‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 30 sur 138 · LIONS F. T RENARDS · texte numérisé non relu

LIONS F. T RENARDS

est-ce rompre avec la vie? N’y a-t-il pas de milieu pour une jeune fille entre la servitude et la solitude?

D'ESTRIGAUD, U mirant.

Que voulez-vous 1 les préjugés se vengent quand on les brave.

CATHERINE

Il y en a qui sont dans leur droit; mais celui-là, celui qui 'oblige une fille à se marier comme on tire à la conscription, qui la claquemuro dans l'impossibilité de choisir tant qu’elle est libre et no l’admet au discernement qu’une fois engagée pour toujours au premier venu; en connaissez-vous un plus stupide, plus féroce, plus méprisable? Et les gens de cœur ne devraient-ils pas tendre la main à la téméraire qui ose le battre en brèche?

D'ESTRIGAUD.

Soyez sûre que tous les gens de cœur ne demanderaient, en effet, qu’à vous tendre la main.

CATHERINE, s'asseyant sur le canapé en équerre.

Qui les en empêche?

D’ESTRIGAUD.

La crainte d’être confondus par vous avec la tourbe des admirateurs intéressés.

CATHERINE

C’est donc qu’on me juge incapable do faire la différence?

d’estri GAUD.

Non, certes;... mais il y a des caractères ombrageux chez

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