CHAPITRE VIII
Si nous envisageons l’ensemble de cette étude, nous constatons qué le foie se trouve à un carrefour où toutes les voies viennent se couper.
Dans chaque faisceau de faits dont la réunion a servi à la formation d’une des doctrines que nous avons exposées, nous avons tenté de dégager un élément commun, l’élément hépatique.
Bien des auteurs, et depuis longtemps, ont d’ailleurs pu le mettre directement en évidence dans leurs observations.
Boucarp signale l’hypertrophie totale du foie des asthmatiques, remarquée également par GazLuP qui trouve, en outre, une sensibilité particulière du lobe gauche.
MoxcorGé admet la préexistence de l’état hépatique et pense que la congestion du foie est susceptible d’éveiller un réflexe direct hépato-bulbaire, hépatopulmonaire, hépatorénal.
SCHLEMMER trouve, chez 85 % des asthmatiques, un foie, soit hypertrophié, soit sensible.
JacquEezIN, BaupouiIx, Danrez et REveILLAUD, concluent leur étude sur les modes de début de
l'asthme par la constatation de la fréquence de l’insuflisance hépatique chez les malades atteints de cette affection.
En 1932, Mozz (Brit. Med. Journ.) partant du principe que les états allergiques témoignent toujours d’une insufhisance hépatique, emploie systématiquement les extraits de foie.
Sur 31 cas, 1l obtient 24 succès et conclut : «L’hépato-thérapie donne aux asthmatiques les antiallergiques qui leur manquent et désensibilise l’organisme. »
SLANK, essayant une hormone hépatique injectable constate, sur 45 cas d'asthme, la guérison ou une améhoration remarquable chez 30 %, des malades. — Dans les autres cas, les résultats furent moins brillants, mais 1l ne s’agissait pas d’asthme pur, les sujets présentant des troubles cardiaques.
Chez les urticariens, Kip1z0 Iricui trouve fréquemment une réaction de Widal positive.
Carozr et Ferrart (1935) remarquent que l’urticaire constitue, maintes fois, le prodrome d’un ictère et précomisent l’hépatothérapie.
À cette même date, FErrABouc et JuDE constatent, en quelques jours, chez un même sujet, l’apparition d’urticaire, d’œdème de Quincke et d’ictère,
Enfin, Dausser et Deysusr obtiennent, au cours des urticaires, des résultats durables en pratiquant la diathermie transhépatique.
Deux observations de Saur, dans le Wien Klin. Woch., sont à signaler :
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10 Celle d’une femme de 50 ans dont l’urticaire récidivant disparut à la suite d’une cholécystectomie d’une vésicule pleine de boue.
20 Celle d’une femme de 43 ans qui présenta, après une intervention analogue, la guérison complète de poussées urticairiennes et d’œdèmie de Quincke.
Pour Carrie êt BonNer, toutes ces manifestations au cours desquelles on peut mettre en évidence l’insuflisance protéopexique de Wipar et ABRAMI, sont sous l’étroite dépendance du fonctionnement hépatique.
SaInT-GiROND remarque également que l’urticaire survient presque exclusivement chez les jeunes sujets témoignant d’une déficience du foie, acquise ou hérédiraire.
Quant aux autres dermatoses imputables à l’intolérance hépatique, beaucoup sont améliorées par l’opothérapie (Kir1zo [prcur).
Van Den Bosc publie, à ce sujet, deux observations d’eczéma rebelle traité et guéri par un extrait hépatique injectable (2 centimètres cubes correspondant à 5 grammes de foie).
Le premier malade, jeune homme de 16 ans, atteint depuis l’âge de 4 ans d’un eczéma généralisé avec exacerbations aiguës, reçut 3 injections, à raison d’une injection par semaine. Au bout de 4 semaines, la guérison fut complète ; elle se maintient depuis 2 mois. Tous les remèdes appliqués antérieurement avaient échoué.
Le deuxième malade, homme de 67 ans, guérit avec