‹ L’intoxication fongique: ses causes, ses effets, son traitementChapitre 47 sur 55 · DES · texte numérisé non relu

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dre, Celse préconisaient le sel, le vinaigre et la tisane de queues de poires; au siècle dernier, Letellier avait cru trouver dans le tannin un contre-poison énergique de la muscarine.

Boudier n’a pas eu plus de succès avec l’iodure de potassium.

L'étude physiologique de la muscarine avait amené Brunton à proposer comme antagoniste de la muscarine le sulfate neutre d’atropine. C’est un médicament dangereux et son emploi n’est pas indiqué, car on ajoute une deuxième intoxication à l’intoxication existante.

A. Sicard, en 1886, a conseillé la pilocarpine à cause de son action sudorifique; son action dépressive sur le cœur l’a fait abandonner.

En tout cas, on luttera contre l’hypothermie, par les boules chaudes, les frictions; on soutiendra le cœur par des injections sous-cutanées d'huile camphrée, de caféine ou d’éther, de spartéine, et on suppléera à la fonction de l’hématose par des inhalations d'oxygène.

Dans les cas graves on peut recourir à la digitaline.

Il faut favoriser l'élimination rénale par l'administration d’eau lactosée, de tisane de queues de cerises, de chiendent, auxquelles on pourra ajouter du nitrate de potasse (2 à 5 grammes).

Pendant la convalescence, on a recours au régime lacté.

Il faudra respecter les vomissements et la diarrhée du début et l’on ne combattra ces symptômes que lorsque les évacuations gastriques deviendront muqueuses et les selles glaireuses. Telles sont les indications générales.

Toutefois, le mode de traitement doit varier avec chaque cas, d’où la nécessité de connaître l’espèce du champignon qui a provoqué l’accident.

En cas d’empoisonnement par les champignons suspects, (Lactaires, Russules, Entolome), on luttera contre les douleurs abdominales par les grands lavements huileux lauda-

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