‹ L’IridodialyseChapitre 8 sur 42 · TO NES · texte numérisé non relu

TO NES

l'angle irido-cornéen que l’on donne le nom de Ligament pectiné. Examiné sur une coupe méridisime de l'œil, le ligament pecuné s’élargit progressivement au fur et à mesure qu'il s'éloigne de la cornée, de telle sorte qu’il représente dans son ensemble une sorte de triangle curviligne dont le sommet est dirigé en avant, la base en arrière. Son sommet se confond avec l’anneau de Dôllinger dont il émane ; sa base répond à la circonférence de l'iris ou, plutôt, à la ligne de réunion de cette circonférence avec la zone ciliaire ; sa face externe convexe répond tout d’abord aux fibres radiées du muscle ciliaire et, plus loin, aux faisceaux annulaires de ce muscle. Sa face interne concave forme avec l’angle irido-cornéen un angle ou angle de la chambre antérieure. Sur cette face, le ligament pectiné se trouve tapissé par une couche de cellules épithéliales qui se continuent d’une part, en avant, avec les cellules postérieures de la cornée ; d’autre part, en arrière, ave les cellules antérieures de l'iris. Au point de. vue structural, le ligament pectiné se compose essentiellement de faisceaux fibrillaires s’anastomosant entre eux suivant les modalités les plus diverses et formant ainsi un vaste réseau à mailles très irrégulières dans leurs formes et leurs dimensions. Entre les travées constitutives de ce réseau se trouvent des espaces, dits de Fontana, très irréguliers, s’ouvrant probablement en avant dans le canal de Schlemim et communiquant largement en arrière avec les espaces lymphatiques de l'iris et la chambre antérieure ;

le Tigament pectiné, dans son ensemble peut donc

£ — 19 — être envisagé (puisque ces espaces sont toujours pleins) comme une sorte d’éponge constamment imbibée d'humeur aqueuse : Ligament pectiné, ligament suspenseur de l'iris, système trabéculaire scléro-cornéen sont donc trois termes synonymes.

Mais ce système trabéculaire constituant le ligament pectiné très développé chez les quadrupèdes, l'embryon et le fœtus humain n’est chez l’homme qu'à l’état rudimentaire.

Nous pouvons donc résumer cette étude de l’insertion de l'iris, en disant que la grande circonférence de l'iris est maintenue en position.

* D'abord par la continuité de son tissu conjonc- tif avec celui qui entre dans la constitution du muscle ciliaire ; | 2° Ensuite, par les nombreux vaisseaux qui, de la face postérieure du muscle ciliaire, pénètrent dans le tissu propre de l'iris ;

3° Enfin, accessoirement par les prolongements du ligament pectiné de Huëck qui se portent de l'anneau tendineux de Dôllinger sur la face antérieure de l'iris. |

Si nous envisageons l'iris au point de vue structure, nous voyons que cette membrane est formée d’un tissu conjonctif spongieux et délicat, qui contient des cellules pigmentaires et ramifiées, des fibres musculaires et une certaine quantité de vaisseaux et de nerfs : il est recouvert, en avant, par l’endothélium et, en arrière, par la membrane limitante postérieure et les couches pigmentaires rétiniennes.

C’est en partie du pigment des cellules du stroma

iridien, lequel est variable, et en partie de celui des couches rétintrennes, lequel est constant, que dépend la couleur de l'iris. re

Le fissu musculaire où « sphincter pupillæ », forme une bande étroite, large d'environ un millimètre, située au niveau du bord postérieur de la pupille qu’elle entoure circulairement; elle est innervée par la troisième paire. La membrane limitante postérieure est constituée d’un tissw conjonctif muqueux. C’est une formation myo-épithéliale résultant de l’accolement en nappe des cellules qui constituent l’épithélium pigmentaire : C’est luvée épithélial qui s’est ainsi différencié.

La surface postérieure de l'iris est recouverte par deux couches de cellules pigmentaires qui constituent la Couche uvéale ; celle-ci contourne légèrement le bord libre en formant des franges noires au bord de la pupille.

Les vaisseaux de l'iris proviennent de deux branches de l’ophtalmique appelées artères ciliaires longues postérieures, chaque artère se divise en une branche supérieure et une inférieure; celles-ci s’anastomosent avec les vaisseaux correspondants du côté opposé et avec les artères ciliaires antérieures, formant un anneau vasculaire situé exactement derrière le bord adhérent de l'iris. C’est le grand cercle vasculaire de l'iris qui donne des branches à l'iris, ainsi qu’au corps ciliaire. Les branches iriennes convergent vers la pupille et forment à cet endroit, par anastomoses, un cercle vasculaire plus petit. Les veines de l'iris présentent la même distribution que

les artères précédemment décrites ; elles communiquent, en outre, probablement avec le canal de Schlemm et se jettent surtout en arrière, dans les « Venœ vorticosæ ».

Les nerfs proviennent du plexus situé dans le corps ciliaire, ils sont issus de la troisième paire, de la branche nasale de l’ophtalmique et du sympathique. cs

Pour être aussi complet que possible, disons quelques mots de la physiologie de liris, qu'il faut envisager comme un organe de structure complexe, siège de phénomènes nerveux, vasculaires et musculaires.

Normalement, la sensibilité de Viris est peu développée, mais si l’on opère une traction même faible sur les insertions de la membrane, cette traction donne lieu à uñe légère douleur qui devient très vive s’il y a arrachement de l'iris ou si l’on tente de rompre par traction les synéchies anciennes.

Quant aux mouvements de l'iris, ils sont de deux ordres : r° Les uns produits par les éléments même de la membrane, qui se traduisent par des variations du diamètre pupillaire ; 2° les autres, passifs, ne sont que déplacements du diaphragme sous l'influence des modifications subies par le cristallin pendant l'accomodation. L'iris serait ainsi un draphragme dosant la quantité de rayons tombant sur la périphérie du cristallin et jouerait ainsi un rôle dans l’adaptation de l’œil aux distances.

Ces mouvements de l'iris se réduisent à des mouvements de contraction et de relâchement pupillaires. Ïls sont réflexes et se produisent sous l'influence

de la fumière, de l’accommodation, de la convergence et de la douleur. Le réflexe lumineux est exclusivement réflexe ; celui de l’accommodation et de la convergence est plutôt un mouvement subconscient et peut être indirectement produit sous l'influence de la volonté. Pathologiquement, ces deux ordres de réflexes peuvent être quelquefois dissociés ; enfin, ces réflexes sont consensuels : le réflexe d’un côté s’exerçant en même temps du côté Opposé.

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