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AVANT-PROPOS

Au moment de consacrer la fin de nos études de médecine par la soutenance de notre thèse inaugurale, que la grande tourmente qui vient de s’éteindre a retardée de plus de quatre ans, nous tenons à inscrire aux premières pages de ce travail le nom de ceux qui nous ont témoigné de la bienveillance et de l'amitié au cours de nos études.

Nous ne saurions tout d'abord oublier nos maîtres du Collège de Langres qui ont guidé nos premiers pas dans notre vie intellectuelle et nous ont donné l'instruction générale qui nous a permis d’aborder la médecine ; que ces maîtres reçoivent, ici, l'hommage de notre reconnaissance.

C’est à Nancy que nous avons fait nos deux premières années de doctorat ; aussi, nous prions les professeurs Gross, Bouin, Ancel, Collin, Lucien d’être assurés de l’excellent souvenir que nous gardons de leur enseignement ; à M. le professeur de. chimie médicale Garnier, qui nous reçut dans son laboratoire : à M. le professeur agrégé Robert, qui s’y

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ÉVET RE ; au D' Paysant qui fut un excellent ami, nous tenons d'adresser tous nos sentiments de vive reconnaissance. Ru Durant notre séjour à la Faculté de Lyon, séjour interrompu par la guerre, nous avons apprécié les enseignements de nos maîtres ; mais nous voulons, ici, exprimer nos sentiments de*profonde gratitude d’abord à MM. les Professeurs agrégés Leriche, Thévenot (Léon-Policard), pour le grand honneur qu’ils

est toujours montré plein de cordialité pour nous ;

nous ont fait en acceptant d’être nos juges pour notre thèse : puis à ceux qui nous ont montré une amitié bienveillante et nous ont si aimablement fait profiter de leur expérience, au cours de nos études. MM. le Professeur agrégé Voron ; le D’ Lyonnet, ancien inédecin des hôpitaux ; le D’ Rebattu, chef de clinique médicale ; le D° Genêt ; le D’ Bussy, chef de clinique ophtalmologique.

Nous devons à notre maître, M. le Professeur E. Rollet, le choix et l’inspiration de ce sujet, ainsi que la faculté d'en avoir pu approfondir quelque peu létude. Nous le remercions bien vivement. Il nous avait déjà fait un cordial accueil dans son service avant la guerre durant l’année 1914 : qu'il soit assuré de toute notre respectueuse et profonde reconnaissance pour la bienveillance qu'il a témoigné à notre égard, les inestimables leçons et les sages conseils qu'il n’a cessé de nous donner au cours de nos études et surtout à notre retour des armées.

Pendant nos cinquante-quatre mois de campagne avec le 26° régiment d'infanterie, nous avons pu

apprécier fe bonté de nos chets, et nous nous som-. Crnes. efforcés de. mériter l'estime et l'affection qu ils ont eu pour nous. Envers les colonels Collin, Salles, Brau — les médecins- -Majors Viry, Mélot, de Lagoa- -nère, — les chefs de bataillon Baujean, Vannier, Boin — l’aumônier Martin, qui nous ont comblé de délicates attentions en des moments difficiles, nous avons contracté une éternelle dette de reconnaissance ; nous ne pourrons jamais assez les assurer de notre affectueuse gratitude.

Notre pensée, fortifiée par de nombreux a si vivaces qu'ils ne pourront jamais subir l’outrage : des temps, va souvent vers nos aînés, qui nous ont guidé et nous ont procuré à la fois aide et réconfort dans cette guerre ; vers nos camarades avec lesquels nous avons partagé au cours de la campagne, dangers, souffrances et joies, peu nombreuses, c’est vrai! mais combien douces ! Rien ne pourra briser le solide .chaînon de l’amitié qui nous lie à Ceux avec qui nous avons vécu ces heures pleines d'angoisse de la grande guerre : MM. les majors Lacronique, Ravel, Richard’ capitaines Cottenet, Bohl, Pouard ; lieutenants Auboin, Dorling, Kling, Bachelier ; D° Georgeot, notre ancien médecin auxiliaire, dont nous conserverons toujours un affectueux souvenir. Nous ferions preuve d’ingratitude, si nous n’associions pas dans cette pensée les infirmiers et brancardiers du 3° bataillon du 26° R. I. auquel nous avons appartenu pendant cinquante-quatre mois. Nous dédions ce travail à tous ceux qui nous ont connu ; ils voudront bien se reconnaître dans cette dédicace.

Rire

C'est avec une bien vive émotion que nous tenons à saluer, ici, ceux de nos chefs et de nos camarades tombés au champ d'honneur ; la liste en serait vraiment trop longue à donner ici, mais notre cœur, mieux que le papier, garde fidèlement et pieusement leurs noms et leur souvenir.

Qu'il nous soit encore permis de remplir un devoir plus intime et qui nous est bien cher au cœur. Nous nous inclinons respectueusement et affectueusement devant la mémoire de notre père tombé face à l’ennemi, aux premiers jours de la guerre, en interdisant à l'Allemand envahisseur l’accès du sol de la Patrie ; de notre bonne marraine si brutalement ravie à l’affection des siens; — nous nous inclinons aussi devant les noms de notre grand-mère et de notre mère, si douloureusement éprouvée, que nous avons toujours : rencontrées près de nous et dont le dévouement ne nous fît jamais défaut ;: — de notre cousin J. Lechantre, ingénieur E. P., à qui nous disons ici toute notre reconnaissance pour son inlassable bonté à notre égard.

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