FACTEURS NERVEUX
On à pu soutenir que le fonds de l’asthme était l’état névropathique (Bezançon). Le système nerveux végétatif intervient, sûrement dans la produetion des accès asthmatiques, et très probablement dans certaines eczémas, ou certaines urticaires, par le chaud, le froid, l'émotion par exemple.
Si Dixon a bien pu reproduire, la crise d’asthme typique, par une excitation du vague, l’accord malheureusement ne semble pas fait, entre les auteurs, sur la modalité de lintervention du système autonome dans ces troubles morbides : ainsi ils apparaissent chez les vagotoniques pour LraAx et EPPINGER, les sympathicotoniques pour Casreznau, les amphotoniques ou les instables du système neuro-végétatifs pour Danrezopozu, Sicarp, E. BERNARD, les dysvégétatoniques pour Porax, les intoxiqués du système nerveux pour MoncorGÉ et SÉDILLOT, etc,
Chez les urticariens et les eczémateux, nous nous en tiendrons à la statistique pubhée il y a un an par
MarquarnpT : chez 60 de ces malades, 1l trouve 26 hypo amphotoniques, 7 hyperamphotoniques, 3 hypersyÿmpathicotoniques, 4 hyposympathicotoniques, 4 hypovagotoniques, 2 hypervagotoniques.
Si donc le S. N. A. intervient dans tous ces troubles morbides, il ne semble pas que ce soit de façon univoque. Bien plus, la classification même des réactions du sympathique et du parasympathique a pu prêter aux critiques de N. PENDE qui pense qu'il est impossible de tracer des limites entre le vagotonie et la sympathicotonie. LAIGNEL-LAVASTINE écrit de son côté : (Nôtre connaissance du système est absolument insuflisante pour même songer à en tirer actuellement des applications cliniques.»
Par conséquent, si nous ne pouvons dire avec certitude quel est le côté vers lequel va pencher leS. N. A. dans son déséquilibre, il n’en reste pas moins que beaucoup des malades qui nous intéressent souffrent de ce déséquilibre. Et il n’est pas illogique de penser que cette irritabilité du sympathique peut être due au dysfonctionnement hépatique.
Cette irritabilité peut être le résultat d’une intoxication ou d’une réaction des glandes endocrines (Larenez-Lavasrine). Elle est peut-être une condition du choc, mais pour DanreLopozu, elle en serait, plus probablement, fonction : le facteur déclenchant produirait une modification des humeurs qui ferait soit par réflexe, soit par excitation de l'écorce cérébrale, soit par chocs, dévier l’action végétative.
Kxrerowrcez et Koskowakr ont déjà démontré que
se Ve ES
la dégénérescence des vagues n’empêchent pas le choc anaphylactique.
Pour Gazup, l’état humoral serait l'intermédiaire nécessaire entre le foie et le sympathique.
Il apparaît à Carrié et Bonner que si les troubles neuro-végétatifs sont capables de créer les troubles digestifs et hépatiques qui accompagnent en général les urticaires, (l’inverse est également vrai et probablement plus fréquent».
Enfin, DanrezoporLu a montré quel rôle primordial jouait le foie dans le tonus de la vie végétative.