‹ L’IridodialyseChapitre 21 sur 42 · METTRE · texte numérisé non relu

METTRE

Le 17 février 1909, un jeune homme de 16 ans était avec quatre autres ouvriers, lorsqu'une cartouche de dynamite fit explosion au milieu d'eux. |

L'un fut tué, deux autres que je soigne en ce moment, devinrent sourds et aveugles sur le coup, par perforation des globes oculaires ; un troisième, projeté dans un baquet d’eau, n’eut aucun mal.

Enfin le dernier que voici, ne présente qu'une lésion infime . Caractérisée par une petite iridodialyse et présentant, sous la forme d’un petit trou, une véritable pupille au niveau de la grande circonférence de l'iris.

L'intérêt de ce cas consiste dans le mécanisme rnême par lequel s’est produite l’iridodialyse. On ne relève sur cet œil aucune trace de violence, l’intérieur est absolument sain. Il ne semble pas y avoir eu le moindre vestige d’hyphéma ; l’acuité visuelle est excellente.

La conclusion à tirer de là est qu’il n’y a nul besoin, pour qu'un arrachement se produise à la base de l'iris, d’un traumatisme violent sur le globe. Il faut invoquer un autre mécanisme, probablement un contraction violente autant que brusque du sphincter irien.

Cette observation est intéressante au point de vue du mécanisme de Firidodialyse et de l'agent traumatisant qu'il faut incriminer ; elle se trouve bien voisine, en effet, de quelques-unes, recueillies pendant la guerre, et que nous donnons à la fin de ce travail (comparer, par exemple, avec l'Obs. n° XIV R... Pierre, « Large iridodialyse sans autre lésion oculaire, par éclatement proche d'obus. »)

Deux autres observations ont été prises dans Île service du Professeur Rollet, à l'Hôtel-Dieu de Lyon, et datent, l’une de 1915, l’autre de 1972.

EG

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