LYCASTE CINNABARINA ROLFE LYCASTE VERMILLON
LYCASTE. Vide Lindenia, IV, p. 21.
Lycaste cinnabarina. Pseudobulbi ovoideo-oblongi 8,5 cm. longi. Folia lanceolato-v. elliptico-oblonga, subacuta, basi attenuata, 70 cm. longa, 13 cm. lata. Scapi circa 15 cm. alti, vaginae 3-4 cm. longae. Sepalum posticum lanceolatooblongum, subobtusum, 6-8 cm. longum, 2 cm. latum ; lateralia falcata, caeteris similia ; mentum obtusum, 1 cm. longum. Petala elliptico-oblonga, subobtusa, basi attenuata, 6 cm. longa, 2 cm. lata. Labellum elliptico-oblongum, = obscure trilobum, basi attenuatum, 4 cm. longum, lobis lateralibus parvis rotundatis obtusis, intermedio orbicularioblongo, obtuso v. emarginato undulato denticulato, callo magno carnoso truncato. Columna clavata, Lycaste cinnabarina ROLFE in Orchid Review, I, p. 303.
écouvert par WarscEwicz aux sources du Maranon (Pérou), en 1853, ce beau Lycaste fut compris dans le catalogue de la vente Warscewicz sous le nom de Maxillaria cinnabarina Lanpr., et mentionné comme « une nouvelle espèce à fleurs jaunâtre pâle, à labelle richement coloré de rouge abricot. » Toutefois cette note paraît se rapporter à des échantillons secs, non
à des plantes vivantes.
Il est intéressant de voir cette espèce aujourd’hui introduite, grâce à MM. Lanpew, de L'HoRTICULTURE INTERNATIONALE, Bruxelles, qui l’ont reçue du Pérou, et dans les serres de qui elle a fleuri récemment.
L'espèce est alliée au L. mesochlaena Rens. Fr. et au L. gigantea Lanpz. La forme des sépales et des pétales, ainsi que leur coloris vert jaunâtre pâle rappelle beaucoup le premier ; mais le labelle est tout à fait différent à ces deux points de vue. Les lobes latéraux sont petits et arrondis, et même presque rudimentaires, au lieu d'être oblongs et bien développés. Le coloris, au lieu d’être semblable à celui des pétales et sépales, est abricot foncé ou orange clair, formant un élégant contraste avec les pétales et sépales. Le lobe antérieur est ondulé et légèrement denticulé, surtout sur les côtés. Le L. gigantea a les tiges florales longues, les sépales et pétales plus longs et plus aigus; en outre, la bractée est trois fois plus longue que l'ovaire.
Plusieurs des espèces péruviennes de Warscewicz sont restées presque inconnues pendant de longues périodes après leur première découverte, et leur réapparition est certes très intéressante. L'Odontoglossum praestans, figuré il y a / quelque temps dans cet ouvrage, est une autre de ces plantes de WarscEwWicz, sur lesquelles on savait très peu de chose avant leur réintroduction.
Le Lycaste cinnabarina réussira sans doute avec le même traitement que ses alliés, et, grâce au vif contraste de ses couleurs, il constituera probablement
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une acquisition très appréciée au groupe des Lycaste à labelle cilié, L. costata Linz, L. mesochlaena Reus. Fr. (souvent cultivé sous le nom précédent), L. fulvescens Hook., L. gigantea Linpz., L. lanipes Lino, L. hnguella Rens. Fr. et deux ou trois autres espèces qu'on rencontre plus rarement dans les cultures.
R. À. Rorre.
(Suite de la page 22.)
nous tenir constamment sur nos gardes. Pendant le jour, il est extrêmement dangereux, car il se blottit dans les troncs d’arbres..…., et guette sa proie. » « Il fallait entretenir constamment de grands feux, » etc. « Le séjour favori des Protocrypta ferox semblait être parmi les masses de feuillage où croissait l’Eulophiella. Là ils étaient nombreux. » « Danger lerrifiant. » « IlLy a aussi des hippopotames gigantesques et des rhinoceros fossiles à Madagascar ; j'en ai trouvé dans certains endroits, et d’après leurs ossements, als doivent être près de six fois aussi grands que nos éléphants. »
La vérité est qu’on n’a jamais découvert d’ossements de rhinoceros à Madagascar, et les os de l'hippopotame qui est disparu indiquent un animal « de dimensions assez petites. » C'est uniquement dans l'intérêt de la vérité, et parce qu’on a fait tant de bruit autour de ces aventures dans tant de journaux anglais, que je vous écris ces lignes. Pour moi, le seul fait sérieux dans cette histoire c’est que M. HAMELIN a découvert une Orchidée nouvelle et intéressante, à un endroit de Madagascar, probablement au sud ou sud-ouest, où les explorations présentent quelque danger.
Agréez, etc.
R. Baron.
Antananarivo, Madagascar, 12 septembre.
La lettre ci-dessus se passe de commentaires. On voit aujourd'hui combien nous avions raison de dire que l’histoire des importations de l’Eulophnella Ehsabethae, telle que la donnait la firme anglaise, était fantaisiste.
Il est curieux de noter, d'autre part, que plusieurs centaines de ces plantes — presque toute l'importation de M. HAMELIN, qui on le sait, n’a pas découvert cette plante, — sont retournées en France, et nous ont été offertes récemment.
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CATTLEYA. Vide Lindenia, I, p. 15.
