‹ Liola ou Légende indienne [microforme]Chapitre 3 sur 6 · CHŒUR DES VIERGES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES VIERGES

Que nous avons cueilli de roses Pour toi, Liola, notre sœur !

Vois : leurs lèvres fraîches écloses Avaient des tiennes la douceur.

Seule ta pure haleine égale Les doux parfums que leur pétale Laisse à la brise s'envoler.

Oh ! sur ta couche nuptiale

Aux lis nous voulions les mêler !

Et, semblable à ces fleurs chéries, Tu ne verras pas d'autre été.

Mais, comme leurs couleurs flétries, Bientôt pâlirait ta beauté.

Console-toi : car ta jeunesse Fuit avant que la douleur naisse.

Tu vas mourir en ta fraîcheur Et sans qu’une tache paraisse Sur ta virginale blancheur !

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