pas dans notre modèle ; elle avait le labelle prolongé au sommet en une petite pointe ; ce phénomène est à peu près constant sur la même plante, paraît-il, mais d’autres plantes de la même importation ne l’ont pas produit.
La plante qui a servi de modèle à notre reproduction a fleuri tout récemment dans la collection de M. Houzsau DE LEHAïE, de Mons, membre de la Chambre des Représentants de Belgique. Elle a figuré à l'Exposition d’horticulture de Mons, où elle a excité le plus vif intérêt. Re