‹ LindeniaChapitre 27 sur 46 · CL EI · texte numérisé non relu

CL EI

(Suite de la page 58.)

dans celle de M. BrooMAN WuiTE ; et on les voit beaucoup mieux dans la photographie dont parle M. RoLFE (Orchid Review, mai 1897) et qui fut prise par M. STEVENS d’après la fleur sèche dont j’ai parlé, que dans la figure de l’Orchid Review (avril 1897).

On dit souvent qu’il n’y a qu’un botaniste qui peut nommer une plante quelconque, et plus particulièrement les hybrides naturels et les « formes; » mais si le botaniste ou l'expert y procède de cette façon, nous ferons bien de tâcher de donner des noms corrects sans leur aide. On pourrait citer des exemples à l'infini pour démontrer qu'il est temps de fonder une Société d’Orchidées où le culte pourrait être centralisé, et où l'on amasserait des données sérieuses. Je disais cela déjà il y a treize ans; la chose est devenue mille fois plus nécessaire aujourd’hui. »

M. ROLFE répond à ces remarques dans le numéro du 25 février, et rappelle, en ce qui concerne l'O. crispum Golden Queen, qu’il avait fait lui-même l'observation suivante : « Il est parfaitement possible que ce soit une forme du variable O. Wilckeanum dans laquelle la forme de l’O. crispum est presque exactement reproduite. » En ce qui concerce l'O. c. flaveolum, M. ROLFE écrivait en 1893 : « Il est très proche voisin de l'O. Walckeanum elegans et de l'O. W. sulfureum, et a les segments allongés couleur primevère, avec un petit nombre de taches sur les sépales seulement, et la crête caractéristique. » Dans la même livraison de l’'Orchid Review, M. RoLre étudiait les caractères de l’Odontoglossum Wilcheanum et les résumait dans les termes suivants : « A considérer cet hybride dans l’ensemble, l’étendue des variations qu’il présente est remarquable. De même que dans le cas de l'O. gloriosocrispum il semble que l’on trouve presque toutes les combinaisons possibles des caractères des deux espèces parents. Le port robuste, l’inflorescence ramifiée et les segments plus allongés de l’O. luteo-purpureum peuvent se trouver combinés avec le coloris de fond blanc de l'O. crispum, et avec l’abondante maculature du premier, ou presque sans taches, comme dans tant de formes du second ; ou bien le port ramassé de l'O. crispum peut être combiné avec le coloris jaune et les macules brunes de l’autre parent, et enfin l’on rencontre toutes les formes intermédiaires, tant au point de vue de la structure qu’au point de vue du coloris. Il est bien certain aujourd’hui que cet hybride est plus polymorphe et plus polychrôme que l’on ne le suppose généralement. »

Nous avons cru devoir mettre ces remarques de M. RoOLFE en regard de celles de M. DE BaRrRI-CRAWSHAY.

M. RoLrE termine en disant que des expériences d’hybridation permettraient de tirer au clair cette question si complexe, et en exprimant le vœu que l’on croise l'O. Walckeanum avec l’un ou l’autre de ses parents, ainsi qu'avec l'O. Andersonianum et avec l'O. Coradiner.

Malheureusement, en supposant même que ces tentatives soient couronnées de succès, il faudra en attendre longtemps le résultat !

LINDENIA PL. DCLIII

| CATTLEYA TRIANAE Lip. var. COERULESCENS L. LIND.

S. De Leeuw chrom.

PL. DCLIII

CATTLEYA T RIANAE siwo. var. COERULESCENS L. LIND. VARIÈTÉ BLEUATRE

CATTLEYA. Vide Lindenia, I, p. 15.

Cattleya Trianae. Vide Lindenia, I, p. 63.

Var. coerulescens. Flore amplissimo, sepalis petalisque candidis, labelli lobo anteriore coeruleo roseo radiatim suffuso, disco violaceo cyaneo.

Var. coerulescens L. LIiND., Sem. Hort., II, p. 504.

a nouvelle variété dont nous publions le portrait est une des plus distinctes qui existent assurément. Elle a fleuri pour la première fois au

ME" cours de l'hiver dernier à L'HORTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles, parmi des importations reçues quelque temps auparavant à cet établissement. Ses fleurs, d’une excellente forme, ont les pétales très larges et bien étalés. Ces organes sont blanc pur, ainsi que les sépales. Le labelle a le tube blanc ainsi que le pourtour du lobe antérieur ; il porte en avant du disque une large macule bleu violet qui se prolonge vers le sommet en bandes rayonnant du centre, et va se dégradant jusqu'au mauve lilacé. Le disque est jaune rayé de brun.

Le coloris de cette variété est très beau et tout à fait nouveau. Il y avait bien eu dans les genres Cattleya et Laelia, depuis quelques années, quelques plantes qui avaient présenté une coloration plus ou moins violacée, et dans les Cattleya Trianae, notamment, quelques formes connues depuis trois ans environ tiraient nettement sur le bleu lavande ; mais dans aucune, à notre connaissance, la coloration bleue n'était aussi caractérisée que dans celle-ci, et ce qui la rend encore plus rare et plus belle, c’est le contraste de cette coloration avec le blanc des pétales et des sépales.

Nous ne voyons qu'une autre variété connue de C. Trsanae qui pourrait être comparée à celle dont nous nous occupons ici; c'est la fameuse variété Dodgsoni, qui atteignit, à la vente publique de la collection Dopasow, le chiffre élevé de 4856 francs, et qui a aussi les pétales et les sépales blancs; mais son labelle est d’un rouge violacé, et n'est pas bordé de blanc.

La plante à laquelle nous comparerions le plus volontiers celle-ci est le Cattleya Mossiae alba coeleshis, dont la Lindenia a publié le portrait dans un de ses derniers volumes, et dont nous avons vu à peu près l'équivalent dans la collection de Mossiae blancs que possède M. PIRET, à Argenteuil. Dans cette remarquable variété, la macule du lobe antérieur du labelle est moins grande qu'ici, et surtout elle est moins bleue; néanmoins l’analogie est frappante.

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