CULTURE DES ORCHIDÉES DANS LE TERREAU DE FEUILLES
Un correspondant du Garden de Londres, M. CoRNHILL, revient sur cette question dans une courte note qui concorde assez bien avec les remarques que nous avions iaites MCLIMÉME
« Je doute beaucoup, écrit M. CorNHILL, que le terreau de feuilles communément employé dans les cultures anglaises ait chance de rendre des services pour la culture des Orchidées. Il ne faut pas oublier que le terreau de feuilles employé en Belgique est très différent, et consiste en grande partie de bois à un état de décomposition plus ou moins avancé. On le recueille par couches dans les forêts de la même façon que nous recueillons la terre de gazon, et l’on peut l’employer avec succès pour les Palmiers, les Fougères, les Camellia, les Azalées, et beaucoup d’autres plantes pour lesquelles nous sommes obligés d'employer soit du peat pur, soit de la terre de gazon fibreuse de premier choix. Cette matière est beaucoup plus lente à s’aigrir que les feuilles de Chêne partiellement décomposées qui forment la base du terreau de feuilles de notre pays. |
« Dans beaucoup de districts du continent, il est difficile de se procurer de bon peat, les frais de transport étant si grands que les horticulteurs sont obligés de l’économiser, et de prendre à la place cette espèce de terreau de feuilles. Cette qualité, qui est infiniment plus poreuse que les feuilles de Chêne décomposées, pourrait peut-être être employée sans danger, ou même avec profit, pour les Orchidées terrestres, mais d’après l’expérience que j'ai des Cattleya, Laelia, etc., je suis porté à penser que pourvu que le compost soit frais et poreux, la quantité d'éléments nutritifs qu’il renferme est d'importance secondaire. Les plus beaux Cattleya que j'aie jamais vus avaient été obtenus avec de tout petits morceaux cultivés dans du sphagnum pur. »
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PL. DCXLIV
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CYPRIPEDIUM x WIERTZIANUM £. LIND.
IP. De Pannemaeker chrom.
G,. Putzys pinx.
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CYPRIPEDIUM x WIERTZIANUM z. Lin.
CYPRIPEDIUM DE WIERTZ
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 17.
Cypripedium X Wiertzianum. Hybridum inter C. Rothschildianum et C. Lawrenceanum artificiosa fecundatione creatum.
Cypripedium X Wiertzianum L. LiNp., Sem. Hort., Il, p. 425, et infra.
"ya ce bel hybride dont on trouvera Île portrait sur notre planche ci-contre
( NYBNA] a été obtenu à L’HORTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles, où il a
| Heuri pour la première fois au mois de septembre 1898. Il est issu du C. Lawrenceanum fécondé par le C. Rothschildianum.
Il tient beaucoup du premier parent, mais l'influence du second apparaît dans plusieurs parties de la fleur; celle-ci est grande et remarquablement belle. Le pavillon obcordé apiculé, très large à sa base, est blanc, lavé par places de jaune clair et couvert de nombreuses et larges stries longitudinales brun pourpré, reliées entre elles par de fines ramufications ; cet organe est d’un coloris très riche. Les pétales longs, défléchis, retroussés vers le sommet, rappellent beaucoup ceux du C. Lawrenceanum, l'un des parents; ils sont d’un vert grisâtre, lavés de rose vineux, surtout aux bords et à l'extrémité, et portent un grand nombre de gros points noirs parsemés sur leur surface. Le sabot rouge vineux pourpré, bordé de brun clair à la base, a une forme étroitement allongée; le staminode est très différent de celui du C. Lawrenceanum, étroit et grêle, prolongé en avant par deux cornes recourbées.
À sa première floraison, cet hybride a produit une hampe biflore. Il est vraisemblable qu'il donnera ultérieurement un plus grand nombre de fleurs.
Il est dédié au célèbre peintre WierTz, l’un des artistes les plus originaux de ce siècle, philosophe peut-être plus encore que peintre, dont les œuvres sont réunies dans un musée fameux, près du parc Léopold, et en face de la maison où JEAN LINDEN passa une partie de sa vie, presque jusqu'à ses derniers jours.
CATTLEYA x OCTAVE DOIN
Cet hybride, présenté à la séance de Paris du 26 janvier dernier, est issu du C. Mendeli et du C. aurea. Il est d’une beauté remarquable. La plante déjà forte, portait deux hampes florales dont l’une avec trois fleurs. Les fleurs sont grandes et d’une allure extrêmement élégante. Les pétales semi-dressés, et rappelant bien ceux du C. auryea, quoique peut-être un peu trop rapprochés l’un de l’autre, sont très ondulés et frisés, et d’un coloris rose clair. Le labelle à la gorge jaune d’or striée de marron, et porte de chaque côté une macule jaune tendre. En avant se trouve une macule rouge vif; le reste du lobe antérieur est rose.
Il est assez curieux de constater que ce croisement n'avait pas encore été opéré, car on pouvait prédire à peu près à coup sûr qu’il produirait un très beau résultat. Le magnifique Cattleya Leopold IT, dont la Lindenia publia le portrait il y a-quelques années, pourrait bien avoir une origine analogue, mais il a les sépales et pétales blancs, et le labelle beaucoup plus rouge, d’un pourpre qui rappelle le C. aurea.
Quant aux hybrides artificiels, chose curieuse, on n’en a pas encore tiré beaucoup du C. aurea, si beau cependant. Cela tient sans doute à ce qu’il ne se croise pas très volontiers avec toutes les espèces. Les seuls hybrides que l’on en connaisse jusqu’à présent, en fait de Cattleya proprement dits sont : le C. X Fabia, issu du C. labiata; le C. x Hardiana et le C. X Massaiana, descendants du C. gigas; le C. x Mantini, qui provient du C. Bowringiana; le C. X Empress Frederick, du C. Mossiae; le C. X Chamberlainiana, du C. Leopold; le C. X Kienastiana, du C. Luddemanniana; le C. X Lord Rothschild, du C. Gaskelliana; le C. X Maronis, du C. velutina, et enfin le C. x massiliensis, auquel on attribue avec doute l’origine Trianaea X aurea.
Le croisement avec le C. Mendeli promettait bien de donner des fleurs ayant les pétales et les sépales blancs; il n’en a rien été, mais s’il existe plusieurs plantes du même semis, 1l est possible que parmi elles se révèle une variété de ce coloris.
Quant aux Laeliocattleya issus du C. aurea, ils sont assez nombreux déjà.
CARTE Cr e
PL. DCXLV-VI