‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 5 sur 138 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARIETTE, SIMON, époussetant le, meuble,.

S 1¥ O N, désignant le portrait.

Dites donc, mademoiselle Mariette, quel est ce paroissien en robe rouge?

U ARIETTE, as. Us sur le canapé A droite, le, bras croisés.

C’est un des ancêtres de mademoiselle, lo chancelier de

Birague, en son vivant garde des sceaux du roi Charles IX, il y a plus de cent ans. Vous voyez, monsieur Simon, que vous n'étes pas entré chez des gens d’hier.

SIMON

Ça me change. — Et cet autre particulier dans sa coquille de fer?...

MARIETTE

Ça n'est personne. C'est une armure des anciens temps que nous appelons monsieur, parce que mademoiselle dit quelquefois en plaisantant qu'il n’y aura jamais d'autre maitre dans la maison.

SIMON

Et pourquoi ne veut-elle pas se marier? Ce ne sont pas les épouseurs qui doivent lui manquer?

H ARIETTE, te lertnl.

Je vous en réponds I Mais elle serait bien bonne enfant de donner un maître à ses'écus; car un mari, ce n'est que cela.

SIMON

Il y a des fois... Mais, ordinairement, les demoiselles croient que c'est autre chose.

MARIETTE

Oui, mais il faut vous dire que mademoiselle n'a pas toujours éto riche comme elle est. Je l’ai connue avec six raille livres de rente pour toute fortune. Elle avait alors une simple chambre dans l'appartement du comte de Prévcnquière, son

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