‹ L’insuffisance Hépatique, L’asthme, L’urticaire Et L’écémaChapitre 20 sur 45 · DOS · texte numérisé non relu

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raient dues à des troubles vaso-moteurs d’origine sympathique ou à la localisation d’un choc anaphylactique sur une muqueuse déjà légèrement altérée. L’épine irritative n’est pas évidente pour LEsné et G: Drevrus Sée, dans l’asthme infantile, mais bien le terrain héréditaire morbide préparé par la dysfonction du foie ou des glandes endocrines.

L’asthme et la tuberculose :

L’étude de leur rapport est une question complexe. Comment apprécier, en effet, la fréquence des cas où ils coexistent et l'importance de l’infection bacillaire digne d’être retenue. Comment comprendre le rôle asthmatogène de la tuberculose ?

Caussape admet que 25 % des asthmatiques ont des antécédents tuberculeux. Sur 369 cas d’asthme observés par FRAENKEL, 16 avaient des foyers, 36 avaient des signes radiologiques certains, 20, des lésions cicatrisées ; done, dans 16,7 % des cas, la tubereulose pouvait être décelée. Dante, dans sa thèse, trouve dans 23 % des cas, des manifestations nettes de tuberculose.

10 9% est la proportion moyenne admise par un nombre élevé d’autres auteurs. Remarquons, quant à ces chiffres, la difficulté qu’il y a de les préciser : et d’en tirer une conclusion, l’imprégnation bacillaire étant la règle chez la plupart des adultes.

Trousseau, G. SÉE, admettaient que la tuberculose jouait un rôle efficient dans l’asthme. LAnpouzy,

Rp) Rss

parlait d’une bradytrophie tuberculeuse, BroLAKINE, d’une paratuberculose créant le terrain par perturbation endocrinienne ou humorale ; mais de toute façon, l’asthme n’était pas spécifiquement tuberculeux.

Dumaresr soutient que la sclérose est productrice d'asthme par les lésions de névrite qu’elle engendre.

Le Professeur BEzANcoON et DE Jon montrent la rareté très grande de la tuberculose bacillifère chez l’asthmatique et la théorie de l’antagonisme évolutif de l’asthme et de la tuberculose semble incontestée (Jacouezin, Jozy, et R. Arpuuy). L'opinion que

soutient AzpHuy dans sa thèse basée sur 23 observa-

tons est que l’asthme peut se mamifester sur un terrain tuberculeux, mais qu'il n’est pas tuberculeux. GirBaL ne nie pas l’étiologie tuberculeuse possible, mais, dit-il : «(Cet asthme) s'accompagne toujours de signes d’insuflisance hépatique» et 1l ajoute : «la préparation du terrain diathésique nous paraît relever avant tout de l’état du foie. Le rôle du foie dans la pathologie de l’asthme tuberculeux nous paraît primordial. »

Dans cette hypothèse, la fréquence de la coïncidence asthme et tuberculose pourrait se justifier par l’insullisance hépatique, qui serait inévitable dans toute affection tuberculeuse, d’après MM. FressiNcer et Bropix, la cellule du foie pouvant être altérée par les toxines bacillaires (AUBERTIN).

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