‹ LindeniaChapitre 17 sur 46 · CE MAC · texte numérisé non relu

CE MAC

LINDENIA | PL. DCXLII

HABENARIA SUSANNAE R. BR.

G. Putzys pinx. P. De Pannemaeker chrom.

Fe

PL. DCXLII

HABENARIA SUSANNAE R. BR.

HABENARIA. Vide Lindenia, VII, p. 63.

Habenaria Susannae. Caule folioso subtrifloro, foliis ovato-oblongis acutis supremis cucullatis acuminatis, sepalis ovatis, lateralibus obliquis, dorsali rhomboïdeo, petalis linearibus acutis, labelli tripartiti laciniis lateralibus truncatis multifido-laceris, intermedia lineari, calcare duplo longiore.

Habenaria Susannae R. BR. Prodr., 312. — BLUME Bidr., 402. — HooKk. FI. Brit. Ind., VI, p. 137.

H. gigantea DoN Podr., 24. — Bot. Mag., t. 3374. — GRAH. Cat. Bomb., 201.

Platanthera Susannae LDL., Gen. and Sp., 295. — WIGHT Îc., t. 920. — DaALz. et G18s. Bomb. Fl., 260.

P. gigantea LiNDL. in Wall. Cat., 7052.

P. robusta LoL. in Wall. Cat., 7036. — Gen. and Sp., 205.

Orchis Susannae L. Sp. PI., n0 939. — WiLLp. Sp. P1., 4,8. — Lour. FI. Ccchinch., 2, 638.

O. gigantea SM. Exot. Bot., t. 100.

O. altissima Herb. Ham.

Flor Susannae RUMPH. Herb. Amb., 5, t. 09, f. 2. — Herm. Par. Bat., t. 200.

omme on le voit, par la synonymie que nous reproduisons ci-dessus,

| : cette belle plante, connue depuis fort longtemps déjà, a reçu beaucoup

DS) de désignations diverses. La classification générique, dont nous parlerons plus loin, est très controversée. En outre, 1l est très probable que l'espèce est variable, et nous en voyons toujours apparaître, soit comme Orchis, soit comme Platanthera, soit comme Habenaria, deux formes désignées sous les noms gigantea et Susannae. Sir J. D. Hooker, dans sa Flore de l'Inde britannique, émet l’opiniog qu'il n’est pas possible de distinguer les plantes décrites sous ces deux noms. Le rédacteur du Bofamical Magazine, au contraite, ne comprenait pas que l’on eût pu confondre ces deux types différents.

C'est en 1835 que la plante fut figurée dans le Bofamical Magazine, après avoir fleuri au Jardin Botanique de Glasgow, où elle avait été envoyée par M. Josepx Nimmo. Elle était mentionnée comme ayant été recueillie aussi par Mr° la Comtesse pe DaLHousiE, au Népaul.

Elle a une aire de dispersion très vaste, et a été collectée dans l'Himalaya tropical, la Birmanie, les montagnes du Naya, Munnipore, Khasia, la péninsule de Decan, à Java, en Chine, en Birmanie.

Cela suffit à expliquer la synonymie touffue dont nous parlions, d'autant plus que la plante est très rare dans toutes ces localités. Le Rév. Parisx écrivait qu'il n’en avait jamais trouvé qu’un exemplaire, et Wicxr, qui l’a figurée dans ses Îcones, dit aussi ne l’avoir rencontrée qu'une #s.

C'est une superbe espèce, dont les fleurs peuvent être citées parmi les plus remarquables de la famille des Orchidées. Ces fleurs, agréablement parfumées, sont très grandes et larges. Le diamètre d’un pétale à l’autre est de

plus de 7 centimètres et demi, et le labelle à presque autant de largeur. Les fleurs sont entièrement blanches, et ont un éperon sinueux très long. Les sépales sont largement oblongs apiculés; les pétales plus étroits, un peu repliés des deux côtés de la nervure médiane, sont aigus. Le labelle très ample, tripartite, a le lobe médian étroit, linéaire, aigu, et les lobes latéraux en forme d'éventails tournés à droite et à gauche, laciniés et formant sur les bords de longues franges d’un curieux effet. La colonne, courte et grosse, est blanc pur. |

La tige feuillée, à feuilles engaînantes, atteint une hauteur de 30 à 40 centimètres et porte à son extrémité deux à cinq fleurs.

Notre planche a été exécutée d’après une plante qui a fleuri au mois de septembre à L'HoRTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles.

Disons .quelques mots, à propos de l'espèce figurée ci-contre, du genre Habenaria. Ce genre très vaste et très complexe, est divisé par certains auteurs en un certain nombre de genres. M. PrITZER, par exemple, conserve comme distincts les genres Coeloglossum, Derômeria, Gymnadenia, Neotinea, Nigritella, Barlaea, Montolivaea, Perularia, Ponerorchis, Platanthera et Roeperocharis. BENTHAM, qui fond tous ces genres dans l’Habenaria, conserve comme distinct le genre Bonatea. M. KRANZLIN, dans sa Monographie du genre Habenaria, le comprend comme M. PriTzEr, mais distingue également le genre Bonatea. Sir J. D. Hooker, dans sa Flore de l'Inde britannique, émet l'opinion que le genre Herminium devrait être rattaché au genre Habenaria, si ce rattachement n'avait pas l'inconvénient de troubler la nomenclature et de créer un grand nombre de synonymes.

Dans la classification de M. Prirzer, l'Habenaria Susannae doit être considéré comme un Platanthera.

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PL. DCXLIIT

LAELIA PRAEST ANS rcus. Fr. var. LUCIANI GRIGN. VARIÈTÉ DE M. LUCIEN LINDEN

LAELIA. Vide Lindenia, III, p. 40.

Laelia praestans. Vide Lindenia, n. s. IV, p. 5.

Var. Lindeni. Flore toto purpureo roseo, labelli disco non excépto; petalis purpureo venatis, labelli lobo anteriore intensissime purpureo.

Var. Lindeni GRIGN., infra.

die n essayant, il y a peu de mois, d’élucider le classement respectif du ( 1 à à NE : :

- KZ Laecha pumila et du L. praestans, ainsi que des diverses formes qui PA A: | à ' k

LM] gravitent autour d'eux, nous avions eu l’occasion de mentionner l’un

des caractères parfois allégués comme distinctifs, à savoir la macule jaune

du disque du labelle, et nous avions dit qu’elle apparaît sur beaucoup de formes du Laela pumila aussi bien que du L. praestans.

La nouvelle variété dont nous publions le portrait, fournit une fois de plus la confirmation du peu de valeur de ce caractère. De même que celle de la collection de Downside, citée par le Garden, elle ne porte pas trace de jaune sur le disque; et cependant, à tous les autres points de vue, elle est bien conforme au L. praestans, et notamment à la variété mobs, dont nous avons donné le portrait précédemment (pl. 626).

Elle lui est, toutefois, bien supérieure par son coloris, qui est splendide. Les pétales et les sépales sont d’un rose pourpré chaud, et couverts d’un réseau de veines pourpres. Le labelle a le lobe antérieur et toute la partie supérieure des lobes latéraux d’un rouge pourpré très foncé; le reste du tube est rose vif, strié de pourpre.

C'est la plus riche variété connue, et la plus rare avec la variété candida.

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