EST
faire penser à une tumeur adipeuse, c’est seulement en palpant le lipome que le médecin peut apprécier ces caractères. Au travers de la peau sa texture peut être nettement perçue avec ses lobulations caractéristiques. Le plus souvent, il donne l'impression d’une masse molle, fluctuante. Pour percevoir cette pseudo-fluctuation, Broca conseille de pratiquer la manœuvre classique dans le sens de la largeur et de la longueur; l’étude comparative permet de voir que la fausse fluctuation se fait très rarement sentir également dans toute les directions. On a songé aussi à solidifier la graisse par des applications de glace pour earactériser la nature de la tumeur. Mais tous les lipomes ne présentent pas cette consistance molle et élastique due à la diffluence plus ou moins grande du tissu adipeux; certains ont une consistance dure par la présence de tissu fibreux, en abondance dans leur stroma. Elasticité et résistance, mollesse et fluctuation, tels sont les deux termes entre lesquels variera la consistance du lipome intermusculaire.
L’exploration digitale permet encore de reconnaître les limites du néoplasme enserré dans sa capsule, ses rapports avec les tissus voisins, ses adhérences. Le plus souvent il est, nous l’avons vu, indépendant, bien isolé par son enveloppe. Certains auteurs recherchent la crépitation ou « collision crépitante » perçue par l’ouie et mieux par le toucher; nous n’en avons trouvé mention dans aucune observation.
L'indépendance du lipome permet de le mobiliser dans sa loge : il se laisse déplacer, surtout tranversalement, au milieu des muscles relâchés, lorsque le mem-