Cattleya velutina. Pseudobulbi elongati, teretes, graciles, diphylli, 30-46 cm. longi. Folia oblonga v. lanceolatooblonga, obtusa, 10-12 poll. longa. Spatha lineari-oblonga, subacuta, 2 1/2-3 poll. longa. Racemus 2-4 florus. Sepala lanceolato-oblonga, acuta, apice recurva, posticum 6-7 cm. longum, lateralia falcata, 5 cm. longa. Petala falcata, elliptico-oblonga, obtusa, basi attenuata. Labellum panduratum 5 cm. longum, lobis lateralibus parvis semiorbicularibus, intermedio orbiculari v. reniformi-orbiculari obtuso v. emarginato undulato, disco omnino velutino. Columna arcuata, 2 cm. longa. È
Cattleya velutina RCHB. F. in Gard. Chron., 1870, p. 140 et p. 1373. — ID., 1872, p. 1250, fig. 288, 289. — War. & WiLL. Orchid Album, I, t. 26. — VEiTcH Man. Orch., II, p. 87. — RoOLFE in Gard. Chron., 1880, i, p. 802 et ii, p. 401.
Var. Lietzei REGEL in Gartenflora, XXXVII, p. 49, t. 1265.
e beau Cattleya fut décrit pour la première fois en 1870, d’après une
te plante qui fleurit dans la collection de Josepx BrooME, Esq., à Didsbury
| près Manchester. Il était mentionné comme provenant d’un lot de plantes
pliée par un collecteur, dont le quartier général était installé à Rio. On lisait dans la description : « c'est une nouveauté très intéressante et très compliquée. L'appareil pollinique est très régulier, comme dans tous les Epidendrum. Ainsi, si c’est un hybride, c'est du moins un hybride issu de Cattleya authentiques. S'il nous était permis de formuler une hypothèse, nous serions porté à penser qu'il peut provenir du Cattleya Walheriana GARDN. (bulbosa Linpz.) et du C. Schilleriana Reus. Fr. » Nous lisons également dans la description que les fleurs répandaient un parfum assez puissant pour remplir toute la serre dans laquelle elles se trouvaient; elles étaient d’un vert olive avec quelques taches pourpres rangées en lignes, et le labelle jaüne, rosé en avant, avec des veines pourpre foncé, et entièrement velouté.
Peu de temps après, une variété beaucoup plus belle fit son apparition dans la collection du Consul Scuizrer, à Hambourg; elle avait les sépales et les pétales orange clair, couverts de nombreuses taches et stries pourprées. REICHEN- BACH faisait remarquer alors que si la plante était un hybride, le Catlleya bicolor pourrait être un de ses parents. « Nous conseillerons, ajoutait-il, à tous les possesseurs de Cattleya bicolor et spécialement de plantes introduites récemment, de ne pas se défaire de leurs plantes avant qu'elles aient fleuri, car ce serait une agréable surprise de constater plus tard qu’une plante qu’on supposait appartenir à cette ancienne espèce est en réalité un bijou de premier ordre comme celui-ci. »
En 1873, une autre plante fit son apparition dans la collection de
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E. G. Wkricrey, Esq., de Broad Oaks, Bury, Lancashire; d’après ReICHENBACH, elle était absolument semblable à la forme originale.
Le C. velutina resta pendant beaucoup d’années excessivement rare, puis d’autres importations en furent faites. En 1887, MM. Verrcx le mentionnaient dans les termes suivants : « Considéré comme un hybride dont l’origine a fait l’objet de diverses hypothèses, mais qui, d’après les apparences les plus frappantes, doit être issu du Cattleya bicolor et d’une des formes de C. guttata, avec lesquels il a été importé... Des importations récentes de ce Cattleya, provenant du Brésil, prouvent qu'il existe en quantités beaucoup moins restreintes que les plantes que l’on considère comme des hybrides; aussi peut-on lui attribuer un rang spécifique. »
En 1889, pour la première fois, j'eus l'occasion d'examiner des fleurs vivantes, et j'écrivis : « Je ne puis trouver aucune trace d’origine hybride, et je crois que c’est une espèce type et très distincte, qui ne se rapproche d'aucune autre en ce qui concerne la forme particulière du labelle. »
On voit par ce qui précède que ce beau Cattleya a été considéré pendant de longues années comme d’origine très douteuse. Je ne puis concevoir comment il ait jamais pu être considéré comme un hybride naturel, car il n'existe pas d'espèces dont la combinaison pourrait produire un labelle comme celui du C. velutina, et la même observation s'applique aux pétales et sépales. La rareté apparente de la plante a peut-être fourni une base à cette hypothèse, mais la rareté par elle-même n'est pas un indice, autrement le remarquable Caféleya iricolor Rons. F. pourrait être considéré comme un hybride naturel, car pendant près de vingt ans il n’a été connu que par une ou deux plantes. Mais ici encore on peut noter qu’il n'existe pas de combinaison capable de produire un hybride analogue. Comme le C. velutina, il est probablement assez répandu dans son habitat inconnu, qui sera sans doute découvert tôt ou tard; et la plante sera alors plus fréquente dans les cultures. Le Cattleya Dormaniana Rens. Fr. est encore une plante qui a été considérée pendant longtemps comme un hybride naturel, sans que cette supposition fût basée sur des raisons meilleures.
Revenons au Cattleya velutina. Un coup d'œil sur notre planche donnera, mieux que la plus longue description, une idée de la beauté des sépales et pétales maculés et du labelle orné de veines en éventail.
Pour la culture, il réussit sous le même traitement que les C. bicolor, C. granulosa et autres Cattleya brésiliens.
R. À. RoLFE.
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