SCÈNE III
Les Mêmes, moim ADIIÉMAR.
OCTAVIE , à Catherine.
D’où vient votre répugnance ù épouser votre cousin T CATHERINE.
Eh! madame, on ne se marie pas par amitié... Je suis com-
promise, dites-vous? Eh bien, soit 1 je le suis. Je quitterai la Franco, je vivrai à l’étranger, en touriste, puisque c'est le seul moyen d’être libre.
* OCTAVIE, qui a repris le journal.
Le plus à plaindre en tout cela, c’est le baron. Ce méchant petit journal le taille en pièces.
PR ÉVENQUI ER E.
Il y a encore quelque chose ?
OCTAVIE
Vous allez voir. (Lisant.) <t Pauvre baron 1 Par compensation à son mariage manqué, il a découvert le perfide donateur du cheval blanc. »
PRÉVEKQCIÈRE.
Ah! oui, l'anecdote d’avant-hier.
OCTAVIE, Usant.
a Mais savez-vous comment? Un jeune voyageur arrivant d'Afrique lui cherche une de ces querelles d’Allemand sous lesquelles il y a toujours une femme. « Serait-ce mon homme? » se dit le baron. — Il court chez sa danseuse, lui arrache la vérité, toulo la vérité : le cheval était, comme bien vous pensez, la moindre prodigalité d’un galant qui exploite une mine d’or. Pauvre baron! La belle achève sa confession en le mettant à la porte. Maintenant, peut-il se battre' pour elle? Il consulte ses amis. »