‹ LindeniaChapitre 26 sur 46 · FD · texte numérisé non relu

FD

ODONTOGLOSSUM CRISPUM LDL. var. TIGRINUM L. LIND.

G, Putzys pinx. P. De Pannemaeker chrom.

PL. DCLI

ODONTOGLOSSUM CRISPUM oz. var. TIGRINUM :. rio. VARIÉTÉ TIGRÉE

ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.

Odontoglossum crispum. Vide Lindenia, I, p. 107. Var. tigrinum L. LiNp., Sem. Hort., II, p. 384.

oici encore une nouvelle et magnifique variété qui provient des importations de l'établissement Lucien LinDeN et C*, de Moortebeek. Ses

DA fleurs ont une excellente forme, et les segments, très larges à la base, se recouvrent bien. Les sépales, blancs un peu lavés de rose à la base, portent de grosses macules brunes ; les pétales ont des macules plus petites et plus nombreuses, et leur base, également lavée de rose, est mouchetée d'une façon ravissante d’une foule de petits points bruns. Le labelle a le disque jaune clair, entouré d’une série de petites taches brunes. | Les variétés maculées d'Odontoglossum crispum, dont l'établissement de Moortebeek a introduit une si merveilleuse série depuis quelques années, sont considérées par certaines personnes comme produites par des croisements. Nous ne partageons pas cette façon de voir, car 1l nous paraît difficile d'indiquer l’autre espèce qui aurait participé à ce croisement, tous les organes ayant bien la forme et l’ampleur caractéristiques de l’O. crispum. Dans bien des cas où l’on est trop porté à faire intervenir la fécondation croisée, la simple variation naturelle suffirait, à notre avis, à expliquer. bien des différences de forme et de coloris. | | Il y a cependant des variétés maculées qui diffèrent aussi par la forme

du véritable type crispum, et peuvent être rattachées à un hybride naturel tel

que l'O. X Wälckeanum. Nous publions dans cette livraison, à propos de cette dernière plante, un article sur lequel nous appelons l'attention de nos lecteurs.

(Suite de la page 54)

comparant toutefois avec les nombreuses formes d'O. Wäilcheanum, on trouve tant de points de ressemblance que l’on ne peut guère douter qu’elle rentre dans le groupe de cet hybride polymorphe. Si elle a été considérée comme une variété jaune d’O. crispum, cela tient sans doute à ce qu’elle a une ressemblance d'ensemble avec cette espèce et qu’elle n’a pas de macules ; mais la forme du labelle, les dents latérales de la crète, les ailes plus denticulées de la colonne, enfin la forme et le coloris des pétales et des sépales, tout cela révèle une tendance à se rapprocher de l'O. luteo-purpureum. En fait, la plante est plus voisine de l'O. Wilcheanum sulfureum de REICHENBACH que de l'O. crispum, et je soupçonne que tout ce qu’on appelle variétés jaunes -de l'O. crispum sont d’origine hybride.

Ici M. Rozre est précis dans sa nouvelle définition des O. Walckeanum, alors même qu’ils ont «une ressemblance d’ensemble avec l'O. crispum et une absence totale de macules ; » et je suppose par conséquent que maintenant il classerait peut-être comme Wilckeanum une forme de « ce qu’on appelle variétés jaunes de crispum, » qui s’accorderait avec cette nouvelle définition, et aurait en outre un grand nombre de taches

et de macules. Il admet aujourd’hui tardivement, quoiqu’en ayant l'air de présenter

les choses comme s’il n’en avait Jamais douté, ce que j'ai dit dans les journaux et ailleurs depuis des années et que M. RoOLFE a énergiquement contesté dans l’Orchid Review. Même aujourd’hui, il ne fait que le « soupconner. » IL lui a fallu près de deux ans pour arriver à ce progrès, après avoir nié qu'une forme Jaune, fortement maculée, fût un O. Walckeanum (Orchd Review, mars 1807), de constater qu’il n’y a guère de doute qu’une forme jaune non maculée en est un. Quand sera-t-il convaincu que toutes ces formes jaunes et maculées sont des O. Walcheanum ?

En discutant la variété Golden Queen (Orchid Review, mars 1897), et en contestant mon opinion que c'était un Wilcheanum, ïil disait : « Il y a des formes à la fois jaunes et maculées dans lesquelles je ne puis pas découvrir la plus légère déviation de l'O. crispuim type dans ses caractères essentiels. » À en juger par ces mots, M. ROLFE estimait évidemment à cette époque que le coloris n’était pas « un caractère essentiel. » Il juge évidemment d’une autre façon aujourd’hui, puisqu'il dit, à propos de la planche de l’'Orchid album, que « si elle a été considérée comme une variété jaune de l'O. crispum, cela tient sans doute à ce qu’elle a une ressemblance d’ensemble avec cette espèce, et qu’elle n’a pas de macules. »

Inversement, il résulte de ce qui précède que M. RoLFE considère aujourd’hui l'O. Wilckeanum comme caractérisé par « une couleur de fond jaune, » même sans macules ; peut-être sa certitude sera-t-elle complète avec addition des macules. On peut en conclure qu’il « soupçonne » aussi qu’un vrai cyispum n'a pas de macules.

Comment a-t-il pu être amené à modifier sa définition et à « soupçonner que tout ce qu’on appelle des formes jaunes d’O. crispum sont d’origine hybride? car il disait à propos de la variété Golden Queen : « A première vue, je l’avais prise pour une forme d'O. Wilckeanum, mais en l’examinant attentivement, je n’ai pas pu découvrir un caractère quelconque qui put être attribuée à l’influence de l'O. luteo-purpureum. » En viendrait-il maintenant, après un nouvel examen attentif, à cette conclusion que la variété Golden Queen, qui a le fond jaune, les dents latérales de la crète plus saïllantes, et de nombreuses taches et macules, est toujours un cyisbum et non un Wilcheanum ? Ces dents et filaments sont beaucoup plus prononcées dans la variété Golden Queen que

(Pour la Suite, voir page 60)

PL. DCLII

LEEMANNIAE EL. LIND.

var.

LAELIA PRAESTANS rCHB.

:P. De Pannemaeker chrom.

G. Putzys pinx.

PE DCET

LAELIA PRAESTANS sens. r. var. LEEMANNIAE :. rio. VARIÉTÉ DE MADAME J. LEEMANN

LAELIA. Vide Lindenia, II, p. 40.

Laelia praestans. Vide Lindenia, n. s., IV, p. 5. Var. Leemanniae. Sepalis petalisque candidis; labelli lobo anteriore purpureo roseo, apice albo.

a série des formes nouvelles du Laelia praestans et du L. pumila qui s'étaient révélées parmi les importations de l'établissement L'Horri-

HE À CULTURE INTERNATIONALE, et dont nous avons représenté ‘quelques types De est complétée par la variété dont nous publions aujourd'hui le portrait. Cette forme que nous dédions à Madame J. LEEMmANN, de Westbank house, Heaton Mersey, est intermédiaire entre la variété candida, dont les fleurs sont entièrement blanc pur, et la variété horticole alba, qui a les pétales et les sépales blancs et le labelle pourpre. Ici les pétales et les sépales sont encore entièrement blancs; le tube du labelle l’est également ; mais le lobe antérieur, ainsi que le sommet des lobes latéraux, sont d’un beau rose chaud; en avant du disque jaune vif s'étend une bande rose pourpré; les lamelles proéminentes du disque sont aussi rose pourpré foncé; le sommet extrême du labelle porte un petit triangle blanc. La fleur est grande et bien étoffée.

Comme nous le disions ici même récemment, les hybrides du Laelia praestans et du L. pumula sont déjà nombreux et promettent beaucoup; l’on a déjà obtenu dans ce groupe des plantes charmantes, tenant peu de place et produisant des fleurs superbes. Avec des variétés telles que celles dont nous avons publié les portraits, on peut espérer d'obtenir des nouveautés de premier ordre, soit dans

la gamme foncée, soit dans les blancs.

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