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L. LIND

VARIÉTÉ DE M. J. GINOT

ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 13.

Odontoglossum X Wilckeanum. Vide Lindenia, 1, p. 75. Var. Ginotianum L. LIND., infra.

= ette nouvelle et superbe variété, dédiée à M. J. Ginor, amateur français : qui possède une jeune et belle collection d'Orchidées, a fleuri pour

SFA la première fois au printemps dernier, parmi les importations de l’établissement de Moortebeek, près Bruxelles. Sans être aussi richement maculée que la variété Lindem, qui est évidemment la perle de ce groupe, elle est fort belle aussi ; elle est d’une autre catégorie.

S'il est parfois permis d’avoir des doutes sur l'identité de l’un ou de l'autre de ces hybrides naturels, et de se demander, comme M. DE B. CrawsHaAy dans l’article que nous avons reproduit il y a peu de mois, si telle forme

donnée est une variété de crispum, ou un Wzlcheanum, ou même un Coradinei,

nous croyons que dans Île cas présent il n’y a pas d’hésitation possible. La fleur magnifique dont nous publions le portrait ci-contre est bien conforme à l'O. x Wälcheanum de REICHENBACH, reproduit artificiellement par M. Leroy à Armainvilliers; elle porte bien le cachet de son origine, et l’on peut y reconnaître aisément l'influence de l'O. crispum et celle de l'O. luteopurpureum ; mais parmi les formes connues jusqu'à présent, 1l en est peu d’aussi riches que celle-là. Les fleurs ont une conformation très élégante, les segments larges, très déchiquetés et ondulés sur les bords; quant au coloris, les pétales et les sépales bordés de jaune et couverts de larges macules brun chocolat foncé reproduiraient presque exactement ceux d’une variété choisie d’O. luteopurpureum, si les pétales ne portaient pas à la base et jusqu’à la moitié à peu près de leur longueur une large tache blanche qui est tout à fait caractéristique. Il y a un peu de blanc aussi à la base des sépales, mais les macules sont beaucoup plus étendues sur ces organes, et ne le laissent guère paraître.

Les pétales portent à leur extrême base deux courtes stries longitudinales rouge brunâtre qui rappellent bien l'O. Jufcopurpureum.

Enfin le labelle, long et très ample, est bien intermédiaire entre les deux espèces parents. Il est blanc, légèrement bordé de jaune pâle, avec un certain nombre de macules brunes, plus petites en avant de la crête, et les bords très denticulés.

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