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LINDENIA M 2 1e ET PL. DCXXXIV
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ODONTOGLOSSUM CRISPUM LL. var. LE CZAR L. LIND.
G. Puizys pinx. : PP. De Pannemaeker chrom.
PL. DCXXXIV
ODONTOGLOSSUM CRISPUM oc. var. LE CZAR 1. rwo.
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.
Odontoglossum crispum. Vide Lindenia, 1, p. 101. Var. Le Czar L. LinD., Gard. Chr., 1808, I, pp. 385, 300. Sem. Hort., II, p. 306.
ous n'avons voulu faire figurer dans cette publication, entre toutes les belles variétés nouvelles d'Odontoglossum crispum que nous avons eu la bonne fortune d'importer, soit à l'établissement de Moortebeek, soit à L'HorTICULTURE INTERNATIONALE, que les plus distinctes et les plus splendides. La variété dont on trouvera le portrait ci-contre est de ce nombre, et elle a reçu en dehors de notre pays la consécration la plus éclatante, celle des connaisseurs anglais, dont les principaux organes, le Gardeners Chronicle, le Garden, le Gardeners Magazine, etc., l'ont mentionnée avec de vifs éloges à l’occasion de sa
présentation à Londres et à Manchester, au mois de juin dernier, parmi plusieurs
autres formes d'élite.
Ses fleurs sont très grandes, et ont à peu près la forme de la variété Trianae, si réputée autrefois, éclipsée aujourd’hui par les nouvelles découvertes. Leur coloris est d’ailleurs beaucoup plus beau que celui de cette variété. Les sépales sont lavés de rose lilacé, surtout les sépales latéraux, qui ont une bordure très nette de cette nuance; ces organes portent chacun une très grande macule brun rougeâtre située un peu au-delà du milieu. Les pétales sont d’un blanc immaculé. Le labelle, très grand également, porte une large macule brun clair en avant du disque, et quelques taches plus petites des deux côtés. Le contraste du coloris des sépales avec le blanc des pétales, la grandeur et l'éclat des macules, donnent à cette fleur un attrait exceptionnel.
(Suite de la page 22)
« Un appareil en forme de burette et nommé hydrotimètre est gradué de manière à ce qu'étant empli d’une liqueur de savon, chaque division de la burette employée pour neutraliser jusqu’à ce que la mousse persiste représente un poids régulier de calcaire.
« Il est devenu courant d’exprimer ainsi la dureté d’une eau en degrés ou divisions hydrotimétriques. Une série d'opérations très simples donne le degré hydrotimétrique total de l’eau envisagée, puis les degrés successifs représentant l’acide carbonique, puis le carbonate de chaux, le sulfate de chaux et enfin les sels magnésiens.
< En un mot, un appareil simple permet en quelques minutes de savoir le nombre
de degrés hydrotimétriques correspondant à chacun des sels désignés ci-dessus. Or, on a calculé que
1 degré hydrotimétrique — O gr. o12 de carbonate de chaux. En ÿ > — O gr. 0140 de sulfate de chaux.
I >» » — O gr. 0125 de sulfate de magnésie.
« Ainsi, une eau marquant :
100 par le carbonate de chaux = 10 X 0,012 — o gr. 120 69 par le sulfate de chaux — 6 X 0,014 — o gr. 084 4° par le sulfate de magnésie — 4 X 0,0125 — 0 gr. 050 200 Total en grammes par litre : o gr. 254
« On voit combien ce procédé est pratique. »
M. TRUFFAUT calcule ensuite qu’un degré correspondant à 0,014 de sulfate de chaux, et la pureté du phosphate de potasse étant de 75 °/,, il faudra pour décomposer le sulfate de chaux EME 0,018 gr. de phosphate de potasse du commerce: des calculs analogues montrent qu’un degré en carbonate de chaux en nécessite 0,017 gr., et un degré en sulfate de magnésie 0,018 gr. M. G. TRUFFAUT ajoute :
Si, pour simplifier, on ne prend que le degré hydrotimétrique total de l’eau, on pourra prendre le.chiffre o gr. o17 pour base pour l’ensemble.
Supposons une eau à épurer marquant au total 32 degrés, 32 X 0,017 = o gr. 544 par litre, soit 54 grammes dans ur hectolitre.
Si on avait calculé en reprenant chaque degré partiel, on trouverait :
Carbonate de chaux . . . . . . . 200 — 0,017 — 0,340
SUMATESTELC RAR NE CR M CAO OT — 0,108
ACIdERCATDONQUCN ET Nr CT SD
Sulfate de magnésie . . . . . . . 30 — 0,018 — 0,054 ÉRO CARE 20 0,502
Soit une différence peu sensible de 4 grammes par 108 litres d’eau à épurer. Si on s'assure que l’eau ne contient que peu d’acide carbonique libre, on peut donc prendre le degré total et multiplier directement par le chiffre o,017.
Au point de vue de la pratique de l’opération, voici, à notre avis, la meilleure manière de procéder. Supposons que nous eussions à épurer l’eau d’un bassin contenant 300 litres et marquant 23°. Nous aurons à ajouter 23 X 300 X 0,017 — 117,3 grammes de phosphate de potasse. On préparera à l'avance des bouteilles contenant cette dose dissoute dans un litre d’eau par exemple. Il suffira, quand le bassin sera plein, de verser
la bouteille et de remuer avec un bâton. Ne pas s'inquiéter du léger trouble qui est
(Pour la Suite, voir page 28)
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MASDEVALLIA CHIMAERA RCHB. F.
P. De Pannemaeker chrom.
G. Puizys pinx.
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MASDEVALLIA CHIMAERA RrCHB. F.
MASDEVALLIA CHIMÈRE
MASDEVALLIA. Vide Lindenia, I, p. 35.
Masdevallia Chimaera. Sect. Saccilabiatae. Perigonio externo alte aperto, sepalis basi connatis uterum liberis oblongis in caudas elongatas integerrimas abrupte attenuatis, ceterum densissime limbo piloso fimbriatis tota superficie interna hispidis, petalis abbreviatis cuneato oblongis apice tetrapteris, callo verrucoso inter laminas incluso, labello supra unguem brevissimum angulato cito in laminam saccatam expanso, limbis lateralibus angustis denticulatis.
Folium cuneatum oblongum apice attenuatum. Pedunculus uniflorus. Bractea cucullata acuta pedicello brevior. Columna postice acuta. Perigonium ochraceo flavidum maculis multis purpureo violaceis. Caudae violaceo purpureae.
Masdevallia Chimaera RcH8B. F., in Xenia, Il, t. 185 et t. 180, fig. 1; Gard. Chron., 1872, p. 463, cumic xyl. — Flor. and Pomol., 1873, p. 2, cum ic. — DE PuypT, Orch., t. 23. — Rev. hort. belge, 1885, p. 97, cum ic. — VEIrcH, Man. Orch. PI. V, p. 27. — Gartenfl., 1889, t. I4II.
4 1 faut assurément une certaine complaisance de l'esprit pour se prêter
#) à la comparaison établie par un botaniste entre la fleur dont on verra à] ci-contre le portrait et le monstre mythologique dont elle a reçu le nom. Mais on ne peut nier que cette fleur a quelque chose de fantastique et de sombre qui fournit à l'imagination un prétexte de s’égarer. Le coloris de ses sépales, la longueur et l'allure des longs filaments qui les prolongent comme les bras d’une pieuvre, l’aspect hérissé de leur surface, tout concourt à renforcer cette impression, qui a valu une grande réputation au Masdevalhia Chimaera et à quelques formes voisines que l’on a appelées, par comparaison les Masdevallia « chimaeroïides. » |
Les hampes florales, un peu plus longues que Îles feuilles, généralement horizontales ou défléchies, parfois dressées, portent des fleurs solitaires de grande taille, à sépales soudés sur une faible étendue, à peu près triangulaires, prolongés par de très longs filaments coudés et bizarrement contournés. Toute la surface des sépales est d’un jaune d’ocre pâle, abondamment tacheté de rouge pourpré brunâtre mélangé de violacé, et recouverte d’une villosité raide; les bords sont presque frangés; les filaments qui terminent les sépales ont un coloris très foncé. Le labelle a la forme d’une pantoufle.
Le M. Chimaera fut découvert par RoEzz en 1871, dans la partie occidentale de la Colombie, et probablement expédié par lui à J. LiNDEN, mais aucune plante ne survécut au voyage, l’envoi ayant été endommagé par la gelée. Il fut introduit peu de temps après par Wazris, qui réussit, d'après les instructions de J. LiNDEN, à en expédier des plantes vivantes en Europe.
Il en existe une variété plus claire, qui a été introduite par l’administration
du Jardin Botanique de Glasnevin il y a trois ans, et a reçu le nom de M. Chimaera aurea. Ses fleurs ont un coloris vieil or, réticulé de marron foncé.
La culture des Masdevallia est exactement la même que celle des Odontoglossum crispum, luteo-burpureum, etc. Ces plantes demandent avant tout beaucoup d'air et de lumière. On peut les aérer tant que la température extérieure dépasse 5° C. environ, tout en évitant de les soumettre directement à un courant d’air froid. En été, il est bon de les protéger contre les rayons brülants du soleil, mais il faut employer pour cela des abris qui laissent passer beaucoup de jour.
Les rempotages peuvent se faire à peu près à n'importe quelle époque de l'année; on sait que les Masdevallia n'ont pas de pseudobulbes; on choisira une époque où une feuille viendra de s'achever et où la végétation sera ralentie, et l'on procèdera au rempotage après avoir privé les plantes d'arrosage pendant une dizaine ou une quinzaine de jours. Comme compost, un mélange de sphagnum et de terre fibreuse en quantités égales donne d'excellents résultats.
Le M. Chimaera, de même que les formes voisines Walhsi, Backhouseana, etc., produit souvent ses hampes florales dans une direction penchée vers le bas. C’est pourquoi il est préférable de cultiver ces plantes en paniers.
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