‹ Lipoïdes et paratoxineChapitre 12 sur 15 · ACTION CERTAINE DE LA PARATOXINE · texte numérisé non relu

ACTION CERTAINE DE LA PARATOXINE

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La paratoxine a presque toujours été employée seule à l’exclusion de tôut autre agent thérapeutique ; les malades traités restaient placés dans leurs conditions habituelles, certains continuaient leur travail et nous nous sommes toujours contenté de leur indiquer les règles d’une bonne liygiène.

Malgré cela, on peut toujours se demander si les cas heureux que nous signalons ne sont pas l’effet d’un pur hasard ;t si nous ne sommes pas tombé sur une longue série de cas îssentiellement favorables.

Une pareille hypothèse ne résiste pas à l’examen des faits. Tout d’abord nous lui opposons le très grand nombre de cas tméliorés ou guéris par la paratoxine. En second lieu, nous i joutons que ces bons résultats ont été obtenus non seulement aar nous, mais par beaucoup d’autres médecins. En troisième ieu, nous signalons que certains de nos malades avaient été. intérieurement à la paratoxine, soignés par les méthodes îabituelles de traitement et cela sans en retirer aucun bénéfice tandis que notre médication leur donnait d’excellents ’ésullats. En voici un exemple :

D... Fernand, 23 ans, se présente à notre examen en avril 1909. Il i toujours été bien portant jusqu’en 1905, époque à laquelle il fit me pleurésie avec épanchement à gauche, et quelques mois plus ardune hémoptysie qui ne se reproduisit pas. En 1907, D... passe e conseil de révision, il est accepté et commence son service miliaire quelques mois plus tard. En mai 1908, il éprouve des malaises /agues, il s’enrhume au moindre froid, se sent faible, sans appétit, iprouve des frissons et sue facilement pendant la nuit. Il se fait

porter malade, on le met en observation et on le réforme en juif let 1908. A cette époque, il était très amaigri, ne mangeait presque plus, toussait fréquemment et crachait beaucoup. Sa famille le fai soigner dans la banlieue de Paris, où elle habitait alors, puis cons tatant que le malade ne s’améliorait pas, elle l’envoie en pleim campagne. Aucun mieux ne se produit, malgré un séjour de cim mois, et sa famille s’étant fixée à Lille, je le vois en avril 1909.

L’amaigrissement est très accusé, le poids est tombé de 70 : 48 kilos, les forces ont disparu, l’appétit est nul, la dyspnée est trè accusée, le pouls bat à 120, la température monteà39°5. Le poumor droit présente une volumineuse caverne au sommet et des craque ments humides disséminés dans toute la hauteur, sauf à l’extrêm base. A gauche existent au sommet des râles humides. L’expectora tion est abondante, purulente, bacillifère. Sans grande confiance e cédant aux vives sollicitations de la mère, je soumets le malade au piqûres quotidiennes de paratoxine à la dose de un à trois centi mètres cubes et aux injections laryngées bihebdomadaires d< cinq centimètres cubes.

Le 20 avril, c’est-à-dire après douze jours de traitement, lafièvr est moins forte, le pouls bat à 96, les râles humides sont moin accusés, l’expectoration moins abondante. D... se sent moins faible il mange un peu.

Le 14 mai, le poids est monté à 49 kilos 1/2, la température, es de 38°8,le pouls à 96. L’appétit est bon, les sueurs moins fréquentes A droite, le gargouillement est moins fort et les craquements moin nombreux; à gauche état stationnaire.

Le 21 juin, poids 52 kilos, température 38°, pouls 88. État généra) bon, toux moins fréquente, dyspnée moins forte. A gauche, les râle humides ont pris un timbre sec ; à droite les craquements devien nent de moins en moins nombreux.

Le 28 juillet, poids 56 kilos 1/2, température 37°, 2, pouls 80. Eta général bon, dyspnée très amoindrie, état physique station naire.

Le 23 août, poids 57 kilos, température 37°4, pouls 84. Etat généra bon ; diminution des craquements à droite ; modification trè notable de l’expectoration, qui est moins abondante et moin purulente.

Le 8 octobre, poids 62 kilos, température 37°, pouls 80. Eta général bon. Les craquements ont disparu, on ne perçoit plus qu

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des signes d’induration aux deux sommets.

Le 3 décembre, poids 65 kilos 1/2, température 36°8, pouls 82. Les forces sont revenues, l’appétit est très régulier, le sommeil facile et sans sueurs. A l’examen physique, on trouve de la matité, une exagération des vibrations, une inspiration soufflante et une expiration prolongée, ces signes existent des deux côtés et sont plus accusés à droite qu’à gauche.

Cette observation est particulièrement démonstrative de l’efficacité de la paratoxine. Elle montre bien qu’un malade, soumis à différentes médications sans aucun résultat, et arrivé malgré. elles à un état très précaire, a pu s’améliorer grâce aux injections de paratoxine à hautes doses.

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