LA NOTION D’ÉQUIVALENCE
La notion d'équivalence de certaines maladies a supplanté de nos jours l’ancienne conception de diathèse « cette prédisposition à un groupe de maladies » (Lecenpre). (C’était dans une diathèse que G. ne Mussy avait classé le rhumatisme, la gravelle, la migraine, l’asthme, l’eczéma dont 1l avait remarqué les relations cliniques.
TrousseAu lança le mot de « mutation »,
Dans un de ces récents ouvrages, Pasreur VaLLé- RyY-RaADorT résumant les publications faites jusqu’à ce jour, considère comme équivalents l’asthme, l’urticaire, la migraine, le coryza spasmodique, leczéma, la lithiase, certaines tachycardies paroxystiques, l’hémoglobinurie paroxystique, la goutte.
En quoi consisteront ces équivalences ? II semble qu’on puisse les envisager de différentes façons. Il peut y avoir simultanéité chez un même sujet de deux ou plusieurs des affections précitées ; plus souvent, une autre manifestation pathologique du même groupe sera découverte dans les antécédents plus ou
Se, A
moins éloignés du malade. Il s’agit là d’une succession de maladies équivalentes. Cette modalité doit être très fréquente, et si elle n’apparaît pas dans la plupart des observations, il semble que cela tienne surtout aux difficultés d’un interrogatoire précis et fouillé.
Dans d’autres cas, il se fera de véritables « remplacements » d’une affection par une autre, équivalente. Ce sera le cas des migraineux qui verront leurs accès prendre fin du jour où, un eczéma ou des crises de goutte s’installeront chez eux.
Enfin, il peut y avoir une sorte de « jeu de bascule » entre toutes ces manifestations, chaque apparition de l’une agissant chaque fois comme la thérapeutique de l’autre.
Les observations suivantes illustreront ce que nous venons de dire :