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CYMBIDIUM LOWIANUM rcus. r. var. SUPERBISSIMUM :n. CYRRIRÈNIUM DE LOW, VARIÉTÉ MAGNIFIQUE
CYMBIDIUM. Vide supra, p. 13.
Cymbidium Lowianum. Racémo C. gigantei, labello tamen trifido, laciniis lateralibus angulatis, lacinia antica cordato-triangula expansa, non undulata; callis in ipso disco ante basin laciniae anticae crassis triangulatis; caudiculae cruribus divaricatis aristaeformibus. Flores viriduli brunneo striati. Labellum albido flavidulum, disco laciniae anticae purpureo, margine angustissime flavidulum. Calli antice purpureo lavati. Maculae quaedam purpureae in labelli basi, Columna ima basi purpureo maculata.
Var. superbissimum. Floribus magnis, labelli lobo anteriore splendide purpureo-aurantiaco maculato.
Cymbidium Lowianum RcHB. F. in Gard. Chron., 1870, i, p. 332. — Floral Mag., n.s., t. 353.
Cymbidium giganteum var. Lowianum RCHB. Fr. in Gard. Chron., 1877, i, p. 685.
peu incomplets, sous le nom de C. un var. Lowianum. Il fleurit
pour la première fois en 1879, et c’est alors que le célèbre orchidographe lui donna son nom spécifique actuel; voici dans quels termes il le décrivit :
« C’est une très belle nouveauté à mon avis. Il prend place près du Cymbidium
« giganteum Wazz. et du C. longifolium Don.; mais les deux callus courts et
« abrupts du disque du labelle, la lacinie antérieure du labelle cordée non
« ondulée, et les queues courtes étroites divariquées de la caudicule lui donnent
« les droits les plus sérieux à être considéré comme une excellente espèce, bien « distincte... Le labelle ne porte pas de cils, ni de lignes velues allant du disque « à la partie antérieure, ni de lacinie médiane ondulée. Les fleurs sont grandes « et ont les sépales et pétales verts, avec quelques lignes brun sépia clair sur « les nervures les plus marquées. Ces organes pâlissent graduellement, et passent « au vert jaunâtre. Le labelle est jaune blanchâtre, le disque de la lacinie anté- « rieure est pourpre à sa naissance, puis marron pourpré brunâtre, avec une « bordure pâle très étroite, et la base du labelle porte quelques taches pourpres. « Les callus sont lavés de pourpre à leur partie antérieure. La partie antérieure « de la base de la colonne porte quelques petites macules…
« Je suis informé que cette espèce met très longtemps à épanouir ses fleurs ; « il en est de même, comme on sait, du C. Hookerianum. »
La plante fut exposée le 11 mars au meeting de la Société Royale d'Horticulture de Londres, où elle obtint un Certificat de 1° classe. Depuis lors, elle a été répandue en grand nombre dans les cultures, et c’est actuellement l'espèce la plus populaire du genre. Elle est de croissance vigoureuse, et forme de forts
spécimens qui produisent un effet très décoratif par leur élégant feuillage fort allongé, et surtout par leur abondante floraison. Chaque racème porte de seize à vingt-deux ou vingt-quatre fleurs.
La variété que nous figurons ici se distingue par le coloris du lobe antérieur du labelle, beaucoup plus vif que d'habitude; c’est un superbe rouge cuivré pourpré très foncé sur les bords, et contrastant d’une façon très élégante avec le coloris des autres segments.
Cette variété a fait son apparition cette année dans les serres et parmi les importations de L’HorTICULTURE INTERNATIONALE, de Bruxelles.
Le C. Lowianum, ainsi que la présente variété, est originaire de la Birmanie. Il fleurit au printemps, du mois de mars au mois de juin, et ses fleurs se conservent très longtemps, comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart de celles qui sont lentes à s'épanouir.
La culture du C. Lowianum est facile ; les échecs qu'éprouvent parfois quelques cultivateurs proviennent presque toujours de ce qu'ils soumettent cette plante à une température trop élevée — erreur qui s'explique facilement, étant donné le lieu d’origine de l'espèce; mais quoique le Cymbidium Lowianum provienne des régions tropicales de l'Asie, il demande une température assez modérée, c'est à dire celle d'une serre tenant à peu près le milieu entre la serre tempérée et la serre chaude, et surtout une atmosphère assez légère, renouvelée toutes les fois que le temps le permet.
Le compost doit être assez substantiel et arrosé, à intervalles éloignés, d’un peu d'engrais très dilué; en effet les Cymbidium, quoiqu'étant à proprement parler des épiphytes, ont une végétation assez analogue à celle des Orchidées terrestres, et se rencontrent généralement dans les cavités des vieux arbres ou dans des creux de rochers remplis de mousse et de détritus végétaux.
Le C. Lowianum doit recevoir des arrosages abondants pendant la saison de végétation. Comme il se développe assez rapidement, il est bon de rempoter
les plantes à peu près tous les deux ans. Cette espèce se multiplie facilement par division.
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ZYGOPETALUM GRANDIFLORUM nes.
ZYGOPETALUM À GRANDES FLEURS
ZYGOPETALUM. Vide Lindenia, II, p. 43. :
Zygopetalum grandiflorum. Pseudobulbi ovati, lucidi, diphylli. Folia valde coriacea, lanceolata, acutissima. Scapi basilares, breves, 2-5-flori. Bracteae ovato-lanceolatae, acutae, Sepala lanceolata, acuminata, patentia, subaequalia. Petala sepalis similia. Labellum brevissime unguiculatum, articulatum, trilobum, lobo intermedio late orbiculari-ovato denticulato apice acuminato recurvo, lateralibus erectis semiovato-oblongis denticulatis, crista carnosa transversa spinoso-denticulata. Columna arcuata, alis rotundato-oblongis truncatis denticulatis.
Zygopetalum grandiflorum HEMSL. Biol. Centr. Amer., III, p. 251. — VEITCH Man. Orch., IX, p. 52.
Galeottia grandiflora Rica. et GAL. in Ann. Sc. Nat., sér. 3, III, p. 25.
Batemania grandiflora RcHB. F. in Bonplandia, IV (1856), p. 323. — ID. in WaALP. Aun., VI, p. 555. — Bot. Mag., t. 5507.
oici une espèce fort remarquable, et que l’on rencontre très rarement dans les cultures. Elle fut décrite à l’origine par RicHarD et GALEOTTI, DRAP E| sous le nom de Galeothia grandiflora, d’après des échantillons secs Co par ce dernier au Mexique.
Elle fut ensuite rencontrée dans la Ne Grenade par les collecteurs de M. J. LiINDEN, qui en introduisirent des plantes vivantes en Europe. Une des premières personnes qui cultivèrent cette espèce fut feu M. Sicismonp Rucxer, de West Hill, Wandsworth, dans la collection de qui elle fleurit en 1865 (toutefois ce n’était probablement pas la première fois) et elle fut alors figurée
dans le Botamcal Magazine.
M. BLancanEAUx la rencontra également dans le Honduras britannique, en avril 1887, et en envoya des échantillons secs à MM. James Verrcx et fils, de Chelsea.
D’après les renseignements fournis par M. BLANCANEAUX, il trouva la plante en pleine floraison, à une altitude de 1200 mètres, à une température de 10 à 30° cent. Elle croissait sur un arbre qui surplombait un torrent dans un endroit entièrement ombragé, et un Stanhopea, auquel elle ressemblait un peu comme port, croissait également en abondance dans la même localité. Ce renseignement est intéressant au point de vue des indications qu'il fournit sur le traitement nécessaire à ces plantes.
L'espèce semble être largement répandue, car il paraît qu’ une récente importation en a été faite du Pérou septentrional où M. BuncGerorH 1e rencontrée dans la province de Truxillo.
C'est une espèce assez anormale, rapportée à la section Huntleya avec les
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autres espèces de Batemania décrites par ReicHENBACH, quoiqu'elle diffère de ses alliées par la présence de pseudobulbes et d’une inflorescence composée de deux à cinq fleurs. Ses tiges florales sont très courtes, et ses fleurs ont 7 1/2 centimètres de diamètre.
Les pétales et sépales sont vert clair avec cinq à sept lignes longitudinales brun-rouge. Le labelle porte de petites dents aiguës sur ses bords, et est blanc avec des lignes rouge pourpre en relief, également denticulées. La crête est semi-circulaire, jaune orange avec de nombreuses côtes rayonnantes rouge brun, dont chacune se termine en avant en une dent épineuse.
En ce qui concerne sa croissance, on connaît très peu de chose, sinon que cette espèce vit à l’état sauvage en compagnie des Stanhopea, et par suite s’'accommode probablement du même traitement.
R. À. Rorre.
PUÉOPENELEA PLIS APE FEENE
Le Standard, de Londres, publie dans son numéro du 23 octobre dernier, la lettre suivante, du Rév. R. Baron, le missionnaire et explorateur bien connu :
MonsIEUR LE DIRECTEUR,
Le Standard du 25 juillet renferme la traduction d’une lettre adressée à MM. Sanper, de St. Albans, les cultivateurs d’Orchidées bien connus, par M. HAMELIN, l’importateur de la nouvelle Orchidée de Madagascar, l'Eulophiella Elisabethae. Comme j'ai habité à Madagascar pendant plus de vingt ans, que j'ai voyagé dans l’île probablement plus qu'aucun autre Européen, et que j'ai collecté des milliers de plantes au nord, au sud, à l’est et à l’ouest, je me trouve forcé de vous écrire à ce propos.
Je ne puis dire si la lettre en question était destinée à obtenir un prix élevé pour cette Orchidée, mais ce qui est certain, c’est qu’un grand nombre, ou plutôt la plupart des faits racontés par ce monsieur, sont quelque peu imaginaires.
On a entouré le collectage de cette Orchidée d’une atmosphère de mystère et de danger qui rend l’histoire absolument incroyable pour quiconque connaît Madagascar. Le récit est bourré de phrases dans le genre de celles-ci : « L'Eulophiella Elisabethae n'existe à peu près plus actuellement. La plante pousse dans une localité interdite aux Européens. F'avais un privilège spécial qui m'était accordé pour pénétrer dans ces régions, etc. » « Cette plante ne pousse que dans une are très limitée » (je crois qu’il dit quelque part « #7 marécage) ».…. au sommet des arbres les plus élevés. » « Sous la surveillance spéciale de mon frère consanguin..… pour empêcher l'extinction totale de l'espèce. » « Les amateurs peuvent être assurés qu'aucune plante de cette espèce ne peut être ow ne sera importée. » « Il faut surmonter d'énormes difficuités et des dangers de toute sorte avant de pouvoir même arriver au pays où elles poussent. » « F'ai eu de nombreux obstacles à surmonter, et j'ai été obligé de faire d’enormes sacrifices et des dépenses effrayantes, etc.» « Un amateur qui payerait cent shillings (125 francs) pour une plante ne couvrirait pas les frais. Sans parler des dangers auxquels était constamment exposée ma vie, et la vie de ceux qui m'accompagnaient — non seulement notre troupe courait le risque d’être étranglée par les tribus féroces et hostiles, sort qui échut à beaucoup de pauvres diables de notre expédition, mais nous avions à lutter presque nuit et jour contre les animaux sauvages habitant les forêts préhistoriques. Le plus terrible de tous est le Protocrypta ferox Madagascariensis (sic), contre lequel nous devions
(Pour la Suite, voir p. 24.)
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