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exemple), il ne se comporte pas de la même façon à l’égard de la phalline : même après un contact de plusieurs heures, il lui laisse ses propriétés toxiques.
Se basant sur les expériences sur les animaux, on a calculé qu’une dose de 3 centigrammes de phalline était suffisante pour tuer un homme de poids moyen. Or, cette quantité est inférieure à celle qui est contenue dans une seule Amanite phalloïde. De fait, Handfort cite le cas d’une jeune femme qui mourut pour avoir mangé un demi-champignon seulement.
Cette formidable toxicité tient surtout au pouvoir hémo-
lytique considérable que possède la phalline. Kobert, expérimentant sur le bœuf, a remarqué que les globules rouges étaient hémolysés complètement avec une solution de phalline à 1 pour 125.000, et qu’une solution deux fois moins forte était suffisante pour produire une hémolyse déjà très marquée. On a calculé approximativement que 7 à 8 milligrammes de phalline suffisaient pour détruire les globules rouges d’un litre de sang humain. Cet extraordinaire pouvoir hémolytique s’exerce à l’égard des globules rouges du lapin, du chien, du bœuf, de l’homme; il n’existe pas pour ceux du mouton et du porc.
- Par suite de l’hémolyse des hématies, l’hémoglobine est mise en liberté; elle est éliminée par le rein, soit sous forme d’hémoglobine (d’où hémo-globinurie), soit sous forme de méthémoglobine (hémoglobine réduite), d’où méthémoglobinurie.
Cette hémolyse généralisée est la cause de l’ictère, que l'on voit apparaître chez les malades lorsqu'ils résistent quelques jours à l’intoxication phallinienne.
Stephen Chauvet (21 sept. 1912) a été le premier à assigner à cet ictère une origine hémolytique. Son opinion fut ultérieurement confirmée par Parisot et Vernier.
La phalline n’est pas le seul toxique renfermé dans les
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champignons mortels. Les recherches de Schlesinger et de W. Fort ont démontré l’existence, dans l’Amanite phalloïide, d’une « Amanita toxine », à côté de |’ « Amanita | hémolysine » (ancienne phalline). Cette Amanita toxine A ne serait ni une toxalbumine, ni un glucoside, mais un ; toxique résultant de la combinaison d’un phénol à un grou- A pement aminé.
Enfin, on a isolé des champignons des ferments solubles tels que les oxydases de Bertrand, latyrosine, etc. Nousrap-
pellerons, à ce propos, les propriétés vaccinantes contre
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le venin de la vipère que le Dr Phisalix a reconnu dans le x suc des champignons (1). ;
Cet auteur prétend que «le suc du Champignon de couche 2 inoculé sous la peau ou dans l’abdomen d’un cobaye, rend 2 cet animal réfractaire au venin, et que l’on peut augmenter 4 son immunité en répétant à plusieurs reprises ces inocula- 4 tions (deux ou trois en quinze jours). Un cobaye qui a reçu . sous la peau 5 à 2 centimètres cubes du suc de Psalliota 4
campestris, supporte au bout de quelques jours une dose
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de venin de vipère mortelle en cinq ou six heures pour les 4 animaux témoins ». 4
ce
D’autre part, Pellegrini a montré la grande analogie du
. + N 2 2 poison de l’A. phalloïde avec le venin des serpents à l’égard — ; des solutions alcalines. Ces dernières, en effet, diminuent . beaucoup l’activité du poison dans les deux cas (2). +
Se (1) Comptes rendus de l Académie des Sciences de Paris. Note présentée par Ne CHauveau, 12 décembre 1898, p. 1036. 5
(2) PezzecriNi, Rivista d’Igiène Sanita publica, 1899.