‹ L’intoxication fongique: ses causes, ses effets, son traitementChapitre 12 sur 55 · PR RE RS · texte numérisé non relu

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lièrement distribués (fig. 2 D). Ces débris sont d’ailleurs indépendants de la cuticule du chapeau. On peut les enlever facilement d’un coup d’ongle. La qu peut également les décoller.

Tout autour de la partie supérieure du pied ou stipe pendent les restes du voile; ce reliquat porte le nom d’anneau, de collier ou encore de collerette ou de bague (fig. 2 D).

Le segment inférieur de le volve forme autour du bulbe du pied une sorte de sac (A. phalloïde, A. printanière) ou un rebord écailleux (A. citrine, A. tue-mouche) (fig. 2 D).

F1G. 1. — Type d’une Amanite.

Les restes de cette volve jouent dans l'identification des champignons un rôle considérable; elle sert à caractériser les champignons les plus dangereux qui tous sont munis d’une volve; aussi, à défaut de compétence mycologique, doit-on considérer cette volve comme un indice de grand

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danger et rejeter le champignon qui en est porteur : cette

notion élémentaire de l'importance de la volve suffirait, si elle était vulgarisée, à éviter tous les accidents mortels.

Certes, en évitant systématiquement tous les champignons à volve on se privera du plaisir de consommer quelques espèces fort délicates (Oronges, Golmottes), car tous les champignons à volve ne sont pas mortels ; par contre, tous ceux qui sont mortels sont pourvus d’une volve.

Mais, pour pouvoir bien déterminer un champignon et ne pas méconnaître l'existence d’une volve, il est indispensable de le déterrer avec grand soin. Or, faute d’instrument, où par maladresse, la plupart des amateurs ne cueillent pas, mais cassent les champignons qu’ils convoitent. Si bien que la volve qui entoure le bulbe du pied

et qui est plus ou moins complètement enfoncée dans le

sol n’est pas prélevée, et ne peut par conséquent mettre en garde le chercheur. C’est pourquoi tout amateur qui: n’a pas de connaissances mycologiques spéciales et ne sait pas déterminer les champignons, qui n’a pour se défendre que la notion élémentaire de la volve, doit rejeter systématiquement tous les champignons qui ne sont pas entiers.

Pour ceux qui possèdent quelques notions botaniques, lorsque le mode de récolte a été défectueux, l’étude des

lames prend une importance primordiale.

On sait que les champignons qui causent les empoisonnements mortels sont les Amanites, parce qu'ils sont confondus avec les champignons comestibles des prés appelés Psalliotes ou Pratelles. Or, examinons et comparons les lames de ces deux espèces. |

Le Psalliote silvicole (1) ou Rosé des bois possède, lorsqu'il est jeune et même lorsqu'il est encore recouvert par

(1) Psalliota arvensis Sch.

Age

la membrane qui formera plus tard l’anneau, des lames de coloration rose saumon. Plus tard, par suite de la formation et de la maturation des semences ou spores, ces lames deviennent de plus en plus foncées, brunâtres, sépia, puis couleur suie,

F1G. 2.— 4. Amanites renfermées dans leur volve. — B. Une des mêmes vue en Coupe. — €. Amanite sortie de la volve. — D. Amañnite adulte.

Au contraire, les lames des Amanites mortelles sont de couleur blanche avec des reflets un peu verdâtres. D'autre part, caractère capital, ces lames restent blanches

alors que le champignon vieillit, parce que les spores sont blanches.

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On peut donc compléter de la façon suivante la notion capitale de la volve, qu'il faut s’efforcer de répandre dans le grand public : &l faut rejeter tous les champignons à volve qui ont des lames blanches.

La couleur des lamelles qui vient de nous être d’un si précieux secours pour la distinction du Rosé des prés d’avec les Amanites pourrait, par contre, être la cause d’une confusion des plus graves entre Psalliote silvicole où Rosé des bois et les Volvaires, c’est qu’en effet ces derniers ont, à l’âge adulte, des lamelles roses. À vrai dire cependant, rien qu’en se basant sur le caractère de ces lamelles, un observateur averti note des différences. Alors que les lamelles des Psalliotes sont roses dès le début et foncent ensuite de plus en plus avec l’âge, celles des Volvaires, au contraire, sont blanchâtres au début, puis, sous l'influence de la formation et de la maturation des spores, deviennent roses, mais d’un rose un peu jaunâtre (et, par conséquent, un peu différent du rose des lames des Psalliotes) et reste rose.

En outre, les Volvaires présentent deux caractères particuliers, d’une importance diagnostique considérable, vis n'ont pas d’anneau, alors que les Psalliotes en ont un. Ils ont, au contraire, une volve, alors que les Psalliotes n’en ont pas.

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