‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 54 sur 138 · D’EST R IG AUD · texte numérisé non relu

D’EST R IG AUD

Quelle calomnie I Vous avez nié?

OCTAVIB.

Naturellement. Mais êtes-vous bien sûr qu'il no vous soit jamais échappé une parole imprudente?

d’ESTRIG AUD.

Jamais.

OCTAVIE

Pas même au champagne ? Interrogez bien votre mémoire. Je ne vous en voudrais pas; mais j'ai besoin de savoir à quoi m’en tenir là-dessus.

d'ESTRIG AUD.

Je n’ai que faire do m'interroger, ces hâbleries-là étant absolument antipathiques à mon caractère et à mes principes. Je les ai toujours tenues pour façons de croquant.

OCTAVIE

Si vous n’avez pas parlé, et je n’en doute plus, mon secret est entre les mains d’un homme bien dangereux... Je n'ose pas me demander comment il l’a découvert!

Qui est-ce ?

d'estrigaud.

OCTAVIE

Le vieux précepteur du petit vicomto Adhémar, que vous connaissez, je crois.

d’estricaud.

Le petii vicomte Adhémar? On l'a présenté à mon cercle.

M. de Sainte-Agathe est à Paris pour négocier ie mariage de son élève avec Calherine.

d’estricaud.

Ah I ah !

OCTA-VIE.

Il a déjà mis mon mari contre vous à ce point que je suis chargée de vous fermer poliment ma porte.

D’ESTRIGAUn.

Et vous me la fermez T

OCTAVIE

Jusqu’à nouvel ordre, du moins.

D'BSTRIG A UD.

Et vous passez à l'ennemi ?

OCTAVIE, nssisa sur le canapé h gauche.

Non. Mais ce bonhomme me fait peur... il tient ma considération entre ses mains, et j'ai lu dans ses yeux qu'il ne reculerait devant rien pour réussir.

d’ESTRIGAUD, .tehtnient.

Si ce n'est que cela... moi non plus.

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