‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 91 sur 138 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

CBA« PLION.

Deux cents louis, monsieur! vous êtes magnifique.

D ' E S T R tOA UD.

Je voudrais être assez riche pour prendre à votre expédition la part royale qu'y prend mademoiselle; mais, qui sait? je vous y demanderai peut-être la part du soldat.

CHAMP LION

Quoi! monsieur le baron, vous quitteriez Paris?

d’estrigaud.

Cela vous étonne? Ah! puissiez-vous ne jamais les connaître, les douleurs qui font do l’exil un refuge! Oui, cette vie de périls et d’aventures qui retrempe un homme, le réconcilie avec lui-même et lui rend sa propre estime..., voilà ce qu'il me faut.

CAJH URINE, A pnrt

Ah! je comprends.

CIIAMPL10N.

Sa propre estime?

d’ estrigaud.

A'e vous méprenez pas, monsieur; lo compagnon que je vous offre n’a pas forfait à l’honneur. Et pourquoi no vous le dirais-je pas? J’ai ou le malheur de méconnaître et d'offenser une femme digne de tout mon amour et de tout mon respect.

Monsieur...

CUAMPL10X, viol n.'.

D * E ST n I G A U l>.

Que feriez-vous il ma place?

CHASf PLIOX.

Je l’ignore, n’ayant jamais eu ce malheur-là: mais il me semble que j’implorerais mon pardon.

n’KST RIQACD.

El si elle ne voulait po3 vous entendre? si elle se retirait quand vous paraissez? si elle mettait un mur do glace entre elle et votre désespoir?

CIIAHPLION.

Il n’est pas do ressentiment que ne désarme un repentir sincère.

d’estiucaüd.

Ah! vous ne doutez pas, vous, delà sincérité de mes remords'.

CHA3IPI.ION.

Il est difficile d'en douter devant la résolution qu’ils vous inspirent.

D’ESTIIIGAVD, Int montrant Catherin*.

Diles-le-lui donct

Cil AM P Ll ON.

C'est mademoiselle?. -

Page 1