‹ L’IridodialyseChapitre 23 sur 42 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

[RIDoDrALYSE TRAUMATIQUE

B... Marcel, 52 ans, marchand forain à Saint-S..., 23 octobre 1912. N° 19.729.

Coup de poing américain sur l’œil gauche, il y a trois semaines. Décollement de l'iris à son bord périphérique.

Voilà ce qui concerne la pratique civile. Si maintenant, nous envisageons les cas d’iridodialyse dans les guerres antérieures à celle de 1911-1918, cette lésion oculaire semble inconnue dans la guerre franco-allemande de 1850-1871 ; la littérature médicale française, en effet, n’en relate aucun cas, pas plus, du reste, que les journaux médicaux allemands; ces derniers mentionnent, toutefois, un certain nombre de cas concernant des blessures qui, tout en laissant le globe oculaire intact, occasionnent de graves désordres dans les membranes profondes de l’œil.

Pendant les conflits balkaniques (guerre gréco-

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turque dont le théâtre des opérations fut PEpire, pays rocailleux el très inontagneux), le D° Cosmetta- tos, d'Athènes, chargé d'un service de blessés oculaires, observa dans son hôpital de Prevesa, un cas d'iridodialyse du segment inféro-externe de l'iris gauche, produite par un coup de pierre et compli- quée d’une cataracte traurmatique qui se résorba. Les lésions guérirent sans complications par résorption des masses cristalliniennes et rétablissement pertes de la vision. ;

Le Professeur Adam, de Berlin, qui, pendant la guerre des Balkans, était médecin directeur du service d'Ophtalmologie de Belgrade, a noté dans son livre publié en novembre 1914 : « Lésions de l’œil à . la guerre et leur traitement », que, dans les lésions palpébrales, une lésion insignifiante en apparence des paupières, pouvait coïncider avec de graves désordres du globe (lésions iriennes, iridodialyse, rigidité pupillaires, etc.). Il en esquisse le mécanisme, il étudie fort rapidement l’action explosive des projectiles sur l'orbite, l'augmentation de pression due à l'éclatement de ces derniers ; enfin, il effleure seulement, plutôt qu'il ne les passe en revue, les lésions oculaires qu'il a observées parmi lesquelles l’iridodialyse.

Au début de la grande guerre, en novembre 1914, les D Abadie (d'Oran) et Monnet, avaient publié une observation où une balle de schrapnel, après avoir fourni une course rectiligne et longue et être venue se loger dans l'articulation temporo-maxillaire, avait provoqué une iridodialyse typique en traversant l’or-

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