NOR
Ce pourcentage des blessures de la face, dans la guerre qui vient de prendre fin, est bien plus fort que celui des blessures de la face dans les guerres précédentes, comme le font ressortir les statistiques suivantes
Indications des guerr. s Total des cas Pourcent.par rappor debless.de la face auchif.tot. des bless
GUCREAeNSECESSLON ES ne see 1.190 0,9 Guerre de 1870. Statis. franç. 672 O,81 » » Statist. allem. 860 0,86 . Guerre russo-turque (1) ...... 290 DT Guerre gréco-turque (2), guerre STÉCO-DUITATE SR eee 118 0,85
Guerre russo-japonaise : Pas de statistique précise, mais les blessures de la face et des yeux furent très fréquentes (3).
De cette fréquence si grande des blessures de la face, il résulte que le globe oculaire est particulièrement exposé et qu’un éclat bien petit, minime qui ne ferait ailleurs qu’une blessure insignifiante, peut, en contusionnant l'œil ou en frappant les régions périoculaires, causer de graves désordres.
Ginestous a étudié la fréquence des blessures oculaires dans la guerre 191-1918, et a trouvé Îles résultats suivants pour un centre.
(x) PasserA, médecin militaire de l’armée italienne. — « Les traumatismes oculaires dans l’armée », Navarre, 1915. (2) CosmetraTos, d'Athènes. — Les blessures des veux pen-
dant les deux dernières guerres gréco-turque et gréco-bulgare. Annales d'Oculistique, 1914.
(3) MariGxow, cité par le P' Apam, de Berlin. — Tésions de lPœil à la guerre, novembre 1914.
Pa
ANT er
De la mobilisation au 1” décembre 1915, il a été proposé par la Commission de réforme d'Angers :
Retraites pour toutes causes....,......,... 326
Retraites pour affections oculaires. ........ 116 soit 35,5 %
Réformes N° 1 pour toutes causes.......... 144
Réformes pour affections oculaires. ........ gr soit 6,2 % Au total :
Retraites + Réformes N° 1 pour toutes causes. 470 Retraites + Réformes N° 1 p' affect. oculaires. 125 soit 26,5 %
Comime on peut s’en rendre compte, le pourcentage des retraites et réformes N° 1, pour affections oculaires par rapport aux retraites et réformes N° 1 pour toutes causes, est très élevé.
Nous avons compulsé les documents offerts par les registres des divers services du Centre ophtalmologique qu'a dirigé notre maître, le Professeur Rollet, tant registres des expertises médico-légales que registres des blessés oculaires militaires, hospitalisés ou venant à la consultation externe. Sur la totalité des cas recueillis dans ces services, depuis le mois d'août 1914 jusqu'au 30 avril 1919, cas qui se montent au chiffre formidable de 32.312 (dont 61.163 consultants et 11.149 hospitalisés) et, sur un ensemble de 4.744 expertises médico-légales militaires, nous avons relevé
5 cas d’iridodialyse totale ou subtotale, avec intégrité du globe.
19 cas d'iridodialyse large ou d’hémidésinsertion
irienne.
Up
13 cas d'iridodialyse, petite, limitée.
Soil, au total, 37 cas d’iridodialyse sans plaie du globe sur 4.744 expertises médico-légales, soit un pourcentage de 0,78.
Nous avons recueilli, sur ces 37 observations d'iridodialyse : à
7 cas d'iridodialyse pure.
- 4 cas d'iridodialyse associée à des troubles des milieux.
S cas d'iridodialvse associée à des troubles du cristallin.
1i Cas d’iridodialyse associée à des troubles de la rétine et de la choroïde.
7 cas d’iridodialyse associée à des lésions multiples de la rétine, de la choroïde, du cristallin et des milieux.
Dans ce nombre, nous ne comprenons pas, évidemment, les lésions d’iridodialyse produites par des corps étrangers intra-oculaires.
Les Ilésions qui nous intéressent sont souvent minimes, mais par leur importance au point de vue visuel, elles méritent de tenir une place dans Ja pathologie oculaire de guerre.
Tous les projectiles, tous les agents mécaniques destructeurs employés dans la guerre moderne, sont capables de produire sur le globe oculaire des lésions de contusion intéressant l'iris, sans plaie, soit qu‘is atteignent directement le globe ou qu'ils Patteignent à travers les paupières fermées : CONTUSION DIRECTE (immédiate où médiate) du globe, soit qu'ils frap